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L’impact carbone sur le climat du Pentagone, autant que 140 nations...



Un pays et son armée gros pollueurs de l’Histoire tournent le dos aux conventions.


dimanche 18 août 2019
par Azouz Benhocine


Les sources qui accélèrent le réchauffement climatique sont traquées par les militants et les scientifiques. Peu d’activités sur la Terre sont aussi catastrophiques pour l’environnement que la guerre. La demande du Pentagone en carburants liquides est la première du Monde. Sa réduction significative, doit déjà être faite à son budget pour briser sa capacité à mener des guerres.

Voir en ligne : Notre dossier USA & Etats-Unis

Les Etats-Unis regardent le changement climatique comme un multiplicateur de la menace qui les vise. C’est plus une incrimination qui exacerbe les risques qu’ils soient visés par des menaces. L’armée américains a investi dans le développement de sources d’énergie alternatives telles que les biocarburants. Mais celles-ci ne représentent qu’une infime fraction des dépenses en carburants. Et consistent à trouver l’alternative en cas de pénuries.

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De quoi dénoncer les institutions et les Etats qui émettent le mal, mais principalement des preuves crédibles peuvent étayer cette atteinte à l’environnement commun à l’humanité. C’est ainsi qu’est apparue une étude qui incrimine l’armée des Etats-Unis comme pollueur potentiel. S’il doit être mis hors d’état de nuire, il est vraiment impossible d’arrêter la 1ère puissance...

Cette étude, regarder ICI, est basée sur des données extraites de multiples demandes de la « Freedom of Information Act » adressées à la US Defence Logistics Agency. Cette dernière est l’agence administrative massive chargée de gérer les chaînes d’approvisionnement de l’armée américaine, y compris ses achats et sa distribution d’hydrocarbures.

La production d’électricité renouvelable sur des bases, a été augmentée remarquent les militaires concernés. Mais leur groupe reste est toujours le plus gros consommateur institutionnel d’hydrocarbures au monde. Car il reste encore dépendant des systèmes d’armes à base d’hydrocarbures pour les années à venir. Tous les aéronefs et navires de guerre américains plus nombreux qu’ailleurs sont ainsi.

Mais comment empêcher les USA de jouer à la guerre ? Même avec ce sujet prépondérant du changement climatique dans la campagne de l’élection présidentielle de 2020, politiquement il n’y a que peu de concessions. Il faut casser de vastes pans de l’appareil militaire de la nation qui intervient en créant des crises militarisées. Ce qui a une double efficacité. Avec moins de conflits, on obtient l’effet en carbone qui doit être qualifié par les traités internationaux sur le climat.

- L’alerte du GIEC sur l’effet de l’alimentation sur le changement climatique. 9 août 2019

En réalité, ce sont toutes les guerres sont à l’origine de la pollution néfaste à la planète et les coûts sont souvent cachés en matière de carbone émis, sans vraiment des interpellations dans ce sens. Selon nombreuses couvertures de presse sur le sujet qui a été révélé le 19 juin dernier, la machine de guerre des Etats-Unis émet à elle seule, l’équivalent de 140 pays.

Le discours de l’actuel locataire de Maison Blanche, qui n’est guère extraordinaire par rapport à tous ses prédécesseurs, indique la même politique, aussi bien pour les conflits que les émissions des gaz nocifs. L’argent dépensé pour l’achat et la distribution de carburant à travers l’empire américain pourrait plutôt être utilisé comme dividende de la paix, sans même financer un Green New Deal. Mais éviter d’être comme auparavant.

Le vaste réseau des équipements du Pentagone, répartis partout dans le monde ne peut être rationnalisé. Un arsenal inestimable qui se de porte-conteneurs, de camions, d’avions et de cargos prêts à fournir toutes les opérations, dont des bombes dangreuses. Même l’aide humanitaire consomme les hydrocarbures, comme tous les autres moyens...

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