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ALGERIE : QUI SE SOUVIENT DES MARSIENS de 1962 ?

La mmoire de la libration a besoin dune critique corrective pour quelle soit insre dans le projet socital

vendredi 16 mars 2012, par N.E. Tatem

Pour cette priode, de 1954 62 et seulement du ct algrien, certains actes restent lucider. Les 7 annes prsides dune mobilisation populaire, que de hauts faits darmes jalonnent, ont srement aussi quelques pripties confuses, inexplores et striles. Les dchirements irrversibles que toutes les guerres renferment, ont t honteusement commis et sont souvent cachs. La plus manifeste des grossirets, pour lAlgrie, est le dferlement, COMME DES ENVAHISSEURS, des marsiens .

En effet la veille des accords dEvian du 19 mars 1962, notamment depuis le dbut de la mme anne, sont apparus de nouveaux militants de la cause nationale. Appels les marsiens (en rapport avec le 19 mars), parce quils ont montr amplement leur engagement pendant les 3 derniers mois (du 19 mars au 5 juillet 1962). Des groupes dopportunistes ont, sur le tard, pris le taureau par les cornes. Ils se sont manifests, quand le voisin marocain a envahi louest du pays avec sa menaante convoitise dexpansion

Auparavant, les marsiens taient indiffrents, cest--dire sans positionnement dans le conflit. Et mme nombreux dentre eux, optant pour un retournement de veste, sont passs dopposs la libration directement son combattant du premier rang. La conversion fut grande chelle. Les "neutres" ont fait subitement leur conversion, soutenant la cause nationale aprs avoir t douteux.

Une flope dalgriens trop dcids en finir, avec le Maroc qui reproduit la mme chose avec le Sahara occidentale. O il y est encore en conflit !

Le commencement de la prdation conomique

Dailleurs cette dferlante a confisqu, depuis 1962, lindpendance en tablant de saccaparer les richesses laisss par les colons leur dpart. Quelques minuscules ateliers industriels, 30% des terres algriennes et les plus fertiles, des biens immobiliers dans les grands centres urbains et dautres biens (vhicules, machines...). Ayant appartenus presque 2 millions, deuropens et de certains juifs, ayant t contre lindpendance, donc ne pouvaient partager un pays libr. A propos des juifs, dautres nombreux du PCA (Parti Communiste Algrien) ont milit et ont t torturs pour la cause algrienne.

Et quand en 1963, les maquis foments par le grand leader At-Ahmed, actuellement dirigeant du FFS (lun des plus grands partis de lopposition qui participe aux lections de mai 2012), on laisse entendre que laile militaire (ALN : arme de libration nationale) a pris le dessus sur les politiques, ou bien dun quelconque conflit entre les wilayas historiques Ici la boutade est tellement grosse !

Car la question du partage des fortunes, lgues par le colonialisme, stait pose plus crucialement et srieusement. Elle a oppos les classes sociales, et les politiciens sont venus changer sa ralit. En effet, ce conflit fratricide, dit les maquis du FFS fut motiv par les patrimoines fuis par leurs propritaires

Au sujet des harkis par exemple, presque la totalit des actes revanchards et de perscutions qui les ont viss lore de lindpendance, ont t commis par les marsiens . Si la mtropole colonialiste a vraiment dsir les abandonner leur sort, parmi le peuple quils ont trahi, la majorit dentre sont encore en Algrie. En effet en 1962, plus nombreux les harkis ont choisi de changer de rgions sans quitter lAlgrie. Quand le parti islamiste de Belhadj Ali et Madani Abbassi, le FIS, tait son apoge et sur le point de sinstaller menaant lassemble nationale en 1990, la presse algrienne a diffus des listes de Harkis qui sont revenus, barbus et islamistes, dans leur rgion dorigine

Parmi ces attentistes et ennemis, nombreux taient des religieux qui prenaient position selon leur interprtation ractionnaire de lislam. En effet, selon un verset trs connus du Coran [Sourate 3, verset 132] qui dit Respecter Allah, son prophte et votre guide (Attio Allah, oua Rassouleh oua ouli el-amra minkoum) , les maquisards ntaient pas religieusement perus dun bon il jusqu une heure tardive. Jusqu’en 1957, surtout les religieux, non encadrs par l’association des Oulamas de Benbadis, hsitaient...

Et comme la gouvernance tait guide par le colonialisme, la recommandation fut dabord de rester collectivement soumis loccupant. Nombreux prcheurs se disant dun islam de paix, tel que le dfinissaient certains obscurantistes, tait contre le FLN librateur, particulirement pendant les annes 1954 et 55.

