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Au Japon, Tokyo passe à la semaine de 4 jours de travail.
Rajeunir la population, dessein démographique multipliant les naissances.
samedi 1er mars 2025, par
Une semaine, de quatre jours de travail aux salariés, serait bénéfique à la santé mentale. Car les personnes auront plus de temps libre. Elles sont plus susceptibles de pratiquer de l’exercice physique plus fréquemment et peuvent faire des séances plus longues. Elles se sentiront, un tiers, moins stressées et plus positives, dans leurs rapports inter-employés ainsi que de leurs relations familiales. Avec moins de problèmes liés au sommeil, si vous travaillez moins, vous dormez plus.
On avait, lors des années soixante-dix du dernier millénaire, des manifestations ouvrières qui multipliaient la production pour saturer le rythme des entreprises, en inondant les espaces de stockages ou dérégulant les livraisons. Le passage à une semaine de travail de quatre jours pourrait aider à résoudre certains des problèmes fondamentaux, associés à la culture du travail lourd au Japon, qui pèsent sur les femmes qui travaillent.
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Les politiques incitatives se diversifient par leurs desseins, leurs émanations et leurs cibles. Au Japon et précisément à Tokyo, la semaine de travail, à quatre jours, n’est accordée qu’aux parents ayant des enfants à garder. C’est la manière choisie pour encourager la natalité, quand le pays est dit comme « le plus vieux du Monde », à cause du nombre de personnes âgées.
Le gouvernement métropolitain de Tokyo, l’un des plus grands employeurs du pays, devrait autoriser ses employés à ne travailler que quatre jours par semaine. Cette nouvelle politique de « congé partiel pour garde d’enfants », permettra à certains employés de travailler deux heures de moins par jour. L’objectif est d’aider les employés qui sont parents à concilier la garde des enfants et le travail.

« Nous continuerons à revoir les styles de travail avec souplesse pour nous assurer que les femmes n’ont pas à sacrifier leur carrière en raison d’événements de la vie tels que l’accouchement ou l’éducation des enfants », a déclaré Yuriko Koike, gouverneure de Tokyo, dans un discours prononcé lors de la session ordinaire de l’Assemblée métropolitaine de Tokyo, a rapporté le Japan Times.
Habituellement, les employeurs que sont entreprises, accueillent mal de telles décisions. Mais au pays du soleil, on apprécie et on commente favorablement. Ce changement sociétal majeur de la semaine de travail de quatre jours se répandra plus largement. Les années d’expériences ont montré que travailler un jour de moins par semaine améliore la productivité et le bien-être des employés,
Car l’avantage est moins de stress, moins d’épuisement professionnel, un meilleur repos, un meilleur sommeil, moins de coûts pour l’employé, des niveaux de concentration plus élevés pendant les heures de travail et, dans certains cas, un plus grand engagement envers l’organisation en conséquence.
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La campagne mondiale que mène « 4 Day Week Global » qui défend la question a exposé les résultats de son enquête menée dans six pays. Elle révèle que les hommes ont déclaré consacrer 22 % plus de temps à la garde des enfants et 23 % plus de temps aux tâches ménagères au cours d’un essai sur la semaine de travail de quatre jours.
Si le Japon tient à rajeunir sa population, dans certains cas, il a été démontré que le passage à une semaine de travail de quatre jours améliore l’équité en matière de tâches ménagères. Les femmes japonaises effectuant cinq fois plus de travaux non rémunérés, tels que la garde d’enfants et les soins aux personnes âgées, comme la garde d’enfants et les soins aux personnes âgées.
Selon le Fonds Monétaire International - FMI -, l’écart entre les hommes et les femmes en matière de tâches ménagères est l’un des plus importants parmi les pays de l’OCDE. L’organisme monétaire précise : plus de la moitié des femmes qui ont eu moins d’enfants qu’elles ne l’auraient souhaité, ont déclaré en avoir moins en raison de l’augmentation des tâches ménagères qu’un autre enfant apporterait.
L’expérience, du Japon citée ici, de la semaine à jours travaillés, concerne Tokyo. Et cette précision est motivée par les chiffres concrets. L’indice de fécondité du pays, qui représente le nombre d’enfants qu’une femme a au cours de sa vie, s’élevait à 1,2 en 2023. Or à Tokyo, le taux de natalité était encore plus bas avec 0,99. Un taux de natalité de 2,1 est nécessaire, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), pour maintenir la population à un âge médian jeune.
Voir en ligne : Japon & démographie
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