POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


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Jusqu’où ira la répression post-élection en Algérie ?



Les bureaucrates sauvent le régime et manipulent l’armée.


vendredi 28 février 2020
par Damien Djamel Bouch’Raf


Ecouter l’article. Le bluff du président algérien qui a été installé avec un vote peu crédible, d’ouvrir un dialogue avec le Hirak, dont la représentation n’est pas identifiée, est mis à nu. Quand continue la répression "militaro-nationaliste", avec des accusations fallacieuses, les islamistes trouvent des connivences "anti-généraux". Les cercles de la prostitution idéologique, au sein même du Hirak avec la haine de la diaspora a peur de l’éthique et de la modernité que portent les Algériens de l’extérieur.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Contrairement à ce qui a été promis par les politicards, nés d’une adultérine alliance d’employés, comme Mr Tebboune, issus de l’ENA (école nationale d’administration) avec les despotes de la décadence, les "haragas" (exilés empruntant des embarcations de fortune) algériens se multiplient. Depuis l’élection du 12 décembre, partir est plus que jamais le projet de la jeunesse algérienne, prise par une psychose de désespérance.

- Le Hirak, l’armée et le système, un western-couscous. 26 février 2020

La bureaucratie qui a servi les "anciens moudjahidine", se disant "tuteurs historiques", vient de démontrer aux insurgés qu’elle maintient le système de gouvernance. Elle prouve chaque jour, qu’elle prolonge le régime politique, par la traîtrise. Et elle consolide la contamination de la déontologie du pouvoir, pourtant astreint de servir le peuple, par la manipulation de l’armée.

La répression post-électorale en Algérie n’a plus de gants, dès lors que des complices voient dans les éléments de la diaspora des agents de forces externes hostiles. Et les douanes se mettent à filtrer les entrées sur le territoire du vaste pays d’Afrique du nord, pour détecter les ceux qui sont dits binationaux et soupçonnés d’être des comploteurs au service de la « main étrangère ».

Le plaidoyer du journaliste Fodhil Boumala lors de son procès, fin février 2020, a résonné dans le grand silence imposé par les médiocres, les censeurs et les inspecteurs idéologiques. Une pléiade de chiens garde se sont mis dans leur dynamique d’aventuriers et d’opportunistes, de serviteurs zélés du pouvoir en place et en « Tebbouno-compatibles » en vue de décrocher des postes.

- Ni moudjahid, ni "Hirakiste" ne sont des diplômes pour des élites. 22 février 2020

Arrêté le 18 septembre à son domicile d’Alger, Fodil Boumala, journaliste sorti des médias publics a exprimé cette idée virulente et conséquente de connaisseur de la transition que traverse son pays. L’Algérie est, depuis déjà plus d’une année, non pas dans une crise politique, mais une confrontation entre l’ancienne gouvernance et la génération connectée qui combat moult carences.

Les intenables accusations qui aspirent à contenir la révolte populaire, joueront, selon les nouveaux et derniers éléments d’analyse, le retour de l’islamo-terrorisme. Le procureur du tribunal de première instance de Dar El Beida qui a inculpé de «  …atteinte à l’intégrité du territoire national…  » en vertu des articles 79 et 96 du code pénal et «  d’exploiter la naïveté du peuple algérien  ».

La citoyenneté refusée à un peuple se traduit amplement aux reproches faits par la justice à cet homme Plusieurs demandes de remise en liberté déposées par les avocats de Boumala ont été refusées. A l’instar de nombreux détenus politiques et d’opinion, son portrait est brandi constamment par les Algériens lors de manifestations hebdomadaires "anti-régime".

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