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D’origine palestinienne, Nayib Bukele élu président d’El Salvador



Dans un processus électoral sans incident, UN citoyen aidé par une ancienne guérilla marxiste


lundi 4 février 2019
par Azouz Benhocine


Le plus petit Etat d’Amérique Centrale vient d’élire, dimanche 06 février 2019, son chef d’Etat. Nayib Armando Bukele Ortez, son nouveau jeune président, est appelé Nayib Bukele. Âgé de 38 années , né le 24 juillet 1981, il est passé dès le 1er tour, avec plus de 54% des suffrages, selon le conseil électoral officiel du pays.


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C’est dans cadre de la Grande Alliance pour l’unité nationale (GANA), de centre droit, et aussi il est le candidat du « Front Farabundo Martí » de libération nationale. Il a évité un second tour de scrutin qui devait se tenir pendant le mois de mars, 54% des vois raflés dès le 1er tour.

Il était en course avec Carlos Callejas, de l’Alliance républicaine nationaliste de centre-droit, qui s’est contenté d’environ 32% des voix, tandis que Hugo Martinez du Front de libération nationale Farabundo Marti (FMLN) de centre-gauche a obtenu près de 14% des voix et Josue Alvarado a remporté moins de 1% des suffrages exprimés, selon le conseil.

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Son parcours est aussi spécial, au regard d’abord de sa jeunesse, mais aussi de l’origine de sa famille, dont les ancêtres sont palestiniens. Ces derniers, étaient arrivés, avec nombreuses autres communautés de la même région du Moyen-Orient, au début du 20è siècle aux Amériques.

Avant d’arriver à la tête du pays, Nayib Bukele a été élu maire de la municipalité de Nuevo Cuscatlán en 2012 avec 49,72 % des voix, ce qui démontre à quel point il est apprécié. Puis en 2015, il devient maire de la capitale, San Salvador, avec 48,47 % des voix.

La formation politique avec laquelle il s’est fait élire, est le « Front Farabundo Martí » de libération nationale, pour laquelle il est le second président dans un pays qui vit l’énorme problème de la migration des jeunes.

Son parti s’est constitué en 1980, avec alliance de groupes de guérilla marxistes. Et avant lui, de 2009 à 2014, Mauricio Funes Cartagena, né en 1959, a occupé la haute fonction. Puis revinrent les deux partis traditionnels qui ont longtemps dominé la politique du pays.

Le plus petit d’Amérique centrale, avec quelques 6.5 millions d’habitants, dont un tiers vit sous le seuil pauvreté, et d’une superficie de 20 742 km². Nayib avait pour rival principal Carlos Calleja, de la conservatrice Nation Republican Alliance (ARENA).

La campagne électorale de Bukele comprenait des promesses de lutte contre la corruption et de mettre fin à la violence des gangs, qui sont renommés avec l’appellation de « Mara Salvatrucha et la Ms13 ». Leur spécialité dans la délinquance est le transfert des stupéfiants sur l’ensemble du continent.

Leur pays, comme le voisin Honduras, n’en produit pas. Mais il est situé aussi sur l’itinéraire des convois venant particulièrement de Colombie. Dernièrement parmi la vague migratoire se dirigeant vers les Etats-Unis, les 2 contingents de ces 2 pays ont plus de marcheurs.

Pendant 3 décennies l’extrême droite représentée par l’Alianza Republicana Nacionalista (ARENA) a gouverné. Elle s’est opposée à la guérilla qui a duré douze ans, de 1980 à 1992, faisant une centaine de milliers de morts. Un accord a mis fin au conflit interne, mais l’essor économique reste à faire.

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Homme d’affaires lui-même, comme son père, Armando Bukele Kattán, qui était très connu par ses prospères activités de commerce. Et il officiait comme un imam local. Sur ce jeune président, un article, du journal numérique El Faro, rapporte qu’à tout juste 18 ans, il dirigeait déjà une entreprise.

Actuelle il est le propriétaire de Yamaha Motors El Salvador, une entreprise qui vend et distribue des produits Yamaha au Salvador. Il a également été, par le passé directeur et président d’OBERMAN, SA DE CV.

Sa trace dans la capitale du pays est la "Plaza Morazan", dans le centre historique de San Salvador. Il est l’un de ses projets phares de revitalisation durant son mandat de maire. Il prendra ses fonctions le 1er juin pour un mandat de cinq ans.

Image illustrative de l’article Front Farabundo Martí de libération nationale
Par JarouldTravail personnel

Logo : Front Farabundo Martí de libération nationale (es) Frente Farabundo Martí para la Liberación Nacional

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