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Ce que Poutine a précisé sur l’intervention en Syrie



L’armée syrienne peut toujours avancer


jeudi 17 mars 2016
par Gros Emile


Cinquième année des troubles en Syrie, un anniversaire où il est question de citer sans hésiter les intervenants. La Turquie est derrière le Daesh, avec la porosité de ses frontières utiles aux transferts des armements et des djihadistes. A ses côtés, l’Arabie Saoudite a préférence pour Djabhat Enosra. Et en face la Russie soutient le régime en place, décideur officiel qui est son partenaire de vieille date, principal ciblé par ces ingérences.

Voir en ligne : Notre dossier : Syrie

Nous vous conseillons cette vidéo, filmée par deux filles en caméra cachée, dans les méandres islamo-terroristes de Mossoul.


Les méandre de Raqqa sous ISIS par Populi-Scoop

L’implication des forces politiques régionales dans les troubles syriens n’est plus à démontrer. Les pays occidentaux, commerçants d’armes et obéissant aux fins d’intérêts, de leur côté, approuvent tacitement le complot associant qataris, saoudiens et turcs. Ces derniers ont, comme pions de la diplomatie, d’autres opposants syriens vivants dans des salons de luxure à leur solde.

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La guerre civile en Syrie a détourné une demande populaire de démocratie, voire de fin de dynastie... Les islamistes à la solde des monarchies arabes et des islamistes d’Ankara ont avancé des stratégies qui ne leur promettent, en conséquence, point de paix ! Mais la Russie a décidé d’intervenir directement aux côtés du régime contesté depuis 2011

Quelques heures avant les dernières rencontres de l’ONU pour des accords de paix en Syrie, le président Poutine balança une falaise sur la mare qui a éclaboussé de ses éclats la parodie de négociations. C’était un vrai coup de maître qui a donné le ton au retour de la paix et même de la victoire de son allié le régime tenu par Bashar Al-Assad.

Nouvelles précisions sur le retrait partiel.

Le chef de l’Etat russe vient de reformuler sa déclaration, afin que les gardiens des affaires du Monde comprennent sa démarche. S’exprimant aujourd’hui, 17 mars soit 3 jours après, il précisa « La Russie pourrait intensifier sa présence militaire en Syrie à nouveau… » Au bon entendeur de méditer !

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La portée de la conduite diplomatique de la Russie dans la crise syrienne n’a jamais été autant signifiante et appréciée dans le monde des médias, ainsi que les consciences des humains préoccupés de politique. Le dirigeant russe a déclaré que la petite force de frappe laissée sur place, est assez suffisante et capable, pour aider les forces fidèles au président syrien à continuer d’avancer.

Dans une dépêche de Reuters, les propos du président russe devant un auditoire de plus de 700 membres de l’armée, lors d’une cérémonie de remise des prix, ont été reproduits ainsi : « Je suis sûr que nous allons avoir des succès nouveaux et sérieux dans un avenir proche. » En particulier, il a dit qu’il espérait que : « … la ville antique de Palmyre, qui est détenue par l’Etat islamique, allait bientôt tomber aux forces de l’armée régulière. »

Une leçon russe au nom de la prévention stratégique.

Poutine, s’adressant à des horizons plus larges de part le Monde, a donné le prix approximatif de l’opération russe en Syrie. C’est une première fois, glasnost oblige, qu’il présente la facture et montre l’institution de son pays qui paie les opérations au Proche-Orient.

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La totalité des dépenses est de 33 milliards de roubles (481,89 millions $), elle a été prise du budget du ministère de la défense et de la rubrique des dépenses exceptionnelles, en temps de guerre. D’autres frais, aux coûts non-encore déterminés, seront encore encourus, après coup.

Poutine a expliqué, afin de remplacer les munitions et les armes ainsi que pour effectuer des réparations, d’autres dépenses vont être effectuées. Alors que le retrait est partiel, selon cet exposé, où le président a rendu compte de sa décision d’intervention et du commencement du retour, des soldats et des avions y sont encore sur le front...

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