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La délinquance des flics aux Etats-Unis, l’impunité de la classe sociale dominante

Les afro-américains remplissent les prisons, s’ils ne sont pas rackettés par des policiers véreux

 

lundi 12 février 2018, par Azouz Benhocine

La délinquance aux États-Unis constitue le pan essentiel de la mémoire collective. Pour une grande nation qui efface efficacement l’Histoire des amérindiens, dont les massacres relèvent des actes de catégories dominantes, seule une sauvagerie capitaliste justifierait tant de malaises. La collectivité humaine violente est en décadence. Elle est apprêtée au dépassement économique et sociale d’autres peuples dont la Chine aux référents millénaires, la vieille Europe menant sa dernière bataille de l’union et tant d’autres peuple en éveil.

L’AFP vient de couvrir un retentissant procès (lire ICI), de policiers corrompus, qui s’est tenu à Baltimore, une ville assez criminogène du pays de l’oncle Sam. Au regard de l’explosion de la population carcérale dans l’ensemble des 50 États fédérés. Pour ce record mondial des détentions, tenu depuis des décennies, il y a de quoi se questionner : qu’est ce qui pousse les nombreux individus à commettre des actes délictuels ?

Baltimore a connu le 12 avril 2015 la mort de Freddy Gray, qui a été suivie de 2 semaines d’émeutes. Après une arrestation mouvementée, filmée par des témoins, cet afro-américain à été gravement blessée aux vertèbres cervicales et sa trachée a été brisée. Des lésions subies dans le fourgon de la police départementale, alors que ses cris de douleur ont commencé dans la rue.

Les flics américains s’attaquent souvent d’une manière impunie aux personnes de couleur, lesquelles remplissent les prisons. Certes ce n’est pas la généralité de tous les USA. Cependant la situation a été toujours préoccupante, tant pour l’exclusion des personnes d’origine africaine que de fréquentes agressions policières visant de jeunes noirs sous prétexte d’appartenance aux gangs. Depuis bien des années ces disparités se multiplient.

Le mythe des Incorruptibles, d’ailleurs, comme d’autres fictions Hollywoodiennes ayant pour thèmes les « ripoux » (policiers malhonnêtes), sont la vraie et large pratique des polices de nombreuses contrées des États-Unis. À Baltimore, ils étaient à la fois flics et voleurs comme l’a résumé un magistrat.

La dépêche de l’agence française apporte une part illustrative du climat d’insécurité, là où on ne cesse guère de souligner la prospérité exemplaire et même les progrès sociaux. Une société complètement livrée à la facilité et la rapidité du gain. Une culture qui pousse à toutes formes de délits. Et même les actes légaux deviennent sont des injustices, répondant aux murs dressés entre les couches sociales...

Le fait de Baltimore implique 6 hommes appartenant à une unité d’élite, dénommée Gun trace Task Force. Cette dernière a été chargée de pénétrer les gangs de cet Etat où l’espérance de vie est comparable à celle d’un pays en guerre, à l’instar de Chicago où la criminalité endémique s’avère discriminatoire et insurmontable.

Le fait que leurs victimes, soient afro-américaines, les flics pensaient qu’elles n’oseraient jamais déposer plainte. Alors ces agents travaillant se emparés d’argent et de drogue. Dans leur mission ils devaient aussi récupérer les armes illégales. Mais ils ont pendant des mois, voire des années, animé une contrebande, revendant les pistolets volés au lieu de les saisir.

Les méfaits qui leur sont reprochés englobe du trafic de drogue, la fabrication de fausses preuves pour des suspects et même de la triche sur leurs heures supplémentaires. Un premier groupe à plaidé coupable, comptant sur une légèreté de peine. Ils sont quatre qui se sont aussi portés témoins contre 2 de leurs collègues qui risquent la perpétuité, selon la dépêche de l’AFP.

Parmi les actes que ces policiers ont commis et l’agence française a cités, l’utilisation des dispositifs de filature par GPS sur des véhicules, afin de cambrioler les domiciles de leurs propriétaires. De que la fournitures de gilets pare-balles pour commettre des braquages. Dans une mise en scène de détournement de 100.000 dollars, présidée par le chef d’équipe, ils se filment avec cette somme, après avoir découvert le double (200 000)...

Aux États-Unis la chose historique est simplifiée aux faits divers qui jalonnent un quotidien de criminalité exacerbée par un attrait devenant une mémoire. Les nouvelles générations répliquent, par héritage, aux travaux culturelles et d’Histoire reproduisant des faits délinquance, ce qui n’en finit pas d’influencer leurs comportements.

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