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El-Ghouta en Syrie, des civils se sacrifient pour les guerriers aux visages cachés.

Seuls les islamistes sur le terrain, les autres tendances redoutent une théocratie à Damas

 

dimanche 25 février 2018, par Azouz Benhocine

Une Neme trêve dans une zone en Syrie, de quoi mesurer les résultats pour l’avenir. L’ONU siège pour Al-Ghouta, abritant des islamistes armés qu’on ne peut guère les assimiler aux groupuscules internationaux et auxquels ils, peu ou prou, y sont liés tous les insurgés contre le despote. Ici la présence de civils est à la fois une complicité et une forme de gage, pour ce qui est la communauté internationale. Cette dernière évoque encore une fois le conflit qui clôturera sa 7eme année dans le bain de sang.

Voir en ligne : Notre dossier : Syrie

Sous le feu de l’armée syrienne qui reste loyale au président Bashar Al-Assad, cette ancienne oasis, la Ghûta, le mot arabe ghouta ou ghûta (الغوطة, al-ġūṭa), n’est guère un récente fief terroriste ou un havre pour de braves opposants. Bien de ses jeunes sont commandés pour l’islamo-terrorisme, avec des milliers d’autres Syriens, par des vétérans qui ont fait l’Afghanistan, pendant les dernières années 80.

Et au préalable les mosquées distillent depuis toujours les prêches justifient la brutalité du "djihad". Voilà des décennies sur les frères musulmans ont apporté, dès les années 40, 50 et 60, leur fanatisme. Maintenant que la partie Est d’Al-Ghouta accueille les pires Syriens qui ont été chassé d’Alep et d’autres bastions, leur guerre, des plus criminelles, n’est pas un jeu d’enfants.

L’appel, en vain, pour les évacuations d’El-Ghouta a été fait il y bien quelques semaines. Mais les forces en alliance des groupes d’opposants principalement islamistes, largement dominés par les islamistes, empêchent les civils de partir, voire de savoir que le déluge de feu va s’abattre. Les rapports des médias et les réactions politiques sont assez audibles pour tenter d’arrêter la victoire du fils Assad sur ses détracteurs qui résistent armés. Ils sont encerclés, pour être exterminés avec leurs otages. Alors qu’ils aspirent à prendre le pouvoir quelque soi le prix.

Ceux là même qui ont pactisé avec les princes saoudiens pour chasser Bashar, l’héritier soutenu par la Russie et l’Iran, sont aussi, depuis le début, proches des occidentaux. Quelque soient les affres pour le peuple, aussi bien le maintien du pouvoir que les révoltés mènent leurs mortifères agressivité. Ce qui est valable pour les chancelleries qui voient des révolutionnaires et non de "Internationale Islamiste", c’est de les installer à Damas.

C’est en 2011, quand le printemps arabe battait son plein que tous les services secrets des nations qui en comptaient les actifs, tels que les États-Unis et les monarchies arabes, multipliaient leurs agissements pour influencer les pays plongés dans des révoltes. La Tunisie, la Libye, l’Égypte, le Yémen et la Syrie sont des républiques fragiles de leur jeunesse. Mais surtout l’éveil de l’islam politique enclenche le militantisme dont la cruauté est incompatible avec la sagesse démocratique. Violence héritée et entretenue à Peshawar avec des camps de la CIA, et récemment en Jordanie pour la Syrie ou au Soudan pour l’Algérie il y a quelques années...

Dans ce contexte des jeunes Syriens ont démarré leurd entreprises et les nommèrent, "Ahrar El-Cham" et "Haraket Nour El-Dine Al-Zinki". Après 7 longues années de combats de toutes sortes, ces 2 groupes fusionnent encore une fois. Ils avaient déjà tenté une telle union de janvier à juillet 2017, abandonnée en juillet la même année. Et cette fois, depuis le 18 février 2018, ils se regroupent sous "Djabhet Tehrir Souriya". Ils sont pris, avec 400 000 civils, dans la banlieue de Damas, dite El-Ghouta...

Le collectif d’analystes "Crisis Group" a rapporté les dernières tractations entre factions de rebelles et des islamistes armés en Syrie. Alors que depuis le 5 février, le régime syrien assiège ce qui est appelé "la Ghouta orientale", des enclaves des banlieues de la capitale qui étaient depuis des millénaire des oasis agricoles. Les évacuations et les pourparlers ne sont pas tenus par aussi bien du pouvoir syrien que des terroristes. L’ONU demande une trêve d’un mois, mais peu de chance que ça soit respecté !

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