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Est-elle Web-2.0, la révolte qui en Algérie est raffermie d’un civisme inédit ?



Les manifestations crédibles n’adviennent pas des prières du vendredi, ni d’un match de football !


mercredi 27 février 2019
par N.E. Tatem


Bouteflika vient d’être mis à nu par un paquet d’archives déclassifiées en France. L’ébullition de la rue vise clairement un adultérin président. L’Algérie, bien avant la Turquie, est le 1er pays à avoir légalisé l’islam politique. Elle a fourni le 1er contingent, après les Afghans, en nombre de "djihadistes" en Afghanistan. Ceci dit, pour terrifier son propre peuple, l’ancien parti unique qui usurpe le symbole "FLN", avait importé les prédicateurs Azharis. Et l’actuel raïs, s’en passe de vrais hôpitaux, a fait une mosquée dans l’espoir de lui faire porter son nom !

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Les partisans du changement en Algérie ont finalement démêlé les critères essentiels du filet tendu par les islamistes qui se croient être les seuls en capacité d’encadrer la société et ses séditions. Maintenant les citoyens espèrent manifester en êtres émancipés, sans passer par la case de la prière hebdomadaire du vendredi ou bien par le "Hooliganisme" du stade de football.

Quand on manifeste en Algérie, à la fin on nettoie le parcours. Tout au long de ce dernier, des épiciers, tout juste capables de réaliser la recette leur permettant de payer le loyer de leur boutique, mettent à la disposition du public des bouteilles d’eau pour, avec l’ensoleillement de février, assouvir la soif des marcheurs.

- Pour addiction au trône, Bouteflika est devant un inexpugnable printemps algérien 27 février 2019

Oui quand on fait le calcul générationnel, les protestataires en Algérie ont l’âge d’Internet. D’ailleurs leur enthousiasme semble venir directement de Facebook, avec un smartphone à la main. Pour nous, chez Populi-Scoop, nous avons songé qu’il manquerait aux jeunes un profil qui respire la félicité de « Bernie Sanders ». Un chef qui soit démocrate, socialiste et qui n’aurait de la classe politique, seulement d’avoir été un parvenu par piratage...

Les Algériens vivent l’euphorie du changement, mais le cynisme et la cruauté d’une base, par le passé s’était illustrée depuis la « marocaine » Oujda, d’avoir non seulement caché les cadavres d’Amirouche et de Si-Lahouaesse, mais aussi d’avoir asphyxié avec un mètre de fil de fer tranchant, un architecte nommé Abane qui avait dessiné le schéma d’un sinueux sentier parsemé de cris de liberté.

Beaucoup d’observateurs locaux ont remarqué que la police et l’armée ont désobéi à la caste dirigeante, ne voulant pas pratiquer la violence. La déferlante est tellement forte et légitime, qu’elle a sidéré ces agents qui constatent avec amertume l’image du président traîné par sa mafieuse fratrie, telle un otage physiquement ligoté par la maladie. Puis les journalistes du secteur public ne veulent pas à bout de bras "le cadavre encerclé" (titre d’une œuvre de Kateb Yacine).

- L’Algérie manifeste 2 fois pour décanter les volontés de changement et d’Anti-5è mandat 25 février 2019

Les choses ont changé depuis 2011, l’année du printemps arabe. Le travail des années, cependant, n’a pas tourné le dos à la fête iconique où la fierté a aussi ses aspirations. En Algérie un nouveau système national de soins pour tous, avec lequel le plus puissant des généraux, et même le raïs, préférera mourir dans un lit d’hôpital, du côté du M’Zab ou de l’historique ligne frontalière parsemée de mines anti-personnel.

Mais delà à croire à une consolidation du projet de société émancipé des âmes noires qui prient continuellement pour se faire des squelettes propres des pêchés répétés, les Algériens veulent d’abord se débarrasser de cette tête prisonnière de son entourage familial. L’appareil bureaucratique a recruté d’un camp de véreux et pervers « politiciens », de bien familiales sensibilités encadrées au sein d’un faux FLN…

Un salaire minimum national équivalent à 10 USD / heure, conviendrait que si des taxes plus élevées seront prises des Hadad et autres Cévital. Comme des entreprises extrêmement riches ont pu, depuis le « trabendo » de Chadli, se construire des fonds et des labels, elles ont aussi trouvé des « radicaux » suspectés de leur piété quasiment venue dans des valises différentes de celles libératrices portées par les réseaux Johnson.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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