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Julian Assange sera jugé en février 2020 pour son extradition aux USA



Un éditeur et un journaliste en exemple d’un impérialisme manifestement plus insolent


vendredi 14 juin 2019
par Hugo Mastréo


Le secrétaire d’Etat aux affaires intérieures britanniques, auquel est rattachée la justice, accepte d’extrader vers les Etats-Unis, Julian Assange l’un des fondateurs du site Wikileaks. Il a même signé une ordonnance a cet effet, mais la justice doit d’abord s’en tenir de traiter les doléances qui suivent cette affaire. Aujourd’hui a été décidé que pendant 5 jours, en février prochain, se tiendra une audience pour décider...

Sajid Savid n’a pas surpris avec cette disposition. Mais avant qu’elle ne soit exécutable, la procédure doit suivre le cheminement qui démontre le respect des interférences pour sa légalité. La justice est censée statuer lors d’une audience, laquelle est fixée à février 2020, selon un porte-parole du parquet. Lequel a aussi présumé qu’elle aura lieu probablement le 24 du mois.

- Arrestation de Julian Assange à Londres, le précurseur du journalisme d’alertes 11 avril 2019

Précurseur d’une méthode innovante en journalisme, au temps d’Internet, Wikileaks est un éditeur de presse en ligne. L’organe a été créé par un groupe d’informaticiens et de journalistes australiens, alors qu’Assange est apparu non seulement comme leader mais aussi porte-parole. La transmission de l’information au public connait encore actuellement sa transformation, sur laquelle Populi-Scoop a publié hier un article, lire ICI.

La création d’un sujet inédit, avec Wikileaks, consiste à fuiter des documents par les méthodes du "hack" (piratage informatique), ou bien en aidant des lanceurs d’alertes à agir. Julian Assange, auquel la profession de journaliste n’est pas admise, est accusé par Washington d’avoir divulguer en 2010 environ 750 000 documents militaires et diplomatiques sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan.

Les révélations faisaient état de nombreuses bavures commises par l’armée américaine, mais ces bavures relevant plus de la nonchalance et de l’impunité, restées cachées. D’autres charges peu précises. Le département américain de la Justice a annoncé 18 chefs d’inculpation à l’encontre du lanceur d’alerte, dont 17 relèvent de l’Espionage Act.

- Le journalisme de Wikileaks, face aux médias corporatistes devenu biens des riches. 22 mai 2019

Comme les courriers électroniques, glanés en plein campagne électorale de Mme Clinton, en tant candidate face à Trump , ont démontré la vulnérabilité des affaires de l’ancienne première dame des USA. Sont venues, par la suite, d’autres inculpations, pour aggraver son cas. Elles restent sans moindre logique humanitaire ou bien respect de liberté d’expression, du 1er amendement de la constitution américaine.

Julian Assange est actuellement interné dans la prison de haute sécurité de Belmarsh réservée aux hommes. Depuis son extraction de l’ambassade de l’Equateur à Londres, c’est la première audience publique pour laquelle il est présenté. L’instance s’est passée dans une salle assez spéciale, d’après les indications données sur les réseaux sociaux. Le jsuticiable s’est exprimé le 30 mai par vidéo-conférence depuis la prison, qui a été visionnée aujourd’hui.

La salle est très petite, avec un espace pour une poignée d’amis, de membres de la famille et peut-être 10 membres de la presse. #JulianAssange est apparu via un lien vidéo de la prison de Belmarsh. Et son apparence physique semblait bien meilleure que lors de son dernier transfert. Mais l’alerte qu’il est malade a été mainte fois répétée par sa défense...

- L’ONU somme la justice britannique de respecter les droits de liberté à Julian Assange 24 décembre 2018

Assange a admis d’être jugé en Suède pour un présumé double viols. Mais il craignait aussi son extradition aux Etats-Unis, le pays vénéré pour sa pseudo démocratie qui recèle le record de taulards de droit commun, majoritairement de la population noire qui a subi des siècles d’esclavage. Les poursuites suédoises ont été abandonnées, dans les jours qui ont précédé sa sortie de la représentation diplomatique de l’Equateur.

Lors de la 1ère semaine de ce mois de juin, le ministère américain de la Justice a adressé aux autorités britanniques une demande d’extradition officielle. Le destin d’Assange déterminera l’avenir du journalisme, en notant qu’il a été primé pour sontravail. Dans les pays occidentaux où les "blacks listes" frappent aveuglement ceux qui dénoncent les agressions des pays étrangers. Le ministre britannique justifie dans sa décision, pour que « justice soit rendue ».

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