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Les données satellitaires du programme "Copernicus" gratuites pour l’Afrique...

Enjeu capital dans l’élaboration de nombreux projets, les "Datas" font le développement durable ;

mercredi 22 août 2018
par Hugo Mastréo


Même si les formalités et conditions pratiques ne sont pas encore connues, les données d’observation de la Terre réalisées par la panoplie des satellites européens, qui est à la pointe de ce qui se fait actuellement, sont mis gratuitement (la contribution réduite à presque zéro) aux chercheurs et gouvernements africains. Le partage du "programme Copernicus" a aussi le soutien technique de l’Agence spatiale européenne ainsi que des autres organismes du Centre commun de recherche.

Voir en ligne : Notre dossier Afrique

Les technologies spatiales ne sont pas à portée des pays africains, dont la vulnérabilité économique ainsi que l’avancée scientifique est dépourvue de moyens. Pas uniquement pour l’accès à Internet, les satellites apportent des indications qui aident à sortir du sous-développement, à gérer le quotidien et à prévoir l’avenir.

L’exploitation des données, glanées par voie satellitaire en Europe, s’ouvre aux africains. Bien sûr si on fait bon usage au lieu d’admirer changer le Monde autour de soi. Avec l’accord signé 12 juin dernier, entre l’UA (département scientifique et technologique de l’Union Africaine : lire ICI le communiqué) et le « programme Copernicus » de la commission européenne, l’accès à des matériaux primordiaux est facilité.

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L’utilisation des moyens du 3ème producteur mondial de Datas (données), relatives à des secteurs clés de la vie des peuples et des nations, devient possible. Ce qui concerne davantage les scientifiques et les institutions du continent africain qui opèrent dans la gouvernance, l’anticipation et la recherche. Ils recevront également un appui technique des agences spatiales européennes, pour assister le processus de collaboration entre les pays et les établissements préposés.

Sur fond d’essor économique qui est impulsé par la détermination d’une dynamique jeunesse, cet atout est certainement un outil précieux, pour les ambitions économiques et les travaux dans plusieurs domaines. Pour citer un secteur utilisant quotidiennement de telles indicateur, la météorologie.

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Avec 3 ensembles de satellites, qui seront déployés d’ici quelques mois, l’offre des photographies aériennes numériques, apporte des mesures de la topographie des sols et de la mer, des relevés températures au niveau même des terres ainsi que le suivi, en temps réel, des changements de la végétation. Ce sont vraiment des informations primordiales dans ce qui est le développement et sa pérennité.

En effet on ne peut pas travailler avec des données sans avoir au moins les notions essentielles de ce qui est la "Data-Science". De nombreux pays africains ne disposent pas de l’expertise humaine ou du capital financier pour des projets de satellites à usage diversifié, alors qui rechignerait devant l’aide européenne ? Surtout que le continent africain est acculé par une pauvreté de laquelle découlent des problèmes comme la migration massive en direction des pays du nord…

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Notamment pour récupérer les éléments de données comme des statistiques ou des éléments de configuration (les données), afin de les organiser pour des études de projection, de marketing ou autres objectifs, il fallait améliorer les compétences. Une formation aux données ouvertes en Afrique a été organisée en fin d’années 2017, quelques leçons au réseau des leaders du continent ont été faites pour susciter des vocations.

De plus en plus de pays commencent à comprendre que l’acquisition d’informations « géospatiales » pour situer et connaître l’espace qui a le potentiel productif, ce qui améliore l’agriculture, aide à protéger les forêts tropicales contre la déforestation, favorise la prévention des effets du changement climatique, rend précise la planification des catastrophes et fait qu’Internet soit disponible aux communautés rurales.

La Commission européenne et la Commission de l’Union africaine ont signé un accord de coopération à Bruxelles le 12 juin 2018.

Cet accord de coopération permettra aux utilisateurs des données d’observation de la Terre d’Afrique d’avoir accès aux données des satellites Sentinel en utilisant des connexions de réseau terrestre à large bande passante entre le concentrateur de données et le concentrateur de données.

La Commission européenne et la Commission de l’Union africaine poursuivent des activités d’observation de la Terre dans un certain nombre de domaines d’intérêt commun et coopèrent dans le cadre du partenariat GMES-Afrique. Ils considèrent que le partage de données et d’informations par satellite, y compris des satellites d’observation de la Terre en Afrique, apportera des avantages mutuels une fois l’interopérabilité et l’intégrité établies.

ICI : consulter la cérémonie de signature de l’accord

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