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L’implosion de la Libye : sanctuaire idéal pour le terrorisme



Février 2016 : 1ère destination des "djihadistes", Misrata...


mardi 16 février 2016
par Azouz Benhocine


Visiblement l’idée d’une intervention militaire en Libye ne fait pas unanimité pour les pays qui en ressentent la menace. Les interventionnistes atlantistes ont habitude d’envahir des pays, comme l’Irak, semblent être en plein étude de la stratégie à adopter sur le terrain. Les voisins, l’Algérie et la Tunisie ont accordé leur opposition, refusent toute ingérence dans les affaires intérieures libyennes.

Voir en ligne : Notre dossier : Libye

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A se demander qui est menacé et qui ne l’est pas ? A court terme, en cas de domination des terroristes en laissant à leur merci une population désarmée et des institutions déchiquetées, les deux pays du Maghreb voisins, Tunisie et Algérie, seront les premiers atteints. Mais les deux estiment que c’est un problème interne au pays, à qui on doit l’encouragement du processus d’un gouvernement d’union nationale. Paradoxalement, la chose n’a que peu de chance d’aboutir.

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Khemaies Jhinaoui et son homologue algérien Ramtane Lamamra, réunis à Alger pendant le 13 et 14 février, ont réaffirmé leur refus d’une intervention militaire étrangère en Libye. Alors que le nombre de jihadistes ne cesse d’augmenter, les combattants du Monde se tournent de plus en plus vers la Libye, les chefs des diplomaties algérienne et tunisienne se montrent insistant pour accélérer la composition d’un gouvernement d’unité.

Le nombre de combattants islamistes est passé de 5 000, selon les estimations des responsables de l’administration américaine, communiquées jeudi 4 février. En début de l’année les estimations des autorités américaines tablaient sur 2 000 à 3 000 jihadistes dans le pays. Des militaires libyens ont déclaré que des Irakiens dirigent la ville de Misrata, où est né Kadhafi.

A long terme, ce qui est aussi une conséquence si un sanctuaire islamiste est créé en Libye, les pays européens seront plus vulnérables. Voire comme nous l’avons signalé, les islamistes armés concentrés actuellement à l’est d’Afrique du Nord, désirent rapidement une autre tactique, en s’attaquant à des bateaux en méditerranée.

Le retard pris par les responsables libyens dans la formation du gouvernement, leur handicap pour un dialogue national entre les forces qui négocient sans concrétiser leurs engagements, sont devenus d’une gravité régionale. Alors que les islamistes locaux maintiennent un diktat, ayant une forte complaisance avec les djihadistes installés sur les côtes maritimes du centre du pays, font tourner en bourrique la diplomatie internationale et les impuissants dirigeants officiels.

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