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L’expérience de l’aéroport de Gatwick en Angleterre alerte sur le risque d’incontrôlables drones

La technologie à portée du terrorisme : demain des objets volants...

jeudi 27 décembre 2018
par Hugo Mastréo


Dans l’éventail complexe des menaces qui enfreignent à la sécurité, celle des drones est la plus émergente. Elle renferme la progression des armes avec la technologie. Les 3 jours de chaos à l’aéroport de Gatwick en Angleterre a finalement débouché à la récupération d’un appareil détruit et l’arrestation d’un couple, sur la base de soupçons, qui a été libéré. Mais la question des pertes de l’aviation civile, pour ce cas, reste posée. Aussi plus amplement, avec cette expérience, un acteur ayant des capacités et une intention de nuire avec des actions venant du ciel, ce qui était les détournements d’avions par le passé comme le fameux 11/09/2001, a maintenant la palette de pouvoir téléguider divers matériels...

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Au total plus de 1 000 vols ont été annulés ou détournés pendant les trois jours où les services de sécurité se sont accordés à l’indécision devant le risque. La piste a été visitée plus de 40 fois par des drones, dont personne n’a pu identifier la provenance ainsi que comprendre leurs motivations. Alors qu’ils étaient assez proches du site d’envol et des avions de voyages civils. Certains législateurs ont critiqué la réponse des autorités. Ils se demandent encore : pourquoi la police n’a pas abattu l’appareil ?

La seule initiative connue avoir été prise par les responsables, lors de ces circonstances angoissantes qui ont commencé le 19 décembre et pris fin à la veille de la fête de Noël 2018, est que l’aéroport a annoncé qu’il offrait une récompense de 63 000 dollars pour des informations menant à « ... l’arrestation et à la condamnation des responsables ».

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Les faits se résument à 2 drones bloquent 100 000 passagers. Ils ont joué au cache-cache avec les moyens de riposte à leur présence jugée périlleuse. Résultat : un couple marié, originaire de Crawley, juste au sud de l’aéroport, a été arrêté. Lequel a été très coopératif avec les enquêteurs qui ont été vie convaincu que les deux personnes, amateurs de drones, ne sont pas des suspects.

D’emblée il faut le dire, pour donner du contexte à ce sujet, la sécurité est plus difficile à assurer dans des pays moins développés. Le GAO (Government Accountability Office), l’équivalent de la Cour des comptes, est l’organisme d’audit, du Congrès américain, chargé du contrôle des comptes publics, a fourni un rapport (Lire ICI)en 2 versions. L’une publique et l’autre classifiée, afin de comprendre le spectre menaçant, des nouveaux objets volants et en conséquences déclencher des mesures de défense…

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Avec la nouvelle technologie des drones, rien de rassurant en matière de sécurité. Le terrorisme, comme conflit politique mondialisé, est aux premières loges, pour mener des attaques avec ces appareils télécommandés. Du moins tous les soupçons envers toutes les délinquances, notamment celles des groupes aux idéologies criminalisées, chercheront à faire usage de ces machines volantes, pour mener leurs actions militarisées.

Les Etats développés sont devant la hausse du nombre et la propagation de ces aéronefs. Ils trouvent que les menaces sont plus que jamais dangereuses et imprévisibles. Par exemple, des attaques contre des centrales nucléaires ou des bases militaires, sont plausibles. Ces deux types de sites peuvent être explosifs, du fait qu’ils stockent des matières déflagrantes pouvant causer d’énormes dégâts.

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Dernièrement l’aéroport de Gatwick a mis en lumière cette vulnérabilité, qui a pour motivation d’un éminent péril. Car il était impossible d’identifier la provenance des engins ainsi que leur objectif. Le chaos a touché plus de 140 000 passagers, avec des répercussions sur le Monde entier, suite aux retards enregistrés pour des vols qui piègent, pour leurs annulations, les attentes à leurs destinations.

Les responsables ont préféré fermer l’aéroport, craignant qu’un drone arrive à provoquer un accident mortel d’un avion avec des passagers à bord. Le drone pouvait se projeter contre les fenêtres « hublots » pour mieux pulvériser sa cible. Ou en se faisant aspirer par un moteur afin, il déclencherait un accident désastreux qui, au stade du décollage, toucherait aussi les environnements géographiques de l’aéroport où vivent et activent d’autres populations.

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