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Si les responsables de Libye ont emprise sur les protagonistes des violences

Une feuille de route adoptée qui rappelle les missions urgentes pour redresser les institutions.

mardi 29 mai 2018
par Azouz Benhocine


Les législatives annoncées, pour le 10 du décembre 2018, depuis la capitale française, en Libye, étaient déjà en projet. Le calendrier officiel divulgué lors de cette conférence de Paris du 29 mai, révèle qu’un vote présidentiel aura lieu le même jour. Rajoutant que le projet de nouvelle constitution sera présenté à référendum, après ces deux opérations électorales. En attendant le précédent texte reste en vigueur...

La déclaration finale de la réunion de Paris se montre insistante : « ...des élections dignes de foi et pacifiques et à respecter les résultats des élections lorsqu’elles auront lieu. » 20 pays, plusieurs ambassadeurs comme la Chine, la Russie, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne et les Africains présents en force à Paris. Les présidents du Tchad, du Niger, du Congo-Brazzaville et de la Tunisie.

- NOTRE ARTICLE QUI ANNONCE DEPUIS DES MOIS DES LEGISLATIVES EN LIBYE : Élections en 2018 en Libye quand on veut faire cesser la traite des migrants
14 décembre 2017

Les voisins comme l’Algérie envoie son Premier ministre Ahmed Ouyahia, le Maroc son ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita. Quant à l’Egypte, elle diligente Ibrahim Mahlab, le conseiller du président pour les dossiers stratégiques, et Hamdi Loza, vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires africaines.

Ni les sanctions ou les menaces précédemment faites aux protagonistes de la crise libyenne n’avaient eu d’impact pour que leurs comportements sur le terrain changent. Les confrontations restent incessantes depuis la chute, provoquée par l’OTAN, du régime Kadhafi que maintenant ses complices et larbins le font regretter, justifiant les troubles qui durent depuis 7 années.

Alors des capitales de la région tentent des contacts et des dialogues, mais en vain sans résultats. Ceux qui s’affrontent en Libye sont aussi ceux qui dialoguent infructueusement. La formelle modification en août 2012, où un Conseil National de Transition cède le pouvoir à un Congrès national général de transition, n’a rien réglé.

Le pays fut abandonné à son sombre sort, par plusieurs autres représentations diplomatiques, après que l’ambassadeur américain Chris Stevens et trois membres du personnel ont été tués par un groupe lié à Al-Qaïda. Chez les voisins moult conférences et même sous les auspices de l’ONU, n’ont pas abouti à accorder les meneurs de milices tribales ou islamistes ou bien simplement coalisant des gangs avides de s’insérer dans tous projets plausibles.

L’engagement de quatre personnalités potentielles pour assumer les deux prochains votes en Libye sont le Premier ministre du gouvernement d’union nationale Fayez al-Sarraj, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est du pays, le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah, et celui du Conseil d’Etat, Khaled al-Mechri.

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