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Offensive de persécutions des chrétiens en Algérie dans le silence du Ramadan

Pour ne pas se détourner de l’islam, fermer les églises est l’arbitraire approuvé par tous.

mardi 5 juin 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


Il est vraiment difficile de publier des articles de ce genre parce qu’ils sont perçus comme semant la discorde. La voix dominante du pouvoir persécute et, avec le silence des musulmans, arrive à laisser croire qu’elle est gratuitement dénigrée. Nous avons déjà diffusé un article intitulé « En dehors de l’islam et de la langue arabe ». Où nous avons cité l’exclusion parmi les méthodes qui mettent à mal une partie de la population, pour provoquer les exils des élites.

Dans une indifférence totale notamment de la presse, les autorités algériennes ont fermé deux autres églises protestantes, histoire d’augmenter la pression exercée sur la minorité chrétienne du pays. Le silence est difficile à déchirer, sans se faire qualifier de "complotiste". Cette information date de fin mai 2018 et c’est dans la 3ème semaine du mois que l’arbitraire autoritaire a frappé les 2 lieux de culte pour les fermer.

- Notre article cité en haut dans l’introduction de cet article : Algérie : En dehors de l’islam et la langue arabe…
3 juin 2012
Les 2 églises protestantes fermées mai 2018 en Kabylie
Ait-Mellikeche à Tazmalt Maatkas à Tizi-Ouzou

La première église se trouve à Ait-Mellikeche, daïra (sous-préfecture) de Tazmalt, dans la wilaya de Bejaïa situé à quelques 200 km à l’est d’Alger, la capitale du pays. Cette église a été ouverte en 2005 et plus de 200 pratiquants assistent à son service hebdomadaire. Elle est affiliée à l’organisation faîtière des Eglises Protestantes d’Algérie (EPA), depuis 2007.

L’autre église qui doit être fermée lors du premier week-end de juin. Elle se trouve dans la ville de Maatkas située à 20 km de la ville principale de Tizi-Ouzou. Cette dernière, capitale de la Kabylie est éloignée de 100 km vers l’est d’Alger. Encore une fois, l’ordre venait du Wali (préfet), cette fois aussi comme pour le précédent cas de B’gayeth (Béjaïa), de Tizi-Ouzou. Ici, selon plusieurs sources concordantes environ 60 personnes assistent à la messe de la semaine.

Le 3 mai dernier, le tribunal de Dar-El-Beida, commune à l’est d’Alger, a annulé la peine d’emprisonnement à 6 mois de Mr. Idir Hamdad. Cet Algérien âgé de 29 ans s’est converti au christianisme en 2002. La juridiction a maintenu l’amende 20 000 DA (environ 180 $) pour "importation de biens non autorisés", d’une seule Bible et d’autres objets personnels assimilés à une religion qui n’est pas l’islam. Sa condamnation par contumace date du 28 septembre 2017, il en a pris connaissance que 5 mois plus tard.

A propos des religions, la catastrophique prépondérance de l’islam sur les autres croyances est plus idéologique. Elle est plus répressive que régulatrice de l’équilibre social ou de la paix au sein de la communauté nationale. La « désislamisation » est devenue une option alors que les haines, fomentées par les dirigeants et certains opposants, se déchaînaient.

Quand on se pose la question de : pourquoi tant de frayeur pour les affaires privées comme la croyance religieuse individuelle ? La réponse est aussi simple qu’elle coule de source : l’islam est hégémonique. Après avoir été pris, dans ce pays d’Afrique du nord avec une horrible hécatombe et des plus cruelles de l’histoire contemporaine de l’humanité avec 200 000 victimes, par des violences.

En septembre 2006, l’Algérie a adopté une loi intitulée «  Conditions et règles pour l’exercice du culte religieux autre que l’islam ». En réalité cette législation criminalise les libertés de croyance. Chose déjà incontrôlable, puisque lorsqu’on adopte une religion ou une conviction du genre confessionnel, c’est l’exercice de la liberté de conscience. Mais manifester sa religion devient ostentatoire et le cas du prosélytisme ne pacifie en rien la société.

Puis en mai 2007, deux décrets présidentiels, coup sur coup, ont été promulgués, afin d’établir les commissions gouvernementales chargées de suivre sur un dispositif qui veille à l’application de cette loi. Or c’est depuis cette date que se déclenchèrent les emprisonnements ou d’autres persécutions notamment à l’égard des chrétiens qui ne sont qu’à moins de 1% de la population.

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