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Il était une fois « Le Premier cri »

Ouvres les yeux, le monde t’attends.



Waou ! Weaou ! Wein ! Encore une bouche de terrien. Elle crie d’abord pour mieux digérer d’être parmi nous.


dimanche 4 novembre 2007
par lsl95


Gilles de Maistre, dans son film documentaire, s’est attardé sur le début de la vie. Nous assistons donc aux derniers jours, aux dernières minutes, aux dernières secondes qui séparent bébé de la vie extérieure et organisme en gestation, jusqu’à son fameux premier cri. Cri de souffrance, cri de délivrance, le thème de la maternité et de la naissance sont t traités tout en finesse et en douceur.

Aucun d’entre nous ne se rappelle du premier son qu’il a émis et pourtant quelles émotions celui-ci a suscité chez nos parents !

Gilles de Maistre, dans son film documentaire, s’est attardé sur le début de la vie. Nous assistons donc aux derniers jours, aux dernières minutes, aux dernières secondes qui séparent bébé de la vie extérieure jusqu’à son fameux premier cri.

Dix femmes vivant aux quatre coins du globe, de l’Amérique du Nord à l’Amazonie en passant par Mexique, la France, le désert sibérien, le continent africain et l’Asie, autant de technique d’accouchement de la plus moderne à la plus ancestrale. En ce jour d’éclipse totale sur la planète le réalisateur nous invite dans l’intimité qui précède ces derniers instant.

Ce film nous donne également à réfléchir sur la conception de la naissance que se font les pays du monde. Elles sont aussi différentes et variées que nous le sommes nous-même. Accouchements à la chaîne, à l’hôpital de Hô Chi Minh-ville en Chine avec plusieurs femmes par salle de travail. Le moment magique de l’accouchement est déshumanisé. Ou parmi les dauphins sur une plage paradisiaque au Mexique. Ou bien sans surveillance médicale. Le film nous enseigne également les rituels qui entourent cet acte dans les différents pays : sacrifices, prières, offrandes aux dieux…

Il s’en dégage une extrême poésie. Celle-ci est renforcée par une très jolie fable étiologique qui nous explique l’origine de la fossette située sur notre lèvre supérieure.

Un film pudique et émouvant

Gilles de Maistre nous fait entrer dans l’intimité de ces femmes avec pudeur et discrétion. Pas de commentaires inutiles qui gâcheraient l’émotion des images. "Le Premier cri" est un film pudique et émouvant, deux sentiments qui sont traités avec une extrême justesse. Le spectateur que nous sommes partage les joies et les peines des familles. Le dépit de cette femme indienne vit dans la pauvreté et accouchant son quatrième enfant qui s’avère être une fille, la troisième. Lorsque que l’on sait que l’Inde est un pays où les parents doivent payer pour marier leurs filles, on comprend la détresse qui se lit dans son regard. On retrouve néanmoins la même joie des parents que se soit leur premier enfant ou leur cinquième.

Cri de souffrance, cri de délivrance, le thème de la maternité et de la naissance sont t traités tout en finesse et en douceur.

« Le Premier cri »,film documentaire de Gilles de Maistre.

Leslie Girard

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