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Idleb devant l’offensive qui peut faire l’épilogue de la catastrophique crise en Syrie

Le régime attend l’aval de ses alliés pour frapper là où il a déjà stationné des islamistes armés

 

lundi 3 septembre 2018, par Gros Emile

Le grand nombre de militants djihadistes retranchés à Idleb, ainsi que le coût inacceptable que subiront les civils pour l’opération, de les déloger, qui arrive, fait peur. C’est le point où peut-être fait l’épilogue de la crise syrienne. Si on cite cette région, comme dernier bastion des islamistes syriens qui dirigent une rébellion à l’identité avérée, être proche des pourvoyeurs saoudiens, via la Turquie et avec la complicité des occidentaux, il y a maintenant un cas de responsabilité. Et pas seulement pour faire partir le rejeton Assad et d’inscrire un autre avenir pour la Syrie. Mais les islamistes ne peuvent le remplacer...

Voir en ligne : Notre dossier Syrie

La Russie a sollicité les pays occidentaux pour la reconstruction de la Syrie. Mais l’exigence du départ de Bashar reste de mise, non seulement pour les rebelles qui opèrent à visages cachés tels des terroristes punissables pour leurs horreurs. Historiquement, même si seulement l’année dernière, la désescalade « d’Astana » a été faite pour Idleb, le régime présume reconquérir cette zone dans les prochains jours. Dernier fief des anonymes rebelles, à libérer. De quoi songer, comme le croit Poutine, à réédifier un pays réduit en miettes…

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A Genève Staffan de Mistura l’envoyé spécial de l’ONU pour la crise syrienne reconnait officiellement qu’il y pas moins de 10 000 d’islamistes affidés à Al-Qaïda dans cette région, du nord-ouest de Syrie, d’Idleb. Certaines expertises ne se gênent pas de doubler ce chiffre, avec une alliance sur le terrain de tous les terroristes parrainés par les monarchies arabes et jouissant du « laisser-faire » des occidentaux, pour arracher le despote de la présidence.

L’offensive de l’armée régulière qui protège Bashar Al-Assad, se profile alors que pour tous ceux qui suivent la crise syrienne, c’est le dernier bastion des opposants qui sont désormais majoritairement des islamistes. La dévastation qu’attend la ville d’Idleb, du gouvernorat qui porte son nom et qui est peu éloignée de la capitale économique du pays, Alep. Cette dernière a été aussi libérée des djihadistes depuis 2016, le tour à la ville voisine.

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En mars 2015 une attaque des rebelles qui a duré 4 jours a permis que la cité change de contrôle. Elle passe sous emblème d’une alliance de divers groupuscules appelée « Jaych al-Fatah » (L’Armée de la conquête). Elle est composée de Front al-Nosra, Ahrar al-Cham, Faylaq al-Cham et Jound al-Aqsa, ainsi que d’autres minimes factions qui tentent de se distancier de Daesh, mais garde une forte sympathie pour Al-Qaïda. Selon les témoignages, il y a 3 ans, très peu d’exactions ont été commise contre les civils.

Toute la région d’Idleb est habitée de quelques 2 à 3 millions d’âmes qui n’ont généralement pas d’accointances avec les islamistes et attendent que le régime reprenne les choses en main. Cette situation à la veille de l’offensive du régime crée une frayeur chez les sauveteurs des criminels qui utilisent leurs propres familles en bouclier. Idleb a été proposée pour refuge aux rebelles des autres villes reconquises par le régime. Ils ont été transférés par bus.

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Elles sont environ 10 000 personnes, entre islamistes armés et leurs proches, à être installées suite aux accords de désescalade conclus en 2017 entre la Turquie, l’Iran et la Russie. Dans ces conventions, comme d’habitude la Turquie ne donne pas de garanties suffisantes pour épargner le régime de Bashar qui intéresse la Russie. Ankara ne cesse pas ses connivences avec les djihadistes et assure l’approvisionnement en armes venant de l’OTAN via les monarchies du Golfe.

Sur ce dernier point, Erdogan ne peut plus reculer, sans provoquer la colère des terroristes qui n’auront plus de perspective que de frapper là où ils ressentent la trahison et d’où leur parvenaient l’essentiel de leurs moyens. Le compromis satisfaisant aux exigences de la Russie risque de prendre fin. Car les attaques de drones sur la base aérienne de la Russie qui s’opèrent depuis Idleb sont très fréquentes. Du matérielle qui passe par les islamistes turcs...

2015 Battle of Idlib.svg
Par Rr016Travail personnel, CC BY-SA 4.0, Lien

  Territoire contrôlé par le gouvernement syrien et ses alliés   Territoire contrôlé par les rebelles .

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