POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


La caste, les fourbes et les oligarques : les 3 options présidentiables en Algérie

Les prétendants en lice ont un parcours de combattants à traverser...

samedi 19 janvier 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Grande lassitude des politiciens en Algérie. L’écho de la date fatidique du 18 avril, pour le vote présidentiel, est uniforme chez tous. Le régime est à bout de souffle. Alors que la médiocrité est plus vorace, avec les détrousseurs de la rente qui s’agglutinent derrière les appareils et castes ayant le monopole des centres de décision. C’est l’heure des islamistes qui ont fomenté les violences des années noires, de prétendre regagner la légitimité. Ils sont moins rassurants que les oligarques, les nouveaux riches, qui se mettent bien en lice, en gagnant l’approbation de nombreux intellectuels...

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Les déchirements pour le pouvoir en Algérie continuent, ils occupent les esprits. L’emprise incassable des « tuteurs historiques » dont ils ne restent que 2 individus vraiment actifs dans les rouages, que sont Bouteflika et Gaïd Salah, expédient la relève qui montre de l’impatience. Les nouvelles élites, déjà renversées avant de diriger, manquent crucialement d’harmonie et de cohérence, ce qui n’est pas une seule et simple futilité, pour s’installer à Alger et reprendre des rênes.

- En 2018, aucun attentat terroriste en Algérie : après 3 décennies la bête immonde terrassée 13 janvier 2019

Les deux seuls « moudjahids » de la libération, encore en exercice aux postes des plus sensibles, ne surmontent pas, eux, leurs défaillances démesurées. Ils ne tendent guère la main, avec le flambeau-témoin, à la génération, née après la couverture de la souveraineté nationale. On connaissait des pères, de la révolution qui a débouché sur l’indépendance, la soif de s’accaparer le trône de la chefferie. Ils ont été jusqu’à éliminer physiquement leurs géniteurs. Et leur rigidité, sans "soft power", envers l’abdication est légendaire. Bouteflika en fait sa pertinence…

La réhabilitation du pôle majeur des islamistes en Algérie, fait l’objet de tractations diverses. Certaines personnalités sont manipulées par les membres de l’ex-FIS qui comptent se blanchir des appels aux crimes de leur belle époque. Des incitations, toutes inextricables et honnies ! Déjà les islamistes procédaient du « baiser de l’araignée », en se rapprochant des démocrates pour leur en absorber l’essentiel de leur base électorale et forces militantes.

Le passage par la chaîne « Magharibya », championne de la médiocrité sur le champ médiatique du pays, est une obligation pour ceux qui aspirent émerger par-delà le confinement de reclus, en s’appuyant sur la fraternité avec les condamnés par l’histoire. Traînés dans la mouise intellectuelle des commanditaires de la mort, certains activistes de ce pays qui se rapproche d’une élection présidentielle cruciale, prévue en avril prochain, tombent, au lieu de monter, du piédestal vers les tréfonds.

- Un militaire prend à témoin l’opinion de la crise de vacance du pouvoir en Algérie 9 janvier 2019

L’humeur collective, l’appendice obligée qui retarde la rupture avec la haine, l’opposition politique en Algérie joue sa propre mort. Tant avec le régime qu’avec les tenants de la décadence civilisationnelle, les plus visibles qui ne mesurent pas leur déficit d’organisation, se remettent à ceux qui n’ont pas de projets, puisque le leur est édicté par le divin, conçu dans les cieux. L’escroquerie pseudo-idéologique a trop duré, c’est une théologie habitable par la cruauté aux fins d’autoritarisme.

Chaque jour qui passe en Algérie, depuis la nouvelle année 2019, l’élection présidentielle mobilise d’abord une traumatisante curiosité : est-ce que le président Bouteflika, avec le poids de l’aphasie corporelle qui l’immobilise, briguera un 5ème mandat ? Ensuite l’alliance de contre-nature, de l’âne et de la sauterelle qui convoitent la même verte herbe, est l’illusion qui a défiguré de bien nombreuses libertés devenues insaisissables !

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invité à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

Répondre à cet article