POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Cocasse crise à l’assemblée algérienne, les rentiers et la cotation au 5ème règne...

Un fléau se réveille au moment où la constitution est bafouée, les cris pour de gros chèques !

lundi 8 octobre 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


Aucune communication crédible pour la crise parlementaire, qui a commencé dès septembre et termine la 1ère semaine d’octobre 2018, en Algérie. Le président de l’assemblée contesté, sans que vraiment s’explique le bras de fer. Renverser les tables, les chefs de groupes reprochent au président de l’ANP d’avoir congédié le comptable ordonnateur de frais sur le budget de l’appareil... Personne n’a les noms des députés qui se révoltent contre le président, l’affaire est tellement louche que personne n’a une meilleure idée !

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

C’est à l’image de la pseudo-démocratie dont se targuent les responsables du pays. Pareillement pour les opposants qui renient leur propre liberté que des convictions opportunistes enveloppent et trahissent. L’Algérie est gouvernée par des "tuteurs historiques" qui peinent à convaincre de leur sincérité, tant leur avidité du pouvoir, s’aveugle à réduire la politique en une chimère...

- L’enthousiasme dantesque lors de la campagne des législatives 2017 d’Algérie 10 avril 2017

Le désaveu du président de l’assemblée algérienne, Saïd Bouhadja dont la résistance est en déroute, donne lieu à de vagues spéculations. L’intrigue où se déchirent tous les rentiers qui plombent l’alternance, est une brutalité contre la société. Elle se résume aussi aux revenus des élus, de leurs amis au sein et en dehors de l’hémicycle, ainsi que de l’entourage de ceux ayant les doigts dans l’engrenage...

On pensait que la confusion est une mauvaise interprétation causée par l’incompétence des médias et de leurs journalistes. Comme ce fut pour le sujet obscur de la liquidation massive des hauts officiers de l’armée, à la veille de la convoitise d’un 5ème mandat pour Bouteflika. Il n’est pas finalement le seul conflit incompréhensible aux experts, plutôt distraits malgré l’inconfort... Voilà que surgit l’affaire du président de l’APN (Assemblée Nationale) qui ne remet pas sa démission, après bien d’une semaine de tergiversations subtiles dans les animosités !

Il a même avoir changé d’avis, à en croire des fuites dont se sont faits auteurs certains députés qui l’ont contré. Dimanche, 7 octobre en après-midi il est encore dans son bureau, alors que notre rédaction travaille sur ce sujet, les volte-faces et les reniements. Les mêmes élus qui ont poussé à une situation de blocage indéchiffrable, veulent plus et davantage. Alors s’ils la font illisible, pour le manque de réactivité des responsables et des esprits observateurs, la situation de leur président, c’est pour vouloir plus...

- Des législatives pour le second collège des Algériens qui ne se sont pas exilés... 8 février 2017

Arrivé au palais Zighout Youcef le 4 mai 2017, avec un vote de législature sur une liste du faux-FLN qui usurpe le symbole de la libération, puis installé le 23 du même mois, président en principe jusqu’à 2022, M. Said Bouhadja est poussé vers la sortie. Le motif, dit-il, est 5 voitures et les gros privilèges dont abusent les députés. De son parti et plus nombreux du RND, l’autre formation de la bureaucratie du 1er ministre Ouyahia, les élus le contestent et lui réfutent d’être à la tête de l’institution !

Après ses vaines tentatives de résoudre le problème interne, de sa contestation au sein de l’assemblée, il s’est adressé aux bureaux de la présidence (voir notre photo en bas). Ils étaient vides et pas âme qui vive... En réalité, lui-même, outre tous les observateurs qui sont médusés du déroulement de cette intrigue, se demande pourquoi donc, tant de rebondissements, de suspense et de sensations fortes ? Surtout pourqoui il est remis en cause ?

- La déception des législatives en Algérie fait désarroi ! 22 mai 2017

Selon diverses sources attribuant des propos au président de l’assemblée, il s’agit de voitures accaparées par les élus. Et c’est un désordre auquel il a mis fin. Est-ce delà qu’a commencé cette crise parlementaire ? D’autres répliques des contestataires disent qu’à Saïd Bouhadja, l’administrateur du budget a refusé des numéraires à l’un des proches. Il a été remercié et congédié... Un tel scénario de bravades entre rentiers qui se lèvent à la veille du 5ème mandat au président, est le signe de moult convoitises... Ah le peuple ! Est-il en difficulté d’être à la merci des loups !

Saïd Bouhadja, quittant la présidence, dimanche 7 octobre 2018 vers 15h30

Description de cette image, également commentée ci-après
CC BY-SA 3.0, Lien

  •   FLN (164)
  •   RND (100)
  •   MSP (33)
  •   TAJ (19)
  •   FFS (14)
  •   PT (11)
  •   Autres (121)
  • Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute ICI - MERCI

    Nous organisons des sondages, merci de vous inscrire à nos panels.

    Répondre à cet article