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Abus sur mineur impunis en Nouvelle-Calédonie

lundi 29 mars 2010
par Julien5786


Afin d’éviter les attaques pour diffamation, les noms présents dans l’article sont modifiés et/ou supprimés jusqu’à la fin de cette affaire et après une décision de justice, à l’exception des personnes ayant fait part de leur consentement.

Depuis près de trois ans, une petite fille, Julia, subit les attouchements et viols de son beau-père, sous le consentement de sa mère. Elle a cinq ans. Ignoble, trouvez-vous ? Sachez que cette affaire se passe chez nous, en Nouvelle-Calédonie. Pour rappel, la Nouvelle-Calédonie a un statut particulier, mais reste un Territoire d’Outre-mer, qui fonctionne avec les lois et ministères de la France Métropolitaine. Pour simplifier, la Nouvelle-Calédonie fait partie de la France.

Dans cette affaire, nous avons onze médecins qui ont fait des signalements, rédigés des rapports, il y a des photographies des blessures de l’enfant, allant jusqu’à des marques de strangulations, une oreille déchirée, de nombreuses attestations aussi diverses que variés, et pourtant… Cette petite est toujours aux mains de ses bourreaux, trois ans après le début des procédures. Entre les incohérences de la police (le papa est placé en garde à vue deux heures avant le dépôt d’une plainte à son encontre, entre autre…), et les surprises judiciaires (les dépositions ne sont pas les mêmes du commissariat au Tribunal), cette petite fille est en grand danger. Ou pire encore : le dossier disparaît, tout simplement.

Nous avons également les preuves que sa mère a volontairement tenté de faire sortir Julia du territoire, alors qu’elle était sous le coup d’une interdiction, en produisant un faux document. Nous avons aussi les preuves qu’elle n’a pas toujours respecté les droits de visite du père. Mais quand, comme elle et son nouveau mari, on a des amis bien placés, de la famille exerçant, ou ayant exercé, des postes important, les preuves ne servent à rien, car vous êtes (en tout cas, c’est ce qu’il semblerait), à l’abri de tout.

Aujourd’hui, la petite Julia parle comme une adulte de vingt ans. Je me permets de la citer : « Je remplace Maman quand elle est fatiguée, ça me fait mal, mais après elle me soigne ». Vous trouvez que c’est un discours normal pour son âge ? Elle subit cela tout les jeudi soir. On lui a fait répétée son histoire plusieurs dizaines de fois, devant des spécialistes, devant le Tribunal, et aujourd’hui elle se renferme sur elle-même, elle en a assez de toujours dire les mêmes choses.

Je souhaite profiter de cet article pour remercier toutes les associations Calédoniennes qui ont apportés leur soutien et ont fait le maximum pour Julia, qui ont eu le courage de crier haut et fort ce qui se passait, et qui ont été muselés par les « hauts placés ». Je citerai particulièrement Eva Sioné, Présidente de la Fédération des Femmes du Pacifique, qui, à cause de cette affaire, a vu son chien se faire tué devant chez elle et sa cuisine incendiée. Je citerai également Christine Waneukem, qui a apporté un soutien sans faille à la famille, et qui a vu sa voiture être « visitée » à deux reprises. Je souhaite également remercié Michelle Alliot-Marie, qui fait le nécessaire en ayant renvoyé plusieurs juges ayant eu l’affaire en charge. Tout n’est pas fini, il faut continuer. Car après Julia, ce sont d’autres enfants qui sont agressés sur l’île, toujours par le même cercle de personne, se protégeant derrière les mêmes artifices…

La Loi est la même pour tous, et ce n’est pas parce que ces gens se trouvent loin de Paris qu’ils peuvent en réchapper. Cette petite fille a besoin de vous tous, de votre soutien. Nous avons besoin que vous montriez que cela vous touche, pour Julia et tous les autres. Les individus qui lui font tant de mal ont besoin d’obscurité pour fonctionner, plus on en parle, et plus on les place à la lumière du jour, là où ils ne peuvent plus faire de mal.

Julien SAUVION, Président de l’association « Lutte Anti-Pédophilie »

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