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Les données font un cinglant démenti à la politique anti-migrants de Trump

Américains aux générations invasives et exterminatrices des autochtones refusent la migration

lundi 25 juin 2018
par Azouz Benhocine


Lors d’un événement Donald Trump a rameuté des familles dont les proches ont été tués par des immigrants non autorisés. Le locataire de la Maison Blanche prétend que les clandestins commettent plus de crimes que les citoyens. Les statistiques montrent que les taux d’incarcération des immigrants légaux et illégaux à travers les Etats-Unis sont bien inférieurs à ceux des Américains d’origine. De quoi penser au voleur, réfutant le seul témoignage du juge, qui avoir plus de 100 témoins qui n’ont rien vu. Car toutes les études montrent que les auteurs de la délinquance sont les locaux.

De nouvelles données ont été diffusées par les gouverneurs et les maires démocrates des Etats-Unis pour démentir la politique arrogante de Donald Trump à l’égard des migrants. Dans un article du New York Times, sur le maire de Brownsville au Texas, Tony Martinez, a utilisé des données récentes et même celles qui portent sur les deux dernière décennies pour tenir à faux le tapage médiatique actuel en occident.

Cet élu démocrate, dans un état connu par le conservatisme, le Texas, où sont nombreux les élus républicains, dénonce le climat présent. Il réplique à Trump qui a cité Brownsville, la semaine dernière, pour justifier la séparation des familles. Il dénonce qu’il n’est en fait pas de crise du tout. Sans cesse des alarmes sur le nombre de migrants qui transitent ou s’installent dans la région, mais il y a des preuves, dans les données fédérales et sur le terrain.

Dans des endroits comme Brownsville, cité dans les communiqués de presse la semaine dernière, Trump a, à plusieurs reprises, parlé de « crise » et de « désordre » sur l’immigration clandestine à la frontière sud-ouest. " Nous devons faire quelque chose à propos de l’immigration dans ce pay s", a déclaré Trump lors d’une réunion du Cabinet jeudi 21 juin. " Pendant 50 ans, et bien avant, c’était un désastre. Et au cours des 25 dernières années, ça a empiré . "

Or ce qui tenait à cœur le maire, justement ce sont les chiffres officiels sur la situation. Les fausses informations sont monnaies courantes. Les passages non autorisés par la frontière des USA avec le Mexique ont fortement diminué au cours des deux dernières décennies, selon les données du gouvernement. Telle est la vérité, mais pas celle des déplacements massifs ! La réalité est que l’émergence économique des pays du sud existe bien, notamment en Amérique Latine...

Entre les années 1980 et le milieu des années 2000, le gouvernement a déclaré chaque année appréhender environ 1 million à 1,6 million de personnes qui tentaient illégalement de traverser la frontière sud-ouest. Ce nombre a été divisé par deux ces dernières années. Mais il y a des pics ponctuels qui surgissent de temps à autre. Même avec des chiffres officiels les discours demeurent plus xénophobes que jamais.

C’est le cas de l’évolution est visible avec le mois dernier. Cependant, une nette hausse des passages en mars dernier avec 37 393 personnes appréhendées. Une augmenté de 203% par rapport à la même période en mars 2017, bien que ce nombre soit inférieur à celui de 2013 et 2014.

Les transgressions frontalières illégalement ont atteint en moyenne 81 588 personnes sous toute la présidence de George W. Bush, c’est-à-dire une moyenne lors des deux mandats. Elles sont tombées à plus de 34 647 sous le président Barack Obama, aussi un indicateur pour l’ensemble de son règne. Et elles s’établissent à 24 241 depuis que Trump gouverne.

Actuellement des études fortement erronées de groupes anti-immigration, auxquelles se référent souvent Donald Trump, affichent que le coût de l’immigration est de 116 milliards de dollars par an. Or c’est le contraire qui est juste. Toutes les recherches prouvent que l’impact économique net de l’immigration est positif.

En matière de délinquance le maire de Browsville a donné des précisions édifiantes. Il y a eu six homicides à Brownsville en 2017, comparativement à quatre en 2016. Les agressions aggravées étaient de 259 en 2017, comparativement à 264 en 2016 et à 292 en 2015. Le vol qualifié était de 133 en 2017, comparativement à 130 en 2016 mais en baisse de 154 en 2015. Croire que la population d’immigrants non autorisés de la ville commettaient ces crimes, Rodriguez a déclaré qu’il n’est certainement pas le cas.

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