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Bouteflika transforme en "coup d’épée dans l’eau" les manifestations !



La règle du despote n’a pas bougé, le programme de mourir au trône est maintenant acquis


lundi 11 mars 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Sans consultations et ni dialogues, au moins comme formalité diligentée pour la forme, Bouteflika joue avec les nobles intentions du peuple. Comme il l’a fait déjà à maintes reprises, en recourant à la désignation (ou proposition) de commissions ou en modifiant des calendriers au gré de son appétence à gouverner !

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Logiquement, le 28 avril prend fin son mandat à la tête de l’Algérie, dernière mandature à avoir été volée au peuple, au détriment de ses lois dont la constitution et de la plus basique moralité politique. Donc les décisions émanant de cette présidence, au-delà de cette date, seront frappées de caducité.

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C’est aux militaires de se prononcer. Le même scénario a été vécu par l’Algérie avec un certain Ali Kéfi. Ce dernier avait succédé à feu Mohamed Boudiaf, assassiné à Annaba, par l’un des garde-du-corps. Bouteflika obtient donc une prolongation, dégoupillant la moindre faculté de l’arrêter. Il continuera de présider un pays qui a connu de grandes manifestations le contestant, malgré ça il persiste.

Pour rappel, après l’acte qui a coûté la vie au président Mohamed Boudiaf le 29 juin 1992, Ali Kéfi a repris le témoin-relais à la tête du pays. Mais en s’installant, il dit à l’armée qu’il allait décréter l’état d’urgence et suspendre même la démocratie. Ce qui lui a été refusé. C’était le cas de freiner la démocratie à laquelle la population aspirait pleinement, comme présentement. Et que les islamistes juraient aussi de leur côté de la lui abolir.

L’armée a été astreinte de convoquer un général à la retraite nommé Liamine Zeroual. Lequel organisa des élections aux assemblées locales et nationales, pour les deux chambres. Zeroual s’est fait élire, à 2 reprises, selon une course avec d’autres candidats. En plein second mandat qu’il n’a, d’ailleurs, pas terminé, il engagea, en 1999, une présidentielle qui a vu arriver Bouteflika, sorti d’une traversée du désert.

Bouteflika se prononce par un renoncement à un 5ème mandat et en même temps « Il n’y aura pas d’élection présidentielle le 18 avril prochain. », dit-il dans son ultime correspondance. Il rajoute « Le report de l’élection présidentielle qui a été réclamé… » Or très peu a été revendiqué le « report », quand même 21 candidats attendent leur proclamation dans la course.

Mais aucune date n’est avancée pour son départ. Il reste au pouvoir jusqu’à accomplissement d’un processus qu’il a, sur-mesure à son cas, même fixé. « … j’ai décidé de procéder tout prochainement à des changements importants au sein du Gouvernement. »

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La seule date avancée est dite ainsi : « La conférence doit s’efforcer de compléter son mandat avant la fin de l’année 2019. » Laquelle il lui est enjoint la mission d’élaborer le projet d’une constitution. Ce qui veut inéluctablement qu’il s’agit d’un référendum sur un texte constitutionnel et pas la moindre éviction du président.

Voici donc un coup de maître, comme nulle part ailleurs un manœuvrier ne l’aurait réussi. L’histoire d’une commission chargée de concertations est, comme par le passé, revenue en grande forme pour noyer le poisson dans son eau. L’élection présidentielle qui aura lieu dans le prolongement de la conférence nationale inclusive.

Et encore moins pour ses entreprises de nouvelle constitution et conférence de dialogue national. Cependant il est fait prolongation du règne qui, jusqu’à là, n’a pas sorti l’Algérie de la décadence économique et culturelle.

Dans son message adressé lundi, dit-on à la nation, le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé le report de l’élection présidentielle du 18 avril 2019. Une quelconque autre échéance, reste inconnue. Il a utilisé cette phraséologie : « … la tenue de l’élection présidentielle à une date techniquement appropriée en tant que jalon de gouvernance dans la vie institutionnelle et politique… »

Quant à sa décision de ne pas briguer un 5ème mandat à la magistrature suprême, il n’est pas tenable qu’une telle candidature soit encore plausible. « Il n’y aura pas de cinquième mandat et il n’en a jamais été question pour moi, mon état de santé et mon âge ne m’assignant… »

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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