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Algériens ou Français, le bon escient de la doctrine canadienne envers les compétences.

L’intégration des exilés au Canada, démonte les faux débats français et les exclusions algériennes.

 

mercredi 4 mai 2011, par N.E. Tatem

CANADA, le parti NPD (gauche) est passé comme la 1ère opposition aux conservateurs au pouvoir. Les élections du 2 mai ont permis l’élection de nouveaux députés fédéraux, parmi eux des franco-algériens, souvent ayant subi l’exclusion dans leurs patries d’origine : la France ou bien l’Algérie.

Après la dissolution du parlement canadien, le 26 mars dernier, par le premier ministre Stephen Harper, des élections législatives anticipées se sont tenues le 2 mai. Un vote d’une motion de censure condamnant le gouvernement conservateur pour "outrage au Parlement", une première au Canada, a provoqué une crise qui a fait décider Harper.

A l’issue le vote fédéral, trois nouveaux députés d’origine algérienne et française viennent d’être élus au parlement canadien. Pour la première fois de l’histoire de ce pays, en ce qui concerne les algériens.

A regarder le rythme avec lequel se fait l’intégration de la communauté algérienne en France, où déjà la Nième génération des ressortissants d’un ancien DOM-TOM recherchent à vivre dans la décence, mais contrée pat le clivage de l’exclusion ouverte, cet exemple d’ouverture est édifiant... Il n’a pas entrepris un débat sur l’identité, et encore moins inventé des études de la présence nouvelle de l’islam dans la société, un pays ouvert à profiter de toutes les compétences.

Contrairement à l’ancienne métropole, les algériens ont découvert récemment au début des années 80 le Canada. Quand les bannissements des rentiers installés à la tête de l’Etat algérien qui frappent une frange des jeunes élites, d’ailleurs les plus douées, cet horizon à moitié francophone leur a été une terre d’accueil. En France un blocage vivace, que vient d’être vérifié avec le scandale des quotas dans les écoles de football. Des entrepreneurs et des universitaires, montrant des capacités à s’intégrer dans la sphère canadienne recevant encore chaque année des centaines de milliers d’émigrants de diverses nationalités et continents. Des personnes y trouvent leur meilleur destin. Sacré Quebec !

Parmi les 3 élus, le jeune Tarik Brahmi né à Lyon, il y a 41 ans. Il est d’abord diplômé, depuis 1991, comme Ingénieur de l’Université de Montpellier en Microélectronique et Automatique. Son père est originaire de Toudja (Bejaia, petite Kabylie), et lui est attaché aussi bien au Québec, où il est arrivé en 2002, qu’à son pays de naissance la France ainsi qu’à ses origines parentaux. Il a raflé 47,4 des voix exprimées, meilleur score parmi les deux autres nouveaux députés, dans la circonscription de Saint-Jean. Il s’est fait élire malgré son « nom arabe, son accent français et sa calvitie », le précise ce spécialiste des statistiques, alors qu’il a commencé sa vie professionnelle comme informaticien...

Djaouida Sellah, quant à elle, a été élue dans la circonscription de Saint-Bruno-Saint-Hubert dans la banlieue sud de Montréal. Arrivée au Canada en 1998, et s’est faite élire avec 44,6 % des suffrages exprimés. Médecin, formée en Algérie où elle a exercé pendant une dizaine d’années, elle est mère de trois enfants. Outre qu’elle a été médecin volontaire pendant la 1ère guerre du Golf, elle préside l’Association québécoise des médecins diplômés hors Canada et États-Unis. Militante de la parité homme-femme, elle a fait un travail de médiation en direction des nouveaux migrants.

Sadia Groguhé est née à Marseille, après avoir été conseiller municipal chargé de l’intégration dans le Sud de la France de 1995 à 2000. Elle a été élue dans la circonscription de Saint-Lambert dans la banlieue sud de Montréal avec un score confortable de 42.2%, et ce n’est qu’en 2OO5 qu’elle est arrivée au Canada en 200. Mère de quatre enfants, elle a une maîtrise en psychologie et travaille comme conseillère en orientation. « Je ne suis pas intégrée en France mais j’y suis née » dit-elle.

Le parti qui a présenté ces candidats est le NPD qui est le parti le plus à gauche dans le paysage politique canadien.

Créé en 1961 à l’initiative de l’ancien Parti social démocratique du Canada (PSDC) et du Congrès du travail du Canada (centrale ouvrière). Lors de ces dernières élections, il obtient ses meilleurs résultats depuis 50 ans, avec 30,6 % des votes et 102 sièges à la Chambre des Communes, il devient l’Opposition officielle, reléguant le Parti Libéral du Canada au 3ème rang.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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