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Sociologie du tourisme et libertés démocratiques, les premiers convives doivent être de la diaspora.



DOSSIER SPECIAL : Le tourisme algérien, Le Petit Futé réveille un grand Benêt. 2ème Partie /


mardi 7 septembre 2010
par Azouz Benhocine


En quoi cette lèse-majesté du petit futé veut-il nuire à l’image de l’Algérie ?

Ne savent-ils pas les algériens que l’essor de l’économie, et la chinoise dans le cadre qui a dessiné la mondialisation débridée actuelle, est une politique intérieure harmonieuse. En Chine, la relance est due principalement à la diaspora disséminée à travers le monde. Cet atout d’avoir des gens qui vivent à l’étranger et se considèrent très proches de l’Algérie est avant tout projet, une véritable clientèle touristique pourvu que l’hospitalité soit très active et très conviviale pour les accueillir.


2ème Partie /

Pour lire la 1ère partie : L’insécurité n’est, politiquement, pas une tenue correcte pour l’accueil touristique.

Si le petit futé, sous la plume de sa rédactrice Marie-Hélène Martin, n’a pas été de main morte pour mettre en exergue sa nuisance "… à la destination Algérie"…, le journaliste du quotidien El-Watan a, quant à lui manœuvré avec une paranoïa vis-à-vis du regard exogène. Tant mieux si cette polémique crée le débat. Et si les voyagistes et les touristes lorgnent enfin vers l’Algérie longtemps désirée mais pleine de peurs.

L’Algérie a vraiment de grandes difficultés politiques, le manque d’un réel changement démocratique. Il pèse lourdement sur toutes activités existantes ou imaginables en vue d’être lancées. N’ayant pas encore de faculté à souscrire à une émergence globale, car dépendant de la manne énergétique, le pays n’est pas dans la sphère de ceux renouant avec l’harmonie de développement. Le tourisme et toute l’économe en ont pour leur compte.

Le maintien de décideurs connus, pour être des tortionnaires des poètes, ne donne pas des espérances palpables sur plusieurs plans. Le climat des dangers sécuritaires touche d’abord les citoyens, et les visiteurs ne peuvent donc se placer les premiers sur ce sol qui, jadis, abritait tous les indésirables et persécutés, de Picasso à Pablo Neruda…

Le tourisme, la culture et tous les secteurs liés à la sensation de liberté ne peuvent pas se dissocier du maintien d’un régime dont le populisme ne cherche qu’à sauvegarder des privilèges à ses familles plus mafieuses que révolutionnaires. Les réactions et conséquences sont donc négatives. Une sociologie récurrente de tares insurmontables a tous ses ferments en action. 30 déjà, et ce n’est pas peu depuis qu’octobre 1988 a remis dans l’ordre les choses dont une démocratie, mais (hélas aussi) qui reste mineure.

On entend souvent parler du retour des matières grises exilées, sans que soient sonder les raisons exactes et authentiques qui causent ses départs, afin de parer à la continuité de cette hémorragie. Les fleurons de l’intelligence algérienne s’exilent, et on en discute de temps à autres. Par contre, les échecs des politiques du retour, dites mais jamais imaginées pour être une quelconque application, sont éternellement au stade de déclarations dépourvues de la moindre volonté.

Simplement pour que ces algériens vivants à l’étranger passent leurs vacances dans leur pays, telle est la question première en matière de tourisme. Car c’est la même politique qui est à l’origine de l’absence d’un accueil, non seulement sécurisé mais surtout plaisant, des touristes étrangers et de la grande immigration qui dit quotidiennement aimer et vouloir visiter l’Algérie.

L’atmosphère fondée sur le dévoiement du nationalisme libérateur, en « fascislamisme » officiel, paraît inévitable. Elle ne peut être confondue avec le maintien de l’ordre que les services de sécurités travaillent sans relâche pour le concrétiser. Cette situation politique se maintient avec un diktat soupçonneux, les changements peuvent tourner à des règlements de compte revanchards entre algériens. Les touristes observent à s’y méprendre l’état…

L’édition 2009-2010 du guide recèle en effet nombreux clichés placés comme prépondérants dans l’existence des algériens, certainement par méconnaissance. Or les potentiels inverses qui n’ont pas, principalement l’envergure, les relais pour se faire entendre, sont plus forts. Parmi les indications imagées celle-ci : « Absence de papier toilette, d’eau, d’établissements de standing, etc.… »

En effet sous la rayonnante houlette de la mosquée et en matière d’hygiène nombreux algériens, à l’instar des musulmans, pensent qu’il est plus salubre de se laver les fesses après un passage aux toilettes que de s’essuyer avec un papier conçu pour ce besoin quasi quotidien à chaque individu. Or cette hygiène corporelle consiste à la douche quotidienne prise après le brin de toilette qui dévide les intestins…

Il se peut que ce soit la caricature qui prend le devant ici. Nonobstant les algériens sont encore loin de percevoir que les us touristiques sont dictés par des normes. L’accueil relève de fournir des prestations voulues par le client, sinon c’est les conditions ne pas être conformes à ce qui est désigné par standing bien élémentaire.

Pour lire la 1ère partie : L’insécurité n’est, politiquement, pas une tenue correcte pour l’accueil touristique.