POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Tuerie massive au centre du Mali : justice pour ce génocide sera protectrice à d’autres !



L’information manquante, complice par omission, les médias lourds interprètent bien leurs sujets...


dimanche 24 mars 2019
par Azouz Benhocine


Des fois expulsés comme en Mauritanie en 1989, emprisonnés dans des camps comme à Boiro en Guinée et souvent massacrés, comme lors de cette terrible nuit du 22 au 23 mars 2019 au centre du Mali, les peuls sont minoritaires dans les pays africains où ils vivent. Ils sont aussi exposés aux violences d’où qu’elles proviennent, dont la lutte contre le fondamentalisme les cible aussi...

Voir en ligne : Notre dossier Mali

Les tueries massives en Afrique sont souvent ignorées par les lourds médias qui se consacrent d’abord aux pays dont ils sont les outils de la communication d’information sociétale. Au matin du samedi 23 mars, le Mali s’est réveillé avec l’information des massacres de populations dans deux villages peuls du centre du pays. Au dernier bilan, c’est au moins 135 morts.

C’est dans un contexte où les violences partent en quasi escalade, depuis le début de l’année, que cette nouvelle barbarie se produit. L’état de carence de l’ensemble des institutions laisse champ libre à l’insécurité. Des zones entières sont vidées du moindre signe de l’autorité publique.

- Afrique de l’ouest, dans la chronique du terrorisme, mise à jour d’un formatage ! 5 mars 2018

D’après diverses sources qui décrivent des actes horribles, le premier village où des assaillants, habillés en chasseurs traditionnels, ont frappé est Ogossagou. Le second, distant de deux kilomètres est Welingara. Les tueurs n’ont épargné aucune âme, ils ont assassiné les habitants qu’ils ont trouvés sur place.

Des milices communautaires tentent de parer aux éventuels actes de délinquance. Le groupe d’autodéfense des dogons nommé Dan Amassagou, a annoncé le 20 mars par communiqué qu’il effectuera des patrouilles. Des bandits armés rodent dans la zone où s’est déroulée cette tuerie qui a fait un énorme impact chez les citoyens maliens.

La Fédération internationale des droits de l’homme a, dans son dernier rapport de novembre 2018, que vous pouvez consulter ICI, raconte d’une manière éloquente que la prévention pour un tel massacre devait être faite. Ce qui allait finalement advenir, semble ne pas réveiller l’émois dans les pays occidentaux.

Il s’agit majoritairement de victimes « peules », l’ethnie éparpillée dans pas moins de 15 pays africains, où généralement ils sont minoritaires. La plus forte concentration de cette population, nomade et consacrée le plus souvent au pastoralisme, se trouve en Guinée.

- L’Afrique prochain fief des terroristes, après le Moyen-Orient. 20 octobre 2017

Pays où le dictateur Sekou TOURE, avait inventé le concept de "complot Peul", supprimant physiquement ses opposants sans gênes quand il s’agit de peuls. Mais dans tous les autres contrées africaines, les discriminations et les exactions ne les épargnent pas.

Les estimations tablent sur 3 millions qui vivent au Mali où s’est déroulé ce génocide dont les auteurs restent à déterminer. Les indications, recueillies aux premiers abords, soulèvent la présence des groupes islamistes qui s’adonnent au terrorisme, notamment Boko Haram et AQMI.

Même si les fanatiques de l’islamisme ne sont pas impliqués dans cette cruel fait, ils ont attisé les clivages interethniques, car les peuls à majorité musulmane ne se livrent à une pratique djihadiste de leur piété. Ce sont bien des confrontations communautaires entre Peuls et Dogons qui e sont l’origine de ce massacre.

Une vraie furie, racontent quelques rares témoins qui ont fui quand la descente s’effectuait. Dans la fin d’après-midi du dimanche, les recherches sont encore en cours pour trouver d’éventuelles victimes qui ont été rattrapées et tuées par les auteurs.

Dénoncer les criminels et les traduire devant la justice internationale pour crime contre l’humanité, est absolument un objectif imminent pour les autorités maliennes et de toute la région de l’ouest africain.

Description de cette image, également commentée ci-après
Femme peule du Niger.

Populations significatives par région
Drapeau du Nigeria Nigeria 16 800 000[1]
Drapeau de la Guinée Guinée 4 200 000[2]
Drapeau du Sénégal Sénégal 3 452 000[3]
Drapeau du Mali Mali 3 000 000[4]
Drapeau du Cameroun Cameroun 2 900 000[5]
Drapeau du Niger Niger 1 620 500[6]
Drapeau de la Mauritanie Mauritanie 1 260 000[7]
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso 1 200 200[8]
Drapeau du Tchad Tchad 580 000[9]
Drapeau de la Gambie Gambie 324 000[10]
Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau 320 000[11]
Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone 310 000[12]
Drapeau du Ghana Ghana 4,600[13]
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d’Ivoire 1,800[14]
Population totale de 35 à 40 millions[15]

Répondre à cet article