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Le terrorisme en Algérie ne fait plus de victimes, l’éradication de longue haleine.

Les maquis du Sud et de l’Est sous la pression

mardi 22 mars 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’Algérie continue l’éradication des terroristes récalcitrants qui ont encore les armes aux mains. Plus de 150 personnes éliminées pendant l’année 2015 et les coups à effet médiatique, comme celui du pilonnage du site gazier de "Krechba", continuent d’être produits par l’AQMI ou bien Daesh. En Algérie, la division entre les deux chapelles, malgré la nébulosité, est traduite par les revendications des actes commis ces dernières années. En ce 22 mars, journée contre l’oubli des victimes du terrorisme, le spectre hideux rôde toujours, sans pouvoir commettre ses cruautés...

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie


1991 en Algérie, retour après 1/4 de siècle par Populi-Scoop

Dans les médias internationaux, l’Algérie est présentée comme étant devenue un partenaire des occidentaux dans la lutte contre le terrorisme. Mais c’est l’inverse qui est juste, chronologie historique oblige. Les autres pays touchés par le même fléau, rejoignent ce pays d’Afrique du nord, qui a été inscrit, après l’Afghanistan dès 1989, comme nouvel sanctuaire...


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L’Algérie a combattu, dans la solitude et l’adversité la violence islamiste, pendant sa « décennie rouge et noire ». Certains médias comme Al-Jazzeera inversaient les présentations. La répression des islamistes fécondait les insurgés. Créée par la CIA et ses complices arabes, comme l’Arabie Saoudite, le djihad était anticommuniste et se justifit toujours ainsi en Algérie. Bien plus de deux décennies plus tard, l’islamo-terrorisme n’a pas été tari dans le plus vaste pays d’Afrique. Plusieurs raisons sont à l’origine de sa persistance.

Localement aussi, les complicités islamistes ont leurs propres intitulés qui permettent de renflouer les rangs des criminels. Elles disent : « l’armée et les démocrates sont des alliés des koufars contre l’islam. » Le clash des civilisations (musulmane et occidentale) est un prolongement du nationalisme qui crie à la revanche et à la repentance de la colonisation.

En Belgique et en France plus de victimes qu’en Algérie, pourtant plane les ténèbres du crime religieux

Le discours qui chevauche tradition et théologie du djihad, vise peu les dirigeants algériens. Les moins touchés sont ceux qui entretiennent le dévoiement de la réconciliation, entre bourreaux et victimes. Avec un pouvoir à la légitimité fort douteuse, ce qui n’arrange point la lutte antiterroriste. L’omniprésence de la menace compte s’alimenter de cette faille, de l’absence d’alternance au niveau des responsabilités, afin de s’ancrer.

Le mécontentement populaire envers les dirigeants, monopolisant le pouvoir depuis l’indépendance, voire dès le déclenchement de la guerre libératrice, a une double tendance. Celle des islamistes plus virulente et violente, n’épargne pas, avant même les clans qui se déchirent pour le pouvoir, les laïcs, les athées et les opposants. Ceux vivants à l’intérieur, parmi ces derniers, se sentent plus protégés que ceux cachés à l’étranger, finalement…

L’attaque à la roquette contre un site gazier est première du genre. Lancés à distance éloignée, les projectiles explosifs devaient faire des dégâts, mais leur bond depuis les tireurs vers la cible n’avait pas de viseurs élaborés pour atteindre l’objectif. Les analyses des impacts qui avaient raté leur cible de l’installation gazière de Krechba, exploité par la compagnie pétrolière d’Etat Sonatrach avec BP et Statoil, montrent qu’il n’y a pas de complicité interne dans l’équipement industriel.

Le déploiement du GSPC, l’organisation qui a signé les premiers massacres entre islamo-terroristes en Algérie, dans les zones du sud algérien date de la fin de la décennie 1980, a été incité par la présence des « Afghans » dans la nébuleuse qui sévissait en Algérie. Quand en 1991, l’assaut visant un poste frontalier à Guemar, à 2 heures du matin, est en mémoire, les derniers faits ravivent la même zone, connue par ses afghans, d’Algérie proche de la Libye.

Les maquis des derniers afghans et la génération Daesh.

C’était le scénario du dernier acte de Bengardène en Tunisie. Plusieurs dizaines de djihadistes, s’étaient constitués en trois groupes et se sont acharnés sur les sentinelles. Entre-temps un quatrième groupe dévalisait les magasins d’armes et de munitions. L’effet de surprise passé, la riposte des militaires a contraint les assaillants à se replier.


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Oued-Souf étant la wilaya qui a le second contingent d’Algériens, après les ressortissants d’Alger, ayant séjourné en Afghanistan. Elle est suivie de celle Ghardaïa, d’où est originaire un certain Mokhtar Belmokhtar. Malgré que l’armée algérienne assure une protection, cela n’a pas empêché les sociétés partenaires étrangères d’évacuer leur personnel, d’une manière ponctuelle.

Trois semaines auparavant, les militaires Algériens ont abattu groupe de terroristes dont un ancien Afghan, dans cette région du sud-est. Le sud-est d’Algérie est grouillant de criminels, avec la crise libyenne et la vulnérabilité de la Tunisie. Parmi les armes de cet afghan (originaire de la région) ont été trouvé des lances missiles sol-air de type « Stinger ». Puis c’était au nord, dans le sud d’Aïn-Defla un autre afghan, accompagné de 5 autres dangereux islamistes, a été aussi éliminé…


4ème mandat de Bouteflika en Algérie : l... par Populi-Scoop

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