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Dégradation de la sécurité dans la capitale de Libye, un piège refermé sur les migrants

Tripoli à la merci des milices, du laxisme à l’incapacité des dirigeants après Kadhafi

 

samedi 1er septembre 2018, par Rebel Kazimir

33 personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées et 127 blessées au cours des combats qui secouent Tripoli, la capitale libyenne. Depuis ces dernières années, les affrontements étaient plus dans la partie est ou orientale du pays, Benghazi et Tobrouk. Mais là, le général Khalifa Haftar semble avoir assis bien moins de belligérance après avoir surtout délogé une bonne partie des islamo-terroristes qui jouissent souvent de la complicité des islamistes locaux. Maintenant les milices entrent en guerre dans la région dite occidentale...

Voir en ligne : Notre dossier Libye

L’insécurité en Libye étale son champ des affrontements à Tripoli et ses alentours. Les milices armées mènent la vie dure à l’ensemble de la population et obstruent les voies de la stabilité. Alors la présence des étrangers, comme les migrants qui comptent atteindre l’Europe, est comme un dangereux piège qui s’est refermé sur des personnes qui n’ont rien à voir avec le conflit.

Les ONG et missions humanitaires tentent de mettre à l’abris ces personnes vulnérables, mais les choses échappent à tous contrôle. De leur côté les pays européens n’ont pas mis des politiques d’asile qui offrent droit et légalité aux dizaines de milliers de déplacés qui stationnent en Libye. Contrairement à ce qu’on laisse croire, les arrivants de pays qui voient leurs citoyens les quitter est encore incessant et pesant dans ce pays du nord-est africain.

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Abdel-Rahman Ghandour, représentant spécial de l’UNICEF en Libye, s’est alarmé du fait que des gosses soient parmi les tués dans les combats en cours dans la capitale libyenne. En effet il signale que deux enfants ont trouvés la mort alors qu’ils étaient chez eux, c’est-à-dire écarté des affrontements armés qui se multiplient depuis quelques jours dans la capitale libyenne et ses banlieues.

Une escalade qui a débuté avec la dernière semaine du mois d’août 2018, mettant de l’incertitude sur le processus suivi par l’ONU. Avec les pays occidentaux, car ceux de la région sont inaudibles et certains jouent au sauvetage des islamistes ou font une ingérence d’influence, Fayez al-Serraj, chef du gouvernement soutenu par les Nations unies basé à Tripoli, a exprimé Jeudi sa préoccupation.

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Il a assigné les factions armées qui sillonnent depuis des années les régions centrale et occidentale de la Libye, pour un cessez-le-feu, mais sa réclamation est lettre-morte. Entre les milices rivales cette détérioration était comme attendue, car les rapports qu’ont ces groupuscules est constamment tendue. Elle augmente les besoins humanitaires et jette un discrédit sur l’institution du gouvernement…

Cette administration a l’air factice et sans autorité. Elle fait semblant, car réellement il n’a aucune prise sur les faits, de gérer la crise déclenchée après la chute de Kadhafi. Puisque ces violences sont localisées aux parages de la capitale, les responsabilités directement concernées sont celles qui paradent sur la scène internationale sans avoir la moindre emprise sur les forces qui se déchirent depuis déjà 7 ans.

Même si on ne le dit pas, les membres du gouvernement libyen actuel qui a la confiance des institutions internationales, dont l’ONU, ont chacun des accointances, à des degrés de minimes à majeurs, avec les milices armées. Ces dernières refusent de se désarmer qui mènent la vie dure à l’ensemble de la population et obstruent les voies de la stabilité.

L’été 2018 n’était pas facile et la situation des violences qui commencé en 2011 se corse. L’électricité manque quotidiennement dans les foyers, les civils sont abattus dans une impunité périlleuse et bien d’autres difficultés se dressent dans une région, jusqu’à cette année acceptant la présence les civils armés et semant leurs lois, où l’aéroport est désormais fermé en ce 1er septembre 2018.

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