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12 mars grève et manifestation, dernière explication pour l’avenir du rôle de l’Etat républicain dans la formation des générations futures.

La privatisation qui menace la laïcité de l’école française.

 

jeudi 18 février 2010, par Damien Djamel Bouch’Raf

Le vendredi 12 mars va être aussi une autre journée, après bien d’autres en quelques mois, de protestation syndicale des enseignants. Portée aussi à la rue en France, l’enjeu n’a jamais été bien expliqué aux parents d’élèves, à la société civile, aux politiciens, aux sociologues, aux pédagogues et même pas aussi à la population.

L’école publique part en miettes, et les travailleurs de ce secteur sont l’emprise d’une insoutenable angoisse causée par des incertitudes de l’avenir.

8 syndicats d’enseignants, dont le Snes-FSU majoritaire, et premier syndicat du second degré, appellent à cette autre journée nationale de grève et de manifestations dans les collèges et lycées. Combien de fois ont-ils été au Macadam en quelques mois ? Et c’est presque lassant. La sourde oreille de l’exécutif se ressent, mais cette mobilisation n’est pas utilisée ou suivie par les grands acteurs sociaux, pour sauver l’école publique de la privatisation. Et surtout pour améliorer la qualité de la production d’un enseignement que le système éducatif français prodigue aux générations montantes.

Le climat que vit le corps enseignant, une corporation chargée de former les plus jeunes de la population, comme segment des personnels du secteur étatique, est une colère qui a de multiples raisons. L’une qui fait fracas chez les médias qui ne contribuent guère à la clarté de la situation de l’éducation nationale, en flouant le débat et en se contentant de rapporter les mouvements sociaux, est la violence qui viole l’enceinte des établissements, comme on entre une auberge espagnole. Mais ce sont les 16 000 postes qui sont promis à la suppression lors de la prochaine rentrée (2010) qui est à l’origine de l’anxiété collective. Car paradoxalement les recrutements dans le secteur privé les recrutements se multiplient par 2, entre 2009 et 2010.

La désagrégation de la notion et de la mission de l’Etat républicain dans la privatisation rampante.

Le démantèlement de l’école publique, entendre la privatisation, augure que le capitalisme sauvage ne veut donner chance équitable, à tous les descendances des citoyens, dans un même système républicain de formation. La plus-value capitaliste s’attaque aux services de l’Etat quand d’autres secteurs lui échappent. La poste et les chemins de fer qui recèlent et rayonnent de la meilleure signification égalitaire du point de vue que l’Etat est au service des citoyens, en connaissent déjà leur grignotage. Chassés en occident par une industrie délétère, délocalisée et acquise dans le cadre de la répartition mondiale du travail, les gains du capitalisme que les pays occidentaux ont recélé depuis des siècles, ont changé de main. Leur tassement ne fait que continuer à s’amoindrir.

La mondialisation, depuis les années où elle était déclarée, relate que la maîtrise des tâches productives, dans les grandes et petites industries, reviennent désormais aux pays émergents. Le processus où l’innovation, dont sa seule source est l’école, est amorcée ailleurs donne le tournis, LA CRISE, à l’ancien système qui a couvé le colonialisme des siècles révolus. Une nouvelle ère s’ouvre à l’humanité, l’édifice européen est confronté à bien des non-dits à propos de sa substitution aux Etats, ou son silence pour la casse des services publics locaux. Le gigantisme aveugle, s’éblouit du continent concurrentiel.

La démarche de mise sur la défensive de l’enseignement publique, est aussi poussée au financement direct accordé au secteur privé. Avec l’ambiguïté du genre de capitalisme qui vire aux nationalismes identitaires et à la spiritualité afin d’encourager la pensée créationniste, les dirigeants la réforme proposé accorde la part du lion de ses aides aux établissements religieux et principalement catholiques.

D’autres enjeux, de la république ayant égaré son identité

L’accord signé, le 18 décembre 2008, entre la République Française et le Saint Siège, sur l’enseignement supérieur, donne à ce dernier qui est une autorité religieuse officielle, le droit de délivrer des diplômes sur le territoire de la République française. L’école laïque est frappée de plein fouet, la république a encore une fois égaré son identité. Et les écoles maternelles, dont la France pouvait se prévaloir une fierté, est attaquée à travers la création de garderies privées. Des structures plus réduites qui sont loin d’assurer une préscolarisé ou d’être accessibles aux parents aux revenus moins fortunés.

Cette grève est perçue comme la dernière explication entre les représentants de l’exécutif gouvernemental et les syndicats des enseignants. Ce mouvement social regroupe les principales structures syndicales, l’intersyndicale comprend le Snalc-Csen, le Snep-FSU, le Snetap-FSU, le SNFOLC, la CGT, Sud, et le SNCL-FAEN. Elle s’inscrit dans un contexte où le monde connaît une mutation, le capitalisme classique s’intéresse donc plus aux services fournis aux populations.

La concordance des actions syndicales avance, malgré de grandes timidités. Le 1er mai unitaire de 2009, reste un repère dans le progrès d’unification. Les enseignants français soutiennent que la suppression de postes et la réforme du lycée ne conviennent pas à leurs avenirs, mais le spectre d’une remise en cause d’un programme "sociétal" équitable grâce à la présence de l’Etat sous le socle républicain... est anxiogène.

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De notre rédacteur : T O U R E T.

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