Basanti et sa fille Kanchan, dont la famille de la 2e est actuellement à Hyderabad (Inde), ont été dupées pour se retrouver ensemble dans un travail forcé en Arabie Saoudite. La mère a pu s’enfuir, la première, du centre de rétention des émigrants. Elle a raconté dans un briefing à des medias indiens sa mésaventure.
Le matin de bonheur, raconte-t-elle, la mère Davi a quitté le lieu public de sa détention en chemise de nuit. Et elle a atteint seule son pays dans cette tenue, avec la même robe. Elle a laissé sa fille, gée de 30 ans, entre les griffes des courtiers, pour travailleurs étrangers détenant de prétendues agences de travail.
Sa fille, Kanchan, a été emprisonnée dans les centres de détention où des centaines, voire des milliers de travailleurs émigrants, ayant rompu avec leur emploi, sont séquestrés. Puis, elle a été libérée le 27 août et rapatriée à Hyderabad par les autorités saoudiennes. Après plus de six semaines d’emprisonnement et de nombreuses doléances de son mari, adressées aux autorités indiennes...
Basant Devi, la mère, a eu la promesse, à sept reprises pour un salaire mensuel de 8,000 Rs (Riyals saoudiens), pour le nettoyage de locaux commerciaux. Originellement elle a eu un engagement (avec 5 autres femmes indiennes) d’exercer dans un hôpital. Mais arrivée en Arabie Saoudite, son salaire a été réduit de la moitié par rapport a ce qu’il lui a été miroité avant de débarquer. Et elle a été dirigée sur un travail domestique.
Son témoignage, rapporté par le journal indien « Hundi », est accablant. Elle dit, avoir été vendue deux fois, après son arrivée, pour atterrir enfin dans une maison privée. Son bras gauche a été cassé et la main gauche brûlée avec de l’eau bouillante par les employeurs ultérieurs. A propos des centres de détention, elle dit que les viols sont courants...
Quand elle a demandé à être renvoyée chez eux avec sa fille, suite à leur orientation dans d’autres activités que celles prévues au début, elles ont été torturées. Suite à son refus d’aller à un travail différent, un agent de la police locale l’a déshabillée et l’a battu avec un b ton, témoigne-t-elle.
Populi-Scoop
TRADUIRE cette page :