Les fellagas (mot qui signifie en langue dialectale algrienne les casseurs ) taient considrs comme des hors-la-loi et des saccageurs. Au sein de nombreuses mosques, contrairement ce qui est dit actuellement par les islamo-fascistes, on priait Allah de ne pas donner victoire au FLN et ses rebelles. La mme pratique a t faite, contre lANP (Arme Nationale Populaire), quand la socit civile en 1990 a exig de linstitution militaire dempcher lenlisement du pays, linstauration de lafghanisation , en laissant la transition du pouvoir en Algrie aux mains des terroristes que leurs matres et complices bardent, encore de nos jours, dinnocence politique.

Une mmoire comme un projet ouvert et continuellement constructible.

Lhistoire collective dune nation, aussi cohrente quelle puisse tre et aussi bien quelle soit prsente afin de galvaniser une part non ngligeable de lidentit, elle peut tre alimente et parcourue de fausses notes. LHistoire nest pas la perfection mathmatique, dont la justesse se vrifie. Ses analyses ont latitude de se diffrencier lHistoire, du point de vue scientifique, est une entreprise en marche, changeante, dynamique, ouverte et perfectible !

Pour le cas algrien, les vnements contemporains deviennent de plus en plus des segments dusurpations, tant la politique officielle a rendu obsoltes les meilleurs expressions des faits, y compris et surtout les plus actuels. Ainsi le malheur passe comme un hritage inluctable de ce qui a t dconstruit et manipul, dans les mmoires... Lusage fait par les algriens de la guerre de libration est une hyper-glorification inoprante, est-ce nuisible ? Car dpourvue de critiques correctives qui admettent lerreur, et lidentifie, pour ne plus la reproduire, la critique pousse bien vrifier.

En 1962 : les vrais moudjahidine envahis par, plus nombreux, les marsiens  !

En 2012 : le terrorisme trouve, plus nombreuse, une foule de complices que de dmocrates authentiques et consquents !

Le terrorisme islamo-fasciste qui a svi, gravement en Algrie et comme nulle part dans le monde, pendant la dernire dcennie du millnaire teint et continue encore dune manire imprvisible actuellement, sapparente lexemple de disfonctionnement mental. Celui qui banalise tant les violences que les dformations des vrits.

Les Algriens sont la pointe de ce qui est limage paradoxale faite, par la majorit de leurs concitoyens, de lislamo-terrorisme. Dune part, ils le soutiennent face aux despotes tyranniques, et dautre, ils le redoutent pour ses crimes qui risquent de les radiquer !

Ben Laden peut-tre considr, chez lalgrien, en hros de la haine contre loccident. Mme si Al Qaeda est l’origine de l’inscurit actuellement, Ben Laden est comme un hros qui a combattu lhgmonie imprialiste. Cette dernire a agress lAfghanistan, lIrak et refuse lindpendance aux palestiniens. Puis dans la minute qui suit, Ben Laden devient un personnage imaginaire et fictif qui nexiste que par une conspiration Son mythe devient plus fort, au point quon doute de sa vie ainsi que de son extermination au Pakistan.

Cette attitude de confusion, lgard de la mmoire rcente du terrorisme, est comme celle faite certains faits curieux de la guerre de libration. Rarement, les errements de 1954-62 sont cits, pour attnuer les curiosits et faire une criture sereine et courageuse envers les gnrations qui la lisent, sans lavoir vcue.

LES TARES POUR AMADOUER LHYPER-GLORIFICATION,

qui sert les rentiers de la prdation conomique.

Passons le sujet des harkis, parlons de ce qui est secret et interne au FLN de la libration.

Les clans qui ont mont des complots, la mort d’Abane Radhane est marquante.

Melouza, le village dalgriens massacrs parce que ses habitants taient jugs proches de larme franaise.

La bleuite , 1956, qui est le refoulement des jeunes, dserteurs de larme franaise qui ont rejoint lALN habills de leurs tenues bleues (les vertes habillaient les anciens) rservs aux nouveaux recrus, a pouss de les souponner dintrusion des services secrets franais.

La place des tudiants, en dbut mai 1956, au sein des combattants algriens, na pas t accepte sans lintervention du chef Abbane Ramdane.

Les communistes, notamment le maquis dit de matre Lamrani que vient de rapporter quelques uns de ses dtails, Rachid Boudjedra dans son dernier roman les figuiers de Barbarie , reste comme un mystre

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