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Hudhayfah al-Badri, fils d’El-Baghdadi, abattu à Homs en Syrie...

Après l’éphémère EI "Etat Islamique" les islamistes penseront à combattre là où ils vivent

jeudi 5 juillet 2018
par Azouz Benhocine


Abou-Bakr El-Baghdadi est toujours recherché, très peu de nouvelles sur ses traces. Même son passé n’est pas entièrement élucidé. Il aurait eu au moins deux autres épouses arabes dont l’une d’elles vient de perdre un de ses fils. Le leader de Daesh a, dit-on, aussi épousé dernièrement une jeune femme allemande qui s’est rendue en Irak pour rejoindre Isil.

Plusieurs grands médias internationaux ont publié, ce 4 juillet 2018, l’information de la mort du fils d’Abou-Bakr el-Baghdadi, dont le vrai nom est Ibrahim Awwad Ibrahim al-Badri. Ils ont pour source l’agence « Amaq », de propagande du Daesh, qui a aussi diffusé un montage photo numérique avec un jeune homme portant un fusil d’assaut.

D’autres canaux officiels ont confirmé que Hudhayfah al-Badri a été tué dans la province de Homs, en combattant contre les forces russes et les troupes du régime d’Assad. Indiquant aussi un communiqué diffusé par les canaux de l’organisation prétendument « EI » (Etat islamique). C’est lors d’une attaque visant une centrale thermique en Syrie à Homs qu’il a été abattu.

La dernière fois qu’il a été observé, c’était en septembre 2017. Au moment où le jeune djihadiste exhortait, dans un enregistrement audio de 46 minutes, les partisans de la nébuleuse islamo-terroriste à mener des attaques contre l’Occident. Et il a été insistant pour continuer de se battre en Syrie et en Irak. Où dans ce dernier pays, la vraie défaite est infligée au plus grand fief de terroristes, grâce à la présence de milices chiites.

Décrivant approximativement les circonstances la mort de ce jeune âge de 18 ans mais a déjà une prime de 25 millions de dollars pour sa tête, la littérature de Daesh dit que c’est avec un groupe, pendant une opération « inghimassi » (intrusion). Ce qui veut dire en pénétrant des territoires sous contrôle de l’ennemi.

On sait peu de choses sur la famille du chef de l’Etat islamique, les experts irakiens dont Hisham al-Hashimi (que nous consultons souvent), qui suit le fléau du terrorisme islamiste a rapporté que Hudhayfah al-Badri est né dans la ville irakienne de Samarra en 2000. De notre côté, nous avons dès 2014, lors de la prise de Mossoul publié des sujets de l’expansion des hordes d’El-Baghdadi.

L’EI a perdu tous les territoires sur lesquels il comptait fonder un Etat basé sur la barbarie dite de la charia islamique. Il ne contrôle plus que de petites poches isolées dans les zones désertiques à cheval entre l’Irak et la Syrie. Et d’où il est traqué selon les officiels de l’armée irakienne qui démantèle chaque des hordes errantes dans le désert.

Isis (Daesh ou EI) était aidé par les islamistes qui déferlaient du Monde entier, pour le djihad. Son « califat » proclamé par El-Baghdadi dans une mosquée de la ville irakienne associait aussi de larges régions de la Syrie voisine. Là aussi, il est acculé par les forces pro-gouvernementales syriennes et par une alliance de combattants kurdes et arabes syriens soutenue par les États-Unis.

Des observateurs pensent que sans lieu précis pour son accueil, El-Baghdadi se cacherait actuellement dans les zones les plus reculées, aux confins irako-syriens où il est encore difficile de pénétrer. Il y a eu des rumeurs persistantes selon lesquelles il aurait été grièvement blessé lors d’une frappe aérienne.

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