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Conflit au Moyen-Orient : 15 pays et organisations islamiques condamnent les propos de l’ambassadeur américain en Israël
L’illusion de paix, ce que Trump perpétue de l’impérialisme du gendarme du Monde
lundi 23 février 2026, par
Nouvelle onde de choc diplomatique au Moyen-Orient. Quinze États arabes et musulmans, soutenus par de puissantes organisations régionales, dénoncent des propos jugés explosifs de l’ambassadeur américain en Israël, accusé de légitimer un contrôle israélien sur des territoires occupés, dont la Cisjordanie. Une déclaration qui ravive la question du droit international, de l’annexion et de l’avenir de l’État palestinien, sur fond de guerre à Gaza et de tensions régionales grandissantes.
Le 22 février 2026, quinze États du monde arabe et musulman, aux côtés de grandes organisations régionales, ont publié une déclaration conjointe dénonçant les propos de l’ambassadeur des États-Unis en Israël. En cause : des déclarations jugées favorables à un contrôle israélien sur des territoires arabes, dont la Cisjordanie occupée. Une prise de position qui ravive les tensions autour du conflit israélo-palestinien et remet au centre du débat la question du droit international et de la souveraineté palestinienne.
Est-ce des armes d’extermination massive qu’Israël a utilisé à Gaza ?
- Une condamnation ferme face à des propos jugés « incendiaires »
Les ministères des Affaires étrangères de la Turquie, de l’Égypte, de la Jordanie, du Liban, de l’Indonésie, du Koweït, de la Palestine, du Qatar, d’Oman, du Pakistan, de Bahreïn, de l’Arabie saoudite, de la Syrie et des Émirats arabes unis ont exprimé leur profonde inquiétude et leur condamnation catégorique.
À leurs côtés, les secrétariats de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), de la Ligue des États arabes (LEA) et du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont appuyé cette position commune.
Leur déclaration vise directement les propos attribués à l’ambassadeur américain en Israël, qui aurait estimé acceptable qu’Israël exerce un contrôle sur des territoires appartenant à des États arabes, notamment en Cisjordanie occupée.
- Une violation du droit international selon les signataires
Pour les signataires, ces déclarations constituent :
• Une violation flagrante du droit international
• Une remise en cause de la Charte des Nations Unies
• Une menace directe contre la stabilité régionale
• Un facteur d’embrasement dans un contexte déjà marqué par la guerre à Gaza
Génocide de civils à Gaza, faire famine et cibler le point de l’aide…
Ils rappellent que, selon les résolutions internationales, Israël n’exerce aucune souveraineté sur les territoires palestiniens occupés ni sur d’autres territoires arabes occupés depuis 1967.
Les États concernés dénoncent également :
• Toute tentative d’annexion de la Cisjordanie
• Toute séparation politique entre la Cisjordanie et la bande de Gaza
• L’extension des colonies israéliennes
• Toute atteinte à la souveraineté des États arabes voisins
- Gaza, Cisjordanie : un équilibre diplomatique fragile
Les ministères estiment que ces propos contredisent la vision affichée par le président américain Donald J. Trump concernant un plan global visant à mettre fin au conflit à Gaza et à réduire l’escalade militaire.
Selon eux, tout processus de paix crédible repose sur :
• La désescalade militaire
• La reconnaissance du droit du peuple palestinien à l’autodétermination
• La création d’un État palestinien indépendant dans les frontières du 4 juin 1967
• La promotion de la coexistence pacifique
Or, toute légitimation d’un contrôle territorial unilatéral compromet ces objectifs et alimente la radicalisation.
- Le droit à un État palestinien réaffirmé
Les signataires réaffirment leur engagement en faveur :
• De la création d’un État palestinien indépendant
• De la fin de l’occupation des territoires arabes
• Du respect des frontières de 1967
• D’une solution politique globale et durable
Ils avertissent que la poursuite de politiques qualifiées d’« expansionnistes » et de mesures jugées illégales risque d’intensifier les violences et de compromettre toute perspective de paix durable au Moyen-Orient.
- Conflit israélo-palestinien : un moment charnière
Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, où la guerre à Gaza et la question des colonies israéliennes ravivent les divisions diplomatiques.
Elle marque :
• Une rare unité diplomatique du monde arabe et musulman
• Une pression accrue sur Washington
• Un rappel ferme du cadre juridique international
Alors que la communauté internationale appelle à une désescalade, cette prise de position collective pourrait redessiner les équilibres diplomatiques autour du conflit israélo-palestinien.
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Voir en ligne : Nos sujets sur : Palestine - Israël & Gaza
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