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Algérie : Hamrouche puis Bouteflika saluent la vigilance de l’armée



Un signe de départ de Bouteflika désavoue le faux FLN !


mardi 18 février 2014
par Azouz Benhocine


Au crépuscule du règne Bouteflika à qui l’élection présidentielle du 17 avril mettra fin, la crainte d’une succession malavisée, grandit chaque jour puisque l’Algérie ne tempère guère ses gâchis. L’atmosphère de la carence d’un remplaçant dont la visibilité peut être rassurante, 50 ans d’indépendance n’ont pas relancé, stabilisé et clarifié les programmes de gouvernance, y compris ceux qui prendront dans 2 mois la relève.

Voir en ligne : Dossier : Le faux-FLN du clan Bouteflika gêné par le DRS

Ce climat a grandi avec l’attaque en règle du secrétaire du faux-FLN contre l’institution militaire et son puissant service secret le DRS. La phobie de l’éclatement du pays tient de plusieurs déficits.

Le Printemps Arabe qui mettait fin aux dictatures, comme celle du parti FLN et son personnel médiocre et corrompu, est devenu menaçant avec la présence islamiste qui a coûté chère à l’Algérie.

L’imperceptibilité des programmes des candidats entrés déjà en lisse est aussi une inquiétude partagée par à la fois la population qui ne sait à quelle pâture sera-t-elle encore une fois jetée et les observateurs qui ne voient aucun rattrapage des retards crédités au pays maintenu dans diktats claniques.

Ce fut à Hamrouche de sortir de son silence et en a fait de la situation intenable à la veille d’élection décisive. Sa lecture de réformateur libéral et conséquent (qui écoute) a été propulsée par sa déclaration du 17 février, laquelle traduit, à la veille de la présidentielle, la volonté de préserver « la sécurité, renforcer les avancées, corriger les distorsions et éliminer les failles » avec le rôle que l’armée a toujours assumé.

Le lendemain, c’est à Bouteflika de sortir de son mutisme, sans parler, depuis mais 2012, directement à la population. Le ministre des moudjahidine, Mohamed cherif Abbes qui, à l’occasion de la journée nationale du Chahid, a lu une déclaration. Affirmant que « le Département du renseignement et de la sécurité, en tant que partie intégrante de l’Armée nationale populaire, doit continuer à exécuter ses missions et attributions » pour recadrer les dernières dérives.

La bousculade pour le retrait de la centaine de dossiers, d’éventuels présidentiables, auprès du bureau réservé à cet effet au ministère de l’Intérieur, a alimenté autant d’incertitude que de risques quant à l’anonymat de la personnalité consensuelle pouvant succéder à l’actuel président qui garde un atout en main : le mystère s’il briguera ou pas une 4ème mandature…

Parmi les candidats ayant marqué pour l’instant le challenge de la scène politique, Ali Benflis fait figue de favori. Il a pris une avance en s’annonçant déjà depuis octobre 2013. Devançant les prétendants, il a réuni, dans la matinée du jeudi 13 février, quelques 250 anciens parlementaires dans son QG de campagne, situé dans les hauteurs de Ben-Aknoun à Alger. Auxquels il a fait la promesse de renforcer le rôle du parlement s’il était élu, de réconforter des carriéristes.

A ce stade, rien à y faire pour réconforter la confiance. Puisque s’attaquer à l’armée comme le fait le chef du parti FLN qui préconise Bouteflika comme candidat, est maintenant partout désavouée !

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