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Cherté de la vie lors du Ramadan : un défi pour les Algériens.

Cherté de la vie lors du Ramadan : un défi pour les Algériens.

Un quotidien où la spéculation bardée de religion agresse le pouvoir d’achat.

lundi 3 février 2025, par Moussi Nassim

Ramadan est à nos portes. A-t-on appris des leçons des années passées, où la majorité du peuple a été privée de passer le Ramadan dans les meilleures conditions, vu la cherté de la vie et les augmentations des prix des produits de première nécessité, des légumes et des fruits ? Ou bien la duperie de Tebboune d’augmenter les salaires des fonctionnaires des deux secteurs résoudra-t-elle les autres problèmes des Algériens en général, sans tenter de contrôler les prix des produits dans nos marchés ?

Dans moins d’un mois, les Algériens et les musulmans du monde entier vont accueillir le mois de Ramadan avec enthousiasme et bienveillance. En 2025, comme à l’accoutumée, avec l’espoir de passer ce mois dans les meilleures conditions, sans pénurie et sans augmentation des prix de certains produits. Hélas !

En Algérie, les prix des aliments lors du ramadan, à l’image d’une religion dévoyée.

Les mois sacrés des Ramadans précédents, en Algérie, ont été caractérisés par une sorte d’anarchie et un manque de contrôle des prix des produits de première nécessité. Dans les marchés algériens, malgré les sorties sur le terrain du ministre du Commerce pour veiller à ce que cette période soit de miséricorde pour les Algériens. Même dans les souks, c’est-à-dire sans augmentation des prix des légumes et des fruits, les prix explosent.

Le mois de carême a une valeur importante dans les cœurs des Algériens et des musulmans en général. D’ailleurs, ils le perçoivent avec beaucoup de bonheur et de joie, sauf que les autorités du pays n’arrivent toujours pas à maîtriser le marché et à fixer les prix des produits. Ce sont les commerçants qui imposent les tarifs, notamment durant ce mois. Ils deviennent sans pitié envers leurs concitoyens.

Mais on ne culpabilise pas les commerçants non contrôlés, ils sont opportunistes. Par contre, l’État qui n’arrive pas à maîtriser ses marchés pour fixer les prix, est défaillant. On peut dire où est la source de cette anarchie et du mécontentement des Algériens face à l’augmentation des prix durant ce mois précisément, les services publics et leur rôle dans la régulation commerciale.

En dépit des révisions des salaires dans certains secteurs étatiques, le pouvoir d’achat, de la plupart des Algériens, ne permet pas à plusieurs franges de la population de mener une vie digne pendant ce mois sacré, vu la cherté de la vie. Et notre président fait croire que la plupart des Algériens ont un pouvoir d’achat supérieur à la médiane, autrement dit, que la plupart touchent des salaires qui leur permettent de répondre aux besoins quotidiens.

CHRONIQUE DU RAMADAN : Zlabia festive et prêches intégristes !

Il y a plusieurs manières pour que l’État puisse manier, comme il le souhaite, le marché national. Sauf que le manque de volonté politique et la complicité des détenteurs du pouvoir, puisqu’ils sont des barons qui fournissent, en gros, les marchés nationaux. Donc, face à cette mafia, le peuple algérien ne pourra jamais vivre dignement tant que les généraux seront des hommes d’affaires.

L’injustice sociale et la répartition inéquitable des richesses sont des choses qu’on remarque dans notre pays. Lorsqu’un employé touche un salaire qui dépasse légèrement le SNMG (salaire national minimum garanti) qui est équivalent à 20 000 DA, et qu’un autre employé de l’État voit son salaire atteindre plus du triple du premier, c’est ce qu’on appelle l’injustice sociale.

En dépit du ressenti gastronomique, le coût des produits enclenché à la hausse par spéculation sape la fête, à la barbe des autorités et à l’encontre du discours prétendument fraternel. Moment de piété, le jeûne du ramadan est une période cure sanitaire. Nonobstant l’excitation du tube digestif et de l’estomac, pour un faste alimentaire, est visible sur les étals des marchés et l’ambiance festive a, tout au long de trente jours, vraiment le dessus sur la rengaine religieuse...

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Voir en ligne : Algérie & Ramadan

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