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Le 1er poste frontière entre la Mauritanie et l’Algérie a été inauguré le 19 août

Une prestation des institutions qui encourage dans les territoires de la désolation

mardi 21 août 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’Algérie et la Mauritanie viennent d’ouvrir, dimanche 19 août 2018, le premier poste de frontière entre les deux pays, à un point qui devait en principe instaurer un repère sur la ligne de limite physique. dans le but d’accroître les échanges et de faciliter les déplacements. Très peu fréquentée ces espaces désertiques étaient infréquentables. Depuis 4 ou 5 années la végétation a fait son apparition, les éleveurs reviennent et les passagers sont plus présents...

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Dans un communiqué datant du mois de juillet de l’année dernière, d’une manière quasi surprenante et unilatérale, les autorités mauritaniennes ont déclaré le plus vaste territoire, du nord-est, de leur pays comme zone de guerre. Le Tiris Zemmour, la vaste étendue désertique est mitoyenne du Sahara algérien à l’est. Sa particularité du vide s’estompe petit à petit. Et la vie reprend.

Précisant même qu’elle était interdite aux civils, la partie frontalière avec l’Algérie représentant environ le tiers de l’ensemble de la Mauritanie est dépeuplée. Seule la petite ville d’Ain Ben Tili, située tout à fait au nord et collée aux confins des zones contrôlées par le Polisario de la RASD (République Arabe Sahraouie Démocratique), donne un semblant de vie humaine parmi un vide sans reliefs et où les dunes de sable semblent statiques.

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L’aridité fait des conditions difficiles. De même que la géographie inoccupée engendre l’éloignement. La population des minuscules bourgades se compose de quelques dizaines de personnes, battant l’extrême pauvreté avec abnégation et dans la solitude. Au sud un autre lieu, ayant pour nom "Chegga" sert à agglomérer quelques personnes luttant aussi contre l’hostilité de la nature et l’absence d’autres individus...

La pluie est tellement rare au point qu’aucune végétation ne semble résister à l’ensoleillement et la sécheresse. Cependant le remplissage des gueltas (lacs ou fosses d’eau superficielle) est maintenu avec les eaux souterraines et les adductions naturelles des nappes. Quelques 470 kilomètres délimitent l’Algérie et la Mauritanie, alors que la présence humaine est actuellement fréquente que par le passé.

L’année 1973 marque encore les esprits. Trois jours de pluie ininterrompue ont eu pour conséquences d’humecter profondément les sols. Cette pluviométrie était plus au sud, cette fois nord, elle a poussé au nomadisme des éleveurs et troupeaux. Mais le retour à nouveau des températures élevées et de la sécheresse, a entraîné la désolation habituelle.

Ces dernières années, malgré la violence terroriste la vie reprend à petits pas. Les échanges sont plus denses, les habitants des petites localités cherchent à améliorer leur existence. Avec ces signes de vie, les trafiquants de toutes catégories sont devenus quasiment nombreux. D’où la nécessité de contrôler ces flux de personnes et des marchandises s’est imposée d’elle-même.

Le ministre algérien de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, et son homologue mauritanien, Ahmedou Ould Abdallah, ont assisté à la cérémonie d’inauguration au poste-frontière du dimanche 19 août. Les ressortissants de la région attendaient avec impatience l’existence d’institutions comme un poste frontière, qui était dans toutes les bouches.

Cela augmenterait la circulation et renforcerait les rapports sociaux et culturels entre les habitants de cette zone où se rejoignent 4 nationalités : marocaine, sahraouie, mauritanienne et algérienne. Nombreux observateurs voient que ce genre de "poste frontière" améliorent la sécurité, encourage le commerce et favorise la solidarité entre les populations.

Les alizés continentaux traversent des terres émergées et fréquemment arides. Lorsqu’ils soufflent au-dessus de régions désertiques ou semi-désertiques, ces vents ne peuvent qu’entretenir l’aridité de ces régions, comme c’est le cas de l’harmattan, qui contourne la dépression thermique de surface du Sahara en été. Et en toute saison assèche les abords de l’ouest de l’Afrique... (Source Wikipedia)

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