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Perte de confiance en la presse avec panne des institutions et faillite des élites

Internet permet spécialement d’accéder à l’information alors que le business s’accélère

 

jeudi 8 février 2018, par N.E. Tatem

Il ne se passe un seul moment, sans que ne s’effondre toujours et davantage le prestige de la presse et des médias traditionnels. L’insatisfaction du public des informations qui lui sont livrées, prend de l’ampleur, au point que la généralisation du doute en la manipulation est sans frontières. Mais les sources suspectées sont les mêmes.

De plus en plus de citoyens des pays développés, encore d’une manière franche et répandue aux Etats-Unis où seuls 20% restent attachés, ne croient plus la presse. C’est ce que montre une étude comparative et étalée, car débutée en 1988. Elle est fournie, par "Heterodox Academy", le 26 janvier 2018 (lire ICI)

Tellement l’hermétique milieu, des arts et du journalisme, est gangrené par le corporatisme qui s’articule autour de "la faute est en face", le public doute que les nouvelles qui sont diffusées par les journaux, les TV et les radios soient exactes et équitables.

Le fléau touche les pays occidentaux en particulier qui peinent à prouver le contraire. Alors que très peu de données étayent que cette tendance est mondiale. Les analystes pensent que ce manque de confiance envers la diffusion de l’information s’apparente à un rejet des élites et la remise en cause des institutions.

L’exemple de l’actuel locataire de la Maison Blanche, D Trump, qui ne cesse de marteler son verbiage "Fak-News", est édifiant à plus d’un titre. Une vraie rupture, avec les médias corporatistes et traditionnels. Elle frappe les nations qui disposent de moyens d’information à l’influence large. Et qui prétendent être trop parfaits pour faire douter.

L’exemple de l’agression de l’Irak en 2003 qui s’est effectuée avec des mensonges politiques, nous montre que la participation des médias et des journalistes n’a pas soutenu la vérité, au contraire. Maintenant que le prestige, des grands titres de la presse écrite, s’effondre chaque jour un peu plus, on se remémore des faits dont on devient catégorique que leur véracité est désormais insoutenable.

Pour les guerres américaines, la crédibilité de la presse occidentale a complètement été perdue. Dans un récent article, commémorant le cinquantenaire de la bataille de "Têt" au Vietnam (lire ICI), la représentation de cette guerre est quasiment le contraire de celles faites depuis toujours. Plus de défaites que de victoires, toutes les informations produites à l’époque faisaient de faux rapports aux Américains.

Une guerre perdue. Pourtant on fait croire la justesse de sa cause. L’historique bataille de Têt, du nouvel an lunaire vietnamien, où plus de 80 000 soldats communistes et du Viet Cong, était une attaque de plus de 100 localités au Sud-Vietnam où stationnaient les troupes et d’énormes matériels.

Le fiasco US n’a jamais été reconnu que dans cet écrit paru 50 ans plus tard. C’était même le sujet de fierté, aucun participant des subalternes parmi les soldats ne connaissait le vrai bilan et le déroulement de la bataille de Têt. Des 6 à 9000 américains tués, on les a imputés à d’autres batailles, pour faire de celle de Têt autre que ce qu’elle était vraiment.

Si le manque de confiance dans la presse est démontré avec la manipulation des masses, par les cercles influents, néanmoins l’extrémisme est essentiel dans l’usage dont font les journalistes des tendances sociales que la politique génère au préalable. Le radicalisme religieux par exemple alimente le doute dans les informations fournies par les vieilles structures qui n’ont pas préservé les valeurs de leur métier. Alors qu’Internet change la culture propre à l’échange de l’information.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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