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59 terroristes abattus au Sinaï en Egypte



La cruauté du Daesh et la politique de l’opposition des "Frères musulmans"


mardi 21 juillet 2015
par Gros Emile


C’est en riposte a deux attaques simultanées de postes de contrôle relevant de l’armée, qu’une traque a été déclenchée derrière des assaillants que 59 terroristes ont été abattus dans le désert du Sinaï en Egypte. Un assaut généralisé des islamistes armés liés aux "Frères Musulmans" a visé, le 2 juillet, plusieurs commissariats et casernements de l’armée, causant pas moins de 102 morts. Le terrain du Sinaï est disputé entre deux forces, l’armée officielle d’un côté et de l’autre des hordes de voyous s’adonnant au djihad...

Voir en ligne : Notre dossier : EGYPTE

L’Egypte revit le scénario de la « décennie noire » en Algérie, pays qui encore n’est pas sortie du joug de l’insécurité de l’islamo-terrorisme. Cette fois c’est à la solde des « frères », un parti politique sectaire vecteur de l’islamisme mondial. Comparables, ces deux expériences d’Afrique du Nord et du contexte arabe, elles comportent le putsch militaire qui évite, à la communauté nationale, l’épreuve de la théocratie de l’Etat islamique.

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Dans la solitude, voire même l’hostilité et l’adversité, Al-Sissi refait ce qu’un certain Zeroual, encore vivant et bercé par l’anonymat dans son patelin « chaoui », a réalisé en moins de deux mandats à la tête de l’Algérie. Juguler le déchaînement de la criminalité politique liée aux « Frères Musulmans » qui de l’évincement du président Morsi reproduit, les atrocités du Daesh et le djihad anti-démocratie, constituant ainsi la seule menace.

Le jour où l’Egypte reçoit ses 3 premiers « avion-rafales », lundi 21 juillet, sur une dizaine payée par l’Arabie Saoudite, la première grande expédition anti-terroriste s’est déroulée au désert du Sinaï. Ces derniers jours des attaques simultanées sur des commissariats et des positions de l’armée ont causé des dizaines de morts parmi les militaires. L’objectif de tenter de gouverner des territoires, se joue entre l’armée et les islamistes dans cette province désertique.

La solitude de l’armée égyptienne rappelle l’isolement du bloc des "généraux" algériens.

Cette opération a fait le score de 59 criminels abattus et 7 soldats morts en service. C’est une déclaration du brigadier-général Mohammed Samir, porte-parole de l’armée qui a donné ce bilan. En Egypte les militants des droits de l’homme prennent, comme en Algérie aussi des journalistes, l’habitude crédule de la défense des islamistes.

Pour citer les complicités visibles avec les terroristes, il y a les islamistes d’Ankara et certaines monarchies arabes de la région attachées à la charia islamique. Dernièrement le journaliste d’Al-Jazeerra Lire nos articles qui interviewait les terroristes à visage caché, sur la chaîne qatari où il mène une campagne hystérique contre Al-Sissi, a été interpellé, par Interpole sur mandat du Caire, puis relâché en Europe.

Le désert d’Egypte restitué lors des accords de « camp David » de 1978, des mains d’Israël qui l’a occupé depuis la défaite arabe de 1973, le Sinaï, est le terrain de prédilection du terrorisme depuis la révolte de 2011. L’armée égyptienne vit la phase d’élimination des fanatiques qui s’attaquent à ses postes de contrôle, dans une région bédouine devenue fief des « djihadistes » des « Frères Musulmans ».

La république égyptienne, l’une des plus anciennes du Monde Arabe, dont les institutions militaires et de justice pourchassent les militants de la criminalité politique, qu’un certain angélisme a élue la sacralité, défend sa population. Dans certainement dans l’indifférence, voire la complicité médiatique, la bataille contre le terrorisme en Egypte est commencée, elle promet d’être courte.

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