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Primé, un journaliste du "Der Spiegel", a été licencié pour "Fake News

Les vérifications des infos trouvent des fausses chez les professionnels que les alternatifs

jeudi 20 décembre 2018
par N.E. Tatem


A priori c’était les nouveaux organes de presse alternative qui distillent les "Fake News". Mais ces derniers mois, aux Etats-Unis la liquidation, de journalistes ayant créé de fausses nouvelles, se multiplie. Pour les connaisseurs et la moralité de la profession, il faut que cette option devrait se reproduire, sous l’effet de parfaire graduellement la profession. Ce 1er cas en Europe...

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Il était même désigné journaliste de l’année par CNN en 2014, celui qui a été licencié dernièrement par son employeur en Allemagne, ces derniers jours, le non-moins important "Der Spiegel" = « Le Miroir » pour avoir transmis de fausses informations.

Ce titre est lu par quelques 3 à 4 millions de lecteurs quotidiens en ligne. Il a influencé nombreux d’autres journaux en Europe et dans le Monde, alors que lui-même s’inspire de modèles américains. D’une centaine de feuille, le prestigieux hebdomadaire allemand est connu pour ses travaux d’investigation.

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Son site Internet est des plus consultés en Allemagne, pour simplement l’information, avec environ un total avoisinant les 100 millions de visiteurs par mois. Alors que les ventes papier peuvent atteindre les 800 000 pour les 4 tirages mensuels.

Il ne s’agit pas d’erreur d’appréciation ou de mauvaise interprétation, mais d’incroyables créations imaginaires d’interviews et d’informations erronées. Le journaliste s’appelle Claas Relotius. I était apprécié et distingué pour son travail généralement considéré pris du terrain et sur de sujets considérés comme sensibles.

Le journaliste a déjà travaillé avec d’autres titres sont le taz allemand, le Welt et l’édition du dimanche du Frankfurter Allgemeine. Suite à ce problème de "Fake News", il se dit malade et doit se faire soigner, pour justifier ses graves erreurs professionnelles.

Parmi ces travaux de prédilection et qui ont poussé à reconnaître faussement son talent, des histoires fabriquées. Il y avait publié des articles sur un détenu de Guantanamo détenu à tort. Celui sur des enfants enlevés par l’État islamique. Et sur une femme assistant à l’exécution d’une sentence de mort en tant que témoin aux États-Unis. Tous étaient faux...

Pour ces faits le magazine allemand Der Spiegel a donc congédié Claas Relotius, un de ses rédacteurs primés. Après avoir découvert que cet employé avait fabriqué et inventé des faits dans de nombreux articles, au cours des dernières années.

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Le plus grand et le plus influent hebdomadaire allemand d’investigation, s’est exécuté auprès de ses lecteurs, partenaires et actionnaires. Le journal a reconnu que les articles contenaient vérités et mensonges bien entremêlés.

Reconnaissant que l’un de ses meilleurs reporters simulait des histoires depuis plusieurs années, l’organe de presse a diffusé une déclaration qui dit succinctement ceci : «  ... l’incident est grave, comme un point noir dans les 70 ans de l’histoire.  »

Son journaliste est aussi sorti du silence, en reconnaissant son méfait avec cette annonce : «  ... qu’au moins 14 des articles écrits pour Der Spiegel, dont certains primés, ne respectaient pas les normes journalistiques.  »

Le journaliste incriminé était considéré talentueux et rares les lecteurs pouvaient douter sur ses sources et informations. Puis un de ses collègues, appelé Juan Moreno, partageant un travail à la frontière américano-mexicaine, s’est rendu compte de la falsification, après quelques légers doutes. Il a révélé ses soupçons sur certains détails, ce qui a produit le chaos.

Dans un article publié en novembre, deux sources présumées, largement citées par Relotius, ont été retrouvées par son collègue. Elles disent qu’elles n’avaient jamais rencontré Relotius. Ce dernier a également menti pour une pancarte peinte à la main portant l’inscription « Les Mexicains restent à l’écart... », qui n’existe pas, selon une enquête de vérification.

Claas Relotius tient une statue de verre devant une pancarte pour une cérémonie de remise des prix.

Claas Relotius

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