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Loujain Alhathloul torturée, soupçons de sévisses sexuels dans les geôles d’Arabie Saoudite

MBS, Mohammed Bin Salman, prince de la terreur comme ses parents au cœur des lieux saints

vendredi 1er février 2019
par Azouz Benhocine


Basé à Toronto, en Ontario, Walid Alhathloul est le frère du défenseur des droits des femmes saoudiennes emprisonné, une femme nommée Loujain Alhathloul. Sur laquelle nous avons diffusé un article. Emprisonnée dans les geôles saoudiennes depuis mai 2018, les témoignages des membres de sa famille, des militants et des organisations de défense des droits humains affirment qu’elle est soumise à la torture, notamment à des sévices sexuels.


Voir en ligne : Notre dossier Arabie Saoudite

Quand nous avons publié notre article, concernant l’emprisonnement de Loujain Alhathloul, qui a été largement repris sur Twitter, sa libération a été dite 4 ou 5 jours plus tard. Mais ce n’est pas vrai, elle n’a jamais été relaxée. Au contraire d’autres hommes et femmes, pouvant réclamer des droits citoyens, ont été encore, et le sont toujours, arrêtés.

Cette militante des droits des femmes saoudiennes est actuellement à la merci des pires violences qu’on peut s’imaginer. Elles lui sont infligées dans l’un des palais tenu secret, qualifié en « palais de la terreur par les opposants et les membres de la société civiles.

- Lojain Hathloul, féministe en Arabie Saoudite, accusée d’être un "agent" du Qatar jeudi 24 mai 2018

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Loujain Alhathloul
Loujain Alhathloul Illustration de notre précédent sujet.

Appréhendées par les autorités, en mai 2018 avec 10 autres militantes des droits des femmes en Arabie saoudite, Alhathloul intéresse plus que les autres le régime pour la faire taire ou bien l’éliminer. Sa famille, des militants saoudiens et les ONG humanitaires ont allégué au cours des derniers mois qu’elle et d’autres détenues avaient été torturées et harcelées sexuellement en prison.

Selon l’agence de presse saoudienne officielle, les défenseurs des droits des femmes ont été accusés de "contact suspect avec des entités étrangères", tel que nous l’avons avancé dans notre précédent article. Parmi les détenus figurent, outre Loujain Alhathloul, d’éminentes militantes des droits des femmes, Aziza al-Yousef, Eman al-Nafjan, Nouf Abdelaziz, Samar Badawi et Hatoon al-Fassi.

Son frère, Walid Alhathloul vient de rapporter dans un article publié dernièrement sur CNN, lire ICI, pour dénoncer son état. Après les nombreuses visites récentes de parents, les affres insoutenables que lui font subir les bourreaux des Ibn-Saoud, préoccupent aussi les ONG, outre les membres de sa famille.

Selon son frère, qui a décrit ses sévices, Loujain Alhathloul est régulièrement fouettée, battue, électrocutée et harcelée sexuellement dans un sous-sol de ce qui est qualifié le « palais de la terreur », où se tiennent les pires atrocités.

La monarchie qui a fomenté le terrorisme islamiste avec le soutien la CIA a été montré à l’opinion mondiale avec l’affaire Khashoggi, mais les histoires des autres victimes ne sont pas tellement médiatisées. Ils révèlent qu’une éminence, appelée Saud al-Qahtani, proche du prince héritier, Mohammed bin Salman, assisterait à au moins une des sessions d’interrogatoire.

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Qahtani est connu d’avoir été impliqué dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul. Human Rights Watch, parmi les ONG, et des personnes assez informées de ces événements, ont rapporté que Qahtani aurait menacé de violer, de tuer et de jeter l’un des détenus dans les égouts. Il s’agit de Loujain Alhathloul.

Des pressions sont actuellement exercé sur le régime saoudien. Ils ont été déclenchées plus amplement après l’affaire du journaliste. Un responsable saoudien s’est à CNN en novembre dernier, pour plusieurs cas d’atteinte aux droits humains. Des contacts sont pris avec des artistes, comme Maria Carrey, qui se produisent actuellement dans le royaume, au sujet des militants emprisonnés.

« Le système judiciaire du Royaume d’Arabie saoudite n’approuve pas, ne promeut pas, ni n’utilise le recours à la torture. Toute personne, homme ou femme, faisant l’objet d’une enquête subit le processus judiciaire habituel conduit par le ministère public tout en étant interrogé… » a précisé le répondant.

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