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La démence du vieillissement reculera chez les jeunes générations.

La démence du vieillissement reculera chez les jeunes générations.

En 2021, l’OMS retient 57 millions de personnes touchées de démence, le plus chez les femmes.

jeudi 5 juin 2025, par Gros Emile

Les facteurs protecteurs de la démence les plus documentés chez les générations plus récentes, est que les populations bénéficient d’un niveau d’instruction plus élevé que par le passé. Ce qui contribue à sa prédisposition à construire une "réserve cognitive" retardant l’apparition des symptômes et de troubles neurodégénératifs. Les défaillances impactant le psychique, et l’agilité physique, provoqués par l’avancée de l’âge, reculent.

Cette recherche semble encore inachevée. Elle n’explique pas que les exercices cérébraux, les activités ou d’autres incidences ont modifié ce qui était établi. La tendance du mal était plus prononcée chez les femmes, en particulier en Europe et en Angleterre. L’une des raisons pourrait être l’accès accru à l’éducation pour les femmes dès le milieu du XXe siècle. Alors qu’ils indiquent que la prise en compte des variations du PIB, une mesure qui reflète des changements économiques plus larges, n’a pas modifié substantiellement les résultats.

La faiblesse de l’audition chez l’adulte annoncerait la démence ou cas d’Alzheimer

La démence contribue de manière significative à l’invalidité et à la dépendance chez les personnes âgées dans le monde entier et a été classée comme la septième cause de décès en 2023. Les estimations sont faites, il y aura 152,8 millions de personnes atteintes de démence d’ici à 2050, avec près de 10 millions de nouveaux cas par an. Le savoir et le comprendre avec une recherche aide à mieux appréhender ce fléau de santé.

La démence est et sera moins présente chez les jeunes personnes de cette époque présente, où une étude transversale qui a associé plus 153 000 personnes des États-Unis, d’Angleterre et de quelques pays d’Europe, le dévoile. La diminution générationnelle de ce risque, de perte d’équilibre psychique, est quasiment acquise. Et plusieurs raisons ont donné ce réjouissant résultat qui satisfait les milieux scientifiques et les décideurs.

Dans cette étude transversale, publiée 2 juin 2025, portant sur 99 420 personnes aux États-Unis, 21 069 personnes en Europe et 32 490 personnes en Angleterre, les personnes issues de cohortes de naissance plus récentes présentaient des taux de prévalence de la démence par âge plus faibles aux États-Unis (21,2 %), en Europe (38,9 %) et en Angleterre (28,3 %). Cette tendance était plus prononcée chez les femmes que chez les hommes.

La diminution générationnelle du risque de démence a des implications importantes pour la planification des suivis de la santé des personnes. Les politiques de soins, de longue durée et les besoins en main-d’œuvre dans les apports dus aux populations vieillissantes, sont grandissantes et compliquent les équilibres sanitaires. Ce qui limite aussi les prises en charge précoces des individus prenant de l’âge et dont la santé cervicale se détériore par l’usure et le manque d’exercice.

L’éducation avancée prémunit de la démence liée à l’âge.

Un certain nombre de facteurs pourraient être vecteurs de cette baisse. «  Cela est probablement dû à des interventions telles que l’éducation obligatoire, l’interdiction de fumer et l’amélioration des traitements médicaux pour des maladies telles que les maladies cardiaques, le diabète et la perte auditive, qui sont associées au risque de démence  », a déclaré le professeur Tara Spires-Jones, directrice du Centre for Discovery Brain Sciences de l’Université d’Édimbourg.

L’exemple de l’évolution enregistrée aux États-Unis, offre un éclairage. «  … aux États-Unis, parmi les personnes âgées de 81 à 85 ans, 25,1 % des personnes nées entre 1890 et 1913 souffraient de démence, contre 15,5 % de celles nées entre 1939 et 1943  », a déclaré Lenzen, membre de l’équipe australienne qui a réalisé cette recherche. Il ajoute que des tendances similaires avaient été observées en Europe et en Angleterre, bien que moins prononcées dans cette dernière.

Ici, il y a les données de trois enquêtes comparables menées aux États-Unis, en Europe et en Angleterre. Elles servent à estimer l’évolution de la prévalence de la démence entre les cohortes de naissance après contrôle de l’âge et de la période. Le constat, par rapport aux personnes nées plus tôt, celles venues au Monde récemment, dans ces trois régions, ont des proportions plus faibles de démence. L’étude montre donc une tendance à la baisse de la prévalence par âge.

À partir d’un signe d’espoir, signifiant que les jeunes générations sont moins susceptibles de développer une démence au même âge que leurs parents ou grands-parents, comprendre cette mutation pourrait permettre de l’accélérer et de la propager partout. Bien que le risque de démence augmente avec l’âge, les experts soulignent depuis longtemps que ce n’est pas une fatalité du vieillissement. Elle peut être surmontée.


Voir en ligne : Science, recherche, médecine, pharmacopée ou médicament

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