POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Mouwatana en Algérie, inspirée de la citoyenneté sans les marginalisés !



Pourtant les ampoules de justice et de progrès n’ont pas grillé pour obscurcir la logique


jeudi 16 août 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


Protéger l’Algérie des aventuriers qui prennent les armes comme en 1963 ou dernièrement avec l’islamisme. Donner une chance à tous les citoyens, en favorisant les plus intelligents et honnêtes, de continuer l’œuvre historique fondatrice d’une nation moderne et égalitaire. Et partager l’effort de surmonter les complications du projet ardu et original. Telles sont les aspirations d’un peuple dont la priorité de la paix est devenue, entre les mains d’incompétents décideurs, un impôt et un crédit à payer aux despotes...

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Statique depuis 1988, la situation politique en Algérie est la proie des trahisons, des exclusions et d’inexcusables injures envers les militants à la sincérité devenue une dérangeante probité. Les lacunes ne sont pas de moi, mais de l’autre, tel est le discours commun. Or la volonté de brimer s’était distinguée avec le clanisme et le régionalisme, enseigné contre la vaillance.

Inextricable persistance du terrorisme, pour un pays qui, le premier, a rapatrié d’Afghanistan ces islamistes pour flinguer les élites. Et le maintien au pouvoir des usurpateurs du symbole "FLN" depuis que la couverture de la souveraineté nationale, une aubaine aux détrousseurs de la rente. Ont produit la gabegie ruineuse qui accompagne la félonie partagée entre faux dévots masqués de piété et autres difformes patriotes, d’illustres frustrés !

Les replis de l’alternance démocratique, en Algérie, ont pour raison (but et cause) l’exclusion qui se dresse contre souvent les plus dévoués, les moins complaisants avec la médiocrité et surtout envers ceux que l’exil a consolidé leurs aptitudes de braver les difficultés. Mais que fait-on de mieux pour déclencher une autre combinaison de magnanimes résolutions ?

Littéralement « Mouwatana » vaut citoyenneté. C’est un nouveau cadre de travail politique qui tente de dégager un projet dont le paysage des actions militantes en Algérie en est en extrême déficit. Cette alliance en liaison épistémologique (ou ombilicale) avec le mouvement Barakat qui s’est exprimé lors des préparatifs du 4ème mandat. La vacation appropriée encore une fois, sans même parler ou bouger, par Bouteflika.

Il y a 4 ans, la contestation a été malaisément asphyxiée. L’atmosphère du « printemps arabe » franchissant les républiques que les monarchies, faisait prédisposition au changement en Algérie. Malgré le mutisme de la classe politique, considérée « opposition », Barakat a frappé fort dans les esprits, avec sa ponctualité limitée à la 4ème mi-temps. Rétractés, tels des mollusques offusqués, les politiciens en faillite, observèrent l’initiative de jeunes militants qui ont mis en conformité les actes et les paroles. Comme avec des monuments inertes, le raïs rempila sa 4ème fois...

La gêne que le mouvement Barakat a suscité en 2014, a, en 1er envers sa cible, d’emblée persifflé les décideurs. Mais aussi intrigué les organisations partisanes, dont l’antériorité les rendait incompatibles avec l’urgence de la tâche. D’ailleurs elles sont encore au creux de leur déchéance. La diversité de la composante de cette équipe a montré une densité refoulant les carriéristes, qui souvent collaboraient en toutes opportunités y compris les malheureuses.

Nonobstant la dénonciation de l’accaparement de la présidence a effacé toute autre efficience. Et aucun calcul n’existait en substitution du grief tout désigné, le détournement du pouvoir dès le 3ème mandat. « Mouwatana » n’est surtout pas du goût de certains pillards qui sévissent toujours sur l’opinion générale. Qui, elle, est tentée de subir un 5ème mandat. Ce qui cosmétiquerait un paravent au déferlement de l’islamisme impondérable.

Mouwatana n’est pas ancré(e) dans le pays profond et encore moins aucuns des appareils ne s’identifient à la sincérité d’éviter la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à une réélection pour un cinquième mandat. La police a péniblement, non pas par l’ampleur mais de l’acte politique formulé, dispersé la 1ère manifestation des membres de "Mouwatana" sur une place de la capitale Alger.

L’élection présidentielle 2019 commence déjà, dans le climat morose car trop pacifique pour être sûr. Âgé de 81 ans, complètement muet pour l’attente de la jeunesse avide d’entendre la parole du 1er dirigeant et immobilisé sur un fauteuil roulant, le prétendant au maintien n’est-il pas finalement qu’un patriote épuisé ? C’est aussi un pylône qui choque pour son abus de flatter des électeurs livrés à la menace de criminels et à la prédation de populistes qui n’ont jamais gagné correctement une victoire !

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invité à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

Répondre à cet article