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Bouteflika, après 2 ans de silence, un discours qui présume une nouvelle attaque en règle contre la constitution et la démocratie.

Un discours largement ancré dans le régionalisme et dépourvu de projets qui garantissent LES LIBERTES.

samedi 16 avril 2011- par Azouz Benhocine

Voilà deux années qu’il n’a pas fait de discours. Depuis l’époque qu’il a imposé un troisième mandat, en modifiant la constitution qui fixait à deux mandatures présidentielles, sans soumettre cet amendement à un scrutin populaire, il s’est rarement adressé à la population, qui a vécu moult déboires, dans le but de parler du régime politique. Même aux heures des grands départs, quotidiennement et par dizaine, des jeunes algériens sur des embarcations de fortune ou bien lors des 5 morts et les centaines de blessés du début de l’année, son silence concernant les questions institutionnelles a laissé sur sa soif son peuple.

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Appelé par une contestation qu’il n’a pas pu juguler et à laquelle adhèrent désormais les étudiants comptent l’amplifier, Bouteflika replonge dans la scène houleuse. Avec un discours qui ne présente aucune cohérence, ou réponse en lien, avec la grogne. Ses paroles dites le jour-même où des tentes de protestataires venus du profond pays, ont été installées sur la place de la Liberté à Alger et ont été dispersés par l’appareil répressif. Laquelle a été bardée, cette place, d’un grillage pour empêcher les manifestants de la CNCD qui viennent chaque samedi pour se regrouper, et que la police a chassé à coups de matraques…

LORS DE LA FALSIFICATION ANTICONSTITUTIONNELLE DE LA 1ère LOI

Le président algérien cherchant à sauver son image et son règne, de l’illégitimité établie avec sa falsification de la constitution, a tenté de rétorquer aux contestataires épris de refonder toutes les bases étatiques et regagner les libertés amoindries par les 50 ans de gestion dévoyée. Il a aussi choisi le jour d’ouverture de la manifestation « Tlemcen capitale de la culture islamique 2011 », ville dont il est originaire. Cette rencontre folklorique en rapport avec la religion qui a subi plus de manipulations que de valorisation, à laquelle prennent part plus de 25 pays, risquait de virer à une jonction entre révoltés des représentants des peuples invités.

LE DISCOURS D’UN CONVALESCENT QUI JETTE UN NOUVEAU DISCREDIT CONTRE LA CONSTITUTION ET LA DEMOCRATIE

Le raïs confirme, avec ses paroles partagées entre le miel et l’autoritarisme, les critiques de régionalisme avec lesquels le pays a été géré depuis l’avènement de l’indépendance. Comme toutes les autres formes de népotisme, ayant permis au FLN dirigiste (qui ne peut-être assimilé au FLN libérateur) à monopoliser la détention de l’autorité depuis 1962, le régionalisme dont ont fait usage les dirigeants qui se sont succédés à la tête de l’Algérie, est certainement celui d’un clanisme en liaison avec la géographie et le territoire.

Ce discours confirme la promesse faite le 24 février dernier, par un certain Bouâzi qui est conseiller de Bouteflika, devant le parterre acquis à la corruption et que le l’UGTA (le syndicat devenu celui du crime contre les travailleurs)...

Le pays a connu tous les tribalismes et les exclusions idéologiques, car divorcé de la démocratie qui embarrasserait les dirigeants semant les haines, les exclusions et les médiocrités. Et lors de ce dernier règne de Bouteflika débuté en 1999, il lui a été toujours reproché, à plusieurs reprises, d’avoir eu des gouvernements composés à plus de 50% d’une même région, l’ouest algérien, et carrément 6 ministres d’un même village.

COMME L’A PRECISE LE DEPUTE Nordine Aït-Hamouda du RCD, seul parti de l’opposition disposant du plus grand nombre de députés, la région dont est originaire le Raïs. Avec une telle image, Bouteflika se maintient, toute honte consumée, grâce au parti FLN (devenu le nid de la corruption) et au RND (le segment de la bureaucratie) que préside l’actuel chef du gouvernement Ahmed Ouyahia.

Depuis bien avant le du printemps arabe, et l’événement tunisien déclencheur, l’Algérie connaissait des séditions locales et ponctuelles. Toutes asphyxiées par l’appareil répressif que se partagent les services de sécurités et les paramètres idéologiques dûment fixés par le FLN dirigiste.

Ce parti a présidé, avec des castes corruptrices qui campent des privilèges, aussi bien la guerre de libération sans admettre la pluralité, puis a gouverné avec un népotisme qui n’a laissé aucune chance aux libertés d’exister.

Dans l’avancée des révoltes dans le monde arabe, les algériens furent les premiers et avant l’Egypte à revendiquer un pouvoir d’achat décent. Le volet social fut à l’origine d’émeutes qui ont été vécues dans plusieurs régions et villes, pour permettre aux plus vulnérables de la population de disposer sans se ruiner de produits de première nécessité. Ces révoltes auxquelles la population s’est habituée pendant des décennies, ont duré 5 jours et se sont soldées de plusieurs centaines de blessés et de 4 morts.

Mais les immolations, de jeunes dont la désespérance n’a pas d’égal dans le monde où elle vit (le monde arabe), ne se sont pas estompées. Chaque jour pendant la seconde moitié du mois de janvier et tout février, plusieurs jeunes se sont suicidés ou ont été gravement blessés en mettant le feu à leurs corps.

Quand la CNCD, Coordination Nationale d’un Changement Démocratique, a pris la relève pour poursuivre le soulèvement, son message n’a pas été perçu comme une continuité naturelle du mouvement naissant. Les animateurs de cette coordination sont presque tous issus d’anciens appareils, et certains étaient même ministres après l’indépendance. Récemment versés aux questions des droits de l’Homme, elle était loin de gagner l’adhésion populaire et la crédibilité d’un engagement social.

Les personnes ayant connues les pires exclusions, accusées d’être attachées à des idéologies comme le communisme, ont abandonné la structure mise en place qui ne voulait point, à ce jour aussi, prendre en charge les revendications sociales. Le réceptacle de la place du 1er mai dans la capitale du pays fut le lieu de rencontre et que la police matraquait d’une manière impitoyable.

En fin de compte, Bouteflika dont l’image d’un malade presque agonisant et frappé d’une peur bleue de tomber dans le destin de Moubarak et de Ben Ali, fait montre d’une indifférence criarde à l’égard de la jeunesse algérienne. Il lui promet de manipuler encore une fois la constitution, une poudre aux yeux. Pour aveugler des révoltés plus décidés et mobilisés que jamais à le marquer parmi les pires Raïs qu’a connus l’Algérie.

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