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Au Madagascar une finale de présidentielle pour 2 candidats à la maturité affermie



Un second tour accolé à l’imaginaire collectif : l’un, des 2 président revenants, attendu à l’arrivée


mercredi 19 décembre 2018
par Azouz Benhocine


L’élection présidentielle au Madagascar, de cette fin d’année 2018, peut être qualifiée de modèle pour le continent africain. Avec plusieurs décennies de péripéties, depuis 1960, année de l’indépendance, jusqu’à la Révolution socialiste ou bien les constitutions instituant la seconde, puis 3ème et même la 4ème République en 2010, cette nation africaine se démène de la pauvreté. C’est aussi l’atmosphère politique et la recomposition institutionnelle continuelle qui accompagne son parcours politique, telle une république en formation et en perspective de modernité...

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Globalement le climat de l’élection présidentielle qui clôture l’année 2018 au Madagascar est inquiétant. Car la férocité, perceptible des deux principales formations politiques, soutenant un non-moindre duo agité de deux personnages prépondérants de la scène politique locale, est inquiétante. Le climat organisationnel de ce vote n’est guère un fleuve tranquille, cependant la population accomplit son devoir citoyen, malgré les clivages et les tensions de la joute.

La croissance économique devait atteindre son apogée en 2018, année d’une élection présidentielle décisive justement pour la continuité de l’essor modeste, mais néanmoins ouvrant de probables meilleures perspectives. Le pays le plus insulaire d’Afrique, dont le territoire est la 5ème grande île au Monde, a amorcé une gouvernance prometteuse et sa stabilité politique est actuellement primordiale pour maintenir le cap.

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Le corps électoral d’un peu moins de 10 millions de votants appelés à s’exprimer, au second tour il faut départager les deux finalistes, deux ex-présidents, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana. Est-ce le maintien du cap qui augure avec le maintien des mêmes acteurs politiques dans une course au circuit qui semble tracé ?

Les deux hommes qui sont dans la course partagent ensemble le passé des deux protagonistes de la crise de 2009. Le bras de fer politique et militaire du passé semble être dépassé, les signaux que le développement intéresse la population et les deux candidats sont poussés de présenter des programmes dans ce sens de l’amplification de la création de richesses et de l’évolution sociétale.

- • Le 7 novembre a eu lieu le premier tour qui s’est soldé par une légère avance d’Andry Rajoelina avec 39,23% des suffrages. Âgé de 44 ans, cet ancien disc-jockey, maire de la capitale Antananarivo en 2007 et propriétaire de la chaine de télévision Viva, fermée en 2009. Ce qui créa la situation de crise pour laquelle l’armée a activé ses pouvoir d’arbitrage.
- • Il est suivi du riche patron d’un groupe laitier, Marc Ravalomanana, 69 ans, avec près de 35,35% des voix. Déjà élu chef de l’État en 2002, il a été contraint à la démission après sept années. La vague de violence menée par les partisans de son adversaire dans cette élection. Lequel a été installé par l’armée, en 2009, pour mener des réformes dont la nouvelle constitution de 2010.
- • Avec 8,82% du suffrage exprimé, le président sortant, Hery Rajaonarimampianina, a été éliminé. Il a été élu en 2013, puisque les deux protagonistes, du second tour actuel, ont été privés de candidature à l’élection, selon l’accord de sortie de crise validé par la communauté internationale. Il a été soutenu, à l’époque, par d’Andry Rajoelina.

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Beaucoup de d’observateurs versés dans l’étude de la situation au Madagascar gardent une forte espérance que ce pays s’en sortira et qu’il est attendu d’un avenir radieux. La sécularisation de la société étant très visible avec une atténuation grandissante des conflits alors les dialogues entre les acteurs politiques sont devenus plus civilisés. Même si la teneur de ces derniers n’est pas réellement une confrontation politique ou idéologique et qu’il s’agit simplement de processus administratifs électoraux.

Cette dernière expérience, d’élection présidentielle, ouvre une nouvelle page et laisse des points de suspension pour aller à un nouveau chapitre. Elle tombe dans un contexte plus apaisé, propice à ce que de nouvelles capacités s’expriment dans la sérénité. Car la choix du peuple doit maintenant être protégé par les institutions qui se sont construites et consolidées depuis ces dernières années. Humblement le peuple malgache aspire à la paix, au progrès, à la solidarité et à la prospérité.


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