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Une ère semée d’embûches aux médias libres, les vieux trusts ne cèdent rien !

Les nouvelles voix de la presse en ligne dérangent les souffles qui orientent tous les sens...

mercredi 11 juillet 2018
par N.E. Tatem


Une alerte lancée, par nombreux médias alternatifs outre-atlantique, présume que la vague de censure dans les médias sociaux, l’étranglement organique du trafic sur Google et l’attaque de Facebook, contre les supports informatifs indépendants, soucieux de la liberté, va déferler sur le Monde. Tout projet de pensée libre est lentement snobé par les géants qui assurent la diffusion en ligne. Ces intimidations désignent des articles entièrement factuels comme contenant de « faux » faits d’actualité. Le trafic organique des sites Web s’étrangle de tous les côtés. Cette limitation est couplée à la désactivation de la publicité...

Au début c’était une complémentarité, qu’on percevait de l’avènement des médias alternatifs, nés avec l’usage étendu d’Internet. Dans le sens de traduire des informations secondaires, voire régionales ou plus précisément locales, que les gros organes de presse feignent de ne pas leur consacrer de l’espace. Finalement, d’une manière spectaculaire, une nouvelle dramaturgie de l’actualité a été perçue. Il faut réduite au silence ces nouveaux supports et maintenir le statu quo !

Dernièrement est apparu un autre paradigme pour les médias : comment empêcher la diffusion des divers types de « mauvaises informations » en ligne ? Mais encore une fois l’accaparement des budgets publics et la manne de la publicité deviennent les moyens, uniques et irremplaçables, que les grands trusts de presse veulent confisquer. Aux dernières nouvelles, même les encarts publicitaires aléatoirement cliqués, pour de modiques revenus, sont contestés à la presse alternative activant modestement en ligne. En réalité, l’inspiration de ses sujets dérange…

Comment bien décrire les atrocités qui mettent la communauté noire aux Etats-Unis en impuissantes victimes de la police ? Quels sont les outils qui peuvent couvrir convenablement les crimes de guerre de l’armée de l’occupation en Palestine, Tsahal, quand la propagande désigne la résistance même désarmée en terrorisme ? Les sujets sur la Russie et la Chine ou même Cuba, qui sont d’anciennes recette-clés de la guerre froide, parviennent aux publics, filtrés par les officines qui financent directement leurs colporteurs. Et quand ces derniers ne sont pas directement les propriétés de centres idéologiques conservant les vieux réflexes.

Les vecteurs qui orientaient les lignes éditoriales vieillissantes, consacraient la médiocrité, la manipulation et la stagnation. Sur des positions acquises que le monde changeant confirmait leur déchéance, l’irrésistible pouvoir. Les monopoles qui conduisaient les opinions orchestraient aussi les grands faits politiques ! De nouvelles voix, souvent celles qui étaient exclues des rouages anciens, prirent les sentiers de la vérité en recueillant, de plus près des sources, des paroles qui étaient éliminées par des professionnels réunis dans des positions de rente.

La bataille n’est pas encore gagnée pour les médias corporatistes et traditionnels, quand ils attribuent les « Fak-News » aux nouveaux titres principalement digitaux. Un média alternatif n’est pas venu pour faire de l’information inexistante, mais pour bien sûr pour relayer ce qui désintéresse les lourds appareils ou bien même quand ils couvrent certaines situations, ils les présentent selon l’orientation du vieil monde tombé en désuétude.

Souvent budgétisés par le denier public, nombreux médias se détournent de rapporter des cas qui ne répondent à leurs normes, lignes éditoriales et orientation politique. Quand pendant les derniers années 80, la CIA a décidé de briser tous les organes de presse qui se disaient de gauche, ce sont les journalistes qui se revendiquaient socialistes qui d’abord ont été écartés, mis au placard, licenciés de leur travail ou bien leurs gagne-pains carrément détruits.

Quand le problème des « fausses nouvelles » est arrivé comme préoccupation de tous les journalistes honnêtes avec leur métier et loyaux aux sociétés qu’ils servent, il était question de les identifier en tant que telles. Des sites de vérification ont été lancés, mais ils s’avèrent éphémères du fait qu’ils n’ont eu un volume appréciable de matière à traiter. Car il s’agissait de l’interprétation des informations de sources reconnues et la manière de commenter (ou analyser) l’actualité.

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