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ALGERIE : Les dernières machinations d’un président anticonstitutionnel !



L’impatience du peuple confrontée à la lourdeur de la "DEGAGITE".


samedi 26 février 2011
par Damien Djamel Bouch’Raf


Lors du 40ème anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures algériens, le 24 février, un conseiller du président Bouteflika a donné lecture d’un discours de son mentor dans la cour du siège du syndicat UGTA. C’est aussi, ce jour, le 55ème anniversaire du syndicat qui est considéré plus un département ministériel, chargé de taire la grogne ouvrière pour le compte des pouvoirs qui se succèdent depuis des lustres.

Gouvernant désormais avec des à-coups, le président Bouteflika, a adressé donc son message par l’intermédiaire du syndicat officiel, l’UGTA (Union Générale des Travailleurs Algériens). Il ne peut s’imaginer meilleure poste.

Il a été lu, à un parterre plutôt angoissé qu’enthousiaste, par un certain Bouâzi qui lui est un proche conseiller. Il a déclamé une série de garanties que le président va mener, en "transformations structurelles" dit-il. Ce qui veut tout dire. A entendre ce vocable, nous en sommes encore aux années 1980, du langage suranné et incollable à la présente conjoncture. Aussi c’est l’expression, à bien l’analyser, d’une volonté d’aliénation d’une palpable révolte très menaçante, par des pétarades de réformettes. Un pouvoir harcelé qui veut reprendre du souffle.

En gros, voilà le contenu du message de Boutef

- *- Répartition équitable de rente (entendre pétrolière ou énergétique).

-*- Promesses aux entrepreneur de travailler dans de bonnes conditions, car éternellement soumis aux rackets de la corruption des bureaucrates.

-*- Concluant par un point idéologique ULTRALIBERAL, pour appauvrir encore plus les plus vulnérables des algériens.

Dans l’optique même, de l’injustice et de la perduration des déséquilibres sociaux envers les plus vulnérables de la population, de mettre sourdine les soulèvements populaires. Il est dans la posture du perdant, qui a malencontreusement conduit les affaires. Incapable de montrer l’arrogance comme Kadhafi à un peuple habité d’une rage profonde. Le prince est touché du syndrome de Narcisse. L’illégitimité remonte, tellement dans son courrier, pour tenter de diluer le quotidien désespérant de la population.

Mais le plus éloquent dans cette sortie d’un long et hypocrite mutisme, compris tel un silence de carpe redoutant un prédateur dans les eaux troubles de la Djoumhirya (République) dévoyée à la Libyenne, le raïs soulève qu’il veillerait que la rente énergétique soit équitablement redistribuée. Soit elle ne l’était pas et donc ses amis idéologiques qui lui ont offert la malversation du texte doctrinaire de la république, la constitution, se sont déjà chichement remplis les comptes. Soit les ristournes, les détournements opérés au niveau de chaque mètre cube ou baril vendu, seront reconsidérées.

Car croire à l’arrêt des privilèges pour les clans qui foisonnent autour de ce raïs, dont la renommée n’est plus à faire briller dans le domaine de la dilapidation, est un leurre. La puissance des rentiers qui gangrènent la vie publique algérienne, désormais, ne l’autorisent pas. Outre que les salaires des députés ont été multipliés par 3 à la veille du trucage de la constitution, ceux du personnel de l’appareil répressif, la police, a été augmenté de 50%, avant que n’éclatent les 1èrs émeutes. Alors qu’une armada d’associations et d’organisation recèlent des effectifs de plus en plus avides de s’accaparer des rétributions.

Voulant aussi noyer la gabegie économique du pays dont il est responsable, il promet de permettre aux entrepreneurs de travailler dans des conditions convenables. C’est une reconnaissance des murailles bureaucratiques qui rackettaient, par la main de ses amis et ses clans, les créateurs de richesses.

C’est surtout c’est le signe que la loi, obligeant les investisseurs étrangers à être en association avec un ressortant algérien, à moins de 49%, est un crime économique. Dont il se rend publiquement responsable, du fait qu’il l’a initié. Une filière donnée aux suceurs qui exploitent la moindre...

Cette dernière déclaration a un fond idéologique. Elle est donnée comme une accélération de l’ultralibéralisme, qui promet les emplois et bien d’autres apparents essors économiques, pour flouer aussi comme par le passé !

Faire oublier les vrais atouts comme le rapatriement des richesses volées, remettre l’ordre dans la maison.

Et surtout, les valeureux algériens, des porteurs de projets ayant quitté le pays, sans regarder derrière eux !

Sinon c’est le grand blanchiment de ce qui a été volé, quand on promet encore en 2011 : faciliter le travail aux entrepreneurs !