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1er bilan de Google pour les demandes européennes d’effacement de données

Dur labeur manuel au moteur de recherche qui se confronte aux lois locales

vendredi 2 mars 2018
par N.E. Tatem


Les données détenues par Google concernant les internautes européens peuvent être effacées. Un premier bilan, des suppressions déjà opérées, a été annoncé le 26 février 2018. Un rapport concernant 900 000 cas, pour 2.437.271 visés par les demandes, a été présenté par le principal moteur de recherche du web, donc 43% effectués voire accepter. Ses équipes éliminent, manuellement depuis janvier 2016, en les annotant, les traces soumises avec des informations supplémentaires par les quémandeurs.

Voir en ligne : Notre dossier : Web forum Internet

Consulter ICI, le rapport "Transparency Report - Google" Comprendre comment le géant de la recherche sur Internet prend ses décisions et accepte que les gens usent de leurs droits, comme ceux accordés par la Cour européenne, entre dans les nouveaux usages. D’emblée il faut s’imaginer que les demandes anonymes ne peuvent avoir de suite favorables, mais ce n’est uniquement ce cas.

Il n’y a de plus simple qu’une "data" à l’ère du numérique. C’est une indication du genre : quel site (Web ou physique) visite-t-on le plus fréquemment, pour acheter quelle variété de friandises et même quel est le goût ou la texture, de ces dernières, qu’on choisit le plus souvent ? Comme les législations des pays diffèrent, c’est une fastidieuse gestion qui se présente non seulement aux fournisseurs de contenus, comme Populi-Scoop, et surtout aux mastodontes du Web dont Google.

Mais de plus importantes présences en ligne, jugés déplaisantes, comme des citations dans la presse ou sur les réseaux sociaux, dont les contenus postés par soi, sont contestées et font l’objet de démarches pour leur retrait. D’ores et déjà sont extirpés des pages référencées par le leader de la silicon valley, selon le récent rapport.

En mai 2014, un arrêt historique de la Cour européenne de justice est retenu et à effet de loi acquise par jurisprudence. Dès lors il est entré en vigueur et google a communiqué à ce sujet, afin de satisfaire des plaignants. Et ces derniers sont un public qui avait déjà sollicité que soient protégées les informations susceptibles de permettre la traçabilité ou voir même l’identification.

En statuant la cour européenne a répondu à des doléances. Son jugement à établi le «  droit à l’oubli » pour les internautes. Plus exactement le « droit de radiation », permettant aux citoyens du vieux continent de demander aux moteurs de recherche, surtout le leader Google qui est le 1er et le seul à notre connaissance, de retirer les informations les concernant des résultats des recherches sur Internet.

Les entreprises qui maîtrisent l’utilisation des données pour leur marketing, le font souvent sans le consentement des personnes ciblées. Nombreuses entités économiques accèdent à la nouvelle spécialisation de leur personnel, pour exploiter les notions essentielles les populations, souvent sans autorisation. Mais aussi elles demandent des statistiques ou des éléments informatifs afin de les exploiter pour leurs performances commerciales.

Des informaticiens de leur côté se mettent à la "Data-Science", ce sont les premiers à maîtriser cette nouvelle chaire. Cette dernière consiste à élaborer l’essentiel les matériaux pouvant dresser des études très affinées. Apprendre à rassembler les données, les organiser et les utiliser pour des objectifs de marché ou de recherches scientifiques, telles sont parmi les utilités...

Attention, si Google retire de ses affichages ce qui lui a été demandé, cela ne veut pas qu’il y a élimination complète sur Internet. Pour accorder à un internaute ce qu’il a demandé de supprimer, les moteurs de recherche sont obligés de déterminer si l’information en question est inexacte, inadéquate, non pertinente ou excessive. Alors dans le cas qu’existerait de l’intérêt public, à ce que les informations restent disponibles dans les résultats de recherche, la décision du maintien peut susciter un rude parcours...

https://transparencyreport.google.com/eu-privacy/overview

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