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La répression en Algérie avec des accusations fallacieuses aux relents fascistes.



Modifier ou changer le pouvoir : la bataille entre les carriéristes et les jeunes addicts au progrès


jeudi 18 juillet 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


La dissolution du parti FLN dont le sigle usurpe un symbole de la mémoire collective n’est pas la seule idée des Algériens avides de redresser leur pays et qui sont résolument décidés de lui changer les meubles. Juger Bouteflika ou bien restituer les biens immeubles ayant été du patrimoine de l’Etat qui ont été chapardés, se rajoutent à plein d’autres actions. Comme demander des comptes aux responsables de la décadence qui a été la gouvernance maintenant contestée...

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Deux projets de société se bousculent en Algérie. Celui des réactionnaires, assombri par de pseudos constantes. Et celui des progressistes qui s’alimentent des valeurs universelles. Les Berbères exigent démocratiquement qu’on tolère leur culture ainsi que la liberté religieuse. Ce qui énerve les conservateurs islamiques qui ont le soutien des nationalistes, tel le frein donné à la poursuite de conquête arabe de l’Afrique du Nord. Un sentiment d’altérité nourrit la révolte actuelle, déclenchée dès 2019...

- L’interminable menace en Algérie a besoin d’une transparence aux journalistes. 15 juillet 2019

Une liste de 13 personnalités a été révélée, dans le sillage du forum de transition tenu le 7 juillet, pour continuer l’improbable dialogue en Algérie. Entre opposants dans la rue et les rouages ankylosés, la panne politique est devenue une vraie crise. Les premiers sont déterminés de renverser le système et les seconds emprisonnent des citoyens avec une justice sans transparence.

Le processus avec lequel se développe le mécontentent en Algérie s’est scindé en deux tendances distinctes. Un cadre de travail inventé par les décideurs qui se précipitaient sur le vote est, d’un côté, truffé d’incohérences systémiques, il poursuit la feuille de route du dernier forum. Et de l’autre, en face, une autre alliance des partis qui se revendiquent de la mouvance démocratique, rejette les jonglages de l’autorité décapitée de son parrain l’autocrate Bouteflika.

La révolution ayant pour deux causes, essentiellement l’absence d’émergence économique et le recul des libertés, fait rêver les démocrates algériens. Lesquels tentent de mieux s’organiser, après que les islamistes ont, avec la complicité des sbires de la rente, infligé une extermination des élites pluridisciplinaires qui les représentaient.

Le mouvement populaire qui a contraint l’ancien diplomate de renoncer à briguer un autre mandat, un 5ème, a explosé en février pour le faire démissionner en avril, une fois que les militaires ont été aiguillonnés d’agir. Même si l’ancien gouvernement a été remplacé, laissant place à un exécutif transitoire alors que l’armée gère le pays, il reste encore toutes les rénovations du personnel qui s’accroche à ses privilèges. Ce qui alimente encore la révolte.

- Parachèvement de l’indépendance en Algérie : le peuple se libère de la légitmité historique 14 juillet 2019

Dans la perspective d’une élection présidentielle d’ici 6 mois, acceptée par la population mais conditionnée par la non-entremise des anciens seigneurs, les responsables et les activistes quêtent une sortie d’une crise qui à la longue devient contreproductive. Le peuple est totalement convaincu de réaliser le changement qui a un visuel clair, pas de retour des prédateurs qui sont véritablement mieux organisés que les contestataires.

L’arrêt de la transition politique en Algérie est bien réel. Après 90 jours, le 9 juillet était la fin de l’intérim de Bensalah. Alors un dernier bricolage du conseil constitutionnel lui accorde encore 3 mois, sans que cela ne se conforme à l’échéance électorale qui n’est pas officiellement fixée. La réalité veut que sans pouvoir les nommer les Algériens croient qu’ils existeraient des remplaçants aux anciens dirigeants. Or qui sont-ils ?

Ce qui advient donc, sur la base de l’impopularité d’Abdelaziz Bouteflika, la problématique de l’absence d’alternance politique est sur sa rampe de lancement. Les vendredis de manifestation qui devaient être l’opportunité des conservateurs et des islamistes pour la traduction des idées archaïques, sont devenus des rendez-vous où la femme algérienne s’était rassurée, en dépit de moult menaces rendues publiques et partagées dans les réseaux, de la force d’une révolution démocratique. Que nous avons désigné par la #RND (Révolution Démocratique Nationale).

Le pacte de l’alternative démocratique, dont les signataires appellent à l’arrêt immédiat de la répression, la libération de Louisa Hanoune, de Lakhdra Bouregaa et de tous les détenus d’opinion. Ces organisations partisanes exigent aussi l’ouverture du champs politique et médiatique, qui est déjà monopolisé par les directives du camp du pouvoir...

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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