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Forte pression aux frontières d’Algérie et le choc pour esclavage de migrants...

Une information qui choque les Algériens les plus solidaires avec les étrangers fuyant la misère

 

vendredi 1er juin 2018, par Damien Djamel Bouch’Raf

C’est en tentant de dénoncer le népotisme des castes qui sucent la rente algérienne que les démentis sont fourbes devant les évidences. Surtout en essayant d’expliquer, le régime de Bouteflika venu d’un sérail qui s’alimente de régionalisme, que les informations négatives, mais néanmoins véridiques, sont diffusées en Algérie. Mais cette fois une vraie fausse actualité plafonne dans le mensonge, pour atteinte à la dignité collective et frapper au plus cher des orgueils d’un peuple perçu par ses élites, sa mémoire et ses originalités.

Il y a quelques semaines, l’ONU a exprimé sa préoccupations aux refoulements massifs d’Algérie, de populations déplacées du Sahel et de certains pays africains. Malgré que le plus vaste pays du monde arabe et d’Afrique n’est guère un espace de transit aux émigrants se dirigeant vers l’Europe, cela n’empêche pas qu’il soit aussi exposé à l’arrivée en nombre de personnes venant principalement des pays situés à son sud.

- Dans cet article, Populi-Scoop cite le cas de 105 terroristes d’Ansar Edine refoulés au Mali. Fak-News et manipulations, offenses poignardant le cœur de l’Algérie inquiète
26 mai 2018

Les autorités algériennes, et à leur tête l’armée, refusent de donner des signes d’appel ou de laxisme à l’égard des migrants qui fuient, pour certains l’insécurité des conflits et pour d’autres la misère économique. Les Algériens dans leur ensemble montrent avec bravoure et abnégation de la compassion envers la détresse de personnes démunies et quêtant la paix et une existence décente.

Mais le dernier choc ressenti comme la pire offense encaissée par leur fierté, est tombée pour effacer quelques illusions. L’accusation, distillée par un organe sénégalais et l’éminente agence de presse Reuters, rapporte que les migrants présents en Algérie subissent l’esclavage. Le coup est non seulement gratuit mais aussi cherche la portée de nuisance. Lire Reuters ICI.

Heureusement le contenu de l’article que Reuters a diffusé de Dakar au nom de la « Fondation Thomson Reuters » précise dès ses premiers paragraphes : «  ...plusieurs experts ont émis des doutes sur les allégations selon lesquelles de tels abus seraient répandus dans ce pays d’Afrique du Nord.  » En effet s’il peut exister un « Fak-News » comme les produit habituellement certains journalistes marocains, c’est bien celui-là.

En réalité avec le Sénégal ou bien la Côte-d’Ivoire, parmi les nations africaines sont en complexe de discorde en matière de mémoire coloniale. Cette dernière est ressuscitée avec la présence des contingents de Sénégalais ou bien les positions quasi établie de Léopold Sédar Senghor et de Felix Houphouët-Boigny. Ces deux poids-lourds de la "Françafrica" justifiaient l’occupation française.

Tous deux ayant occupé des postes gouvernementaux se distinguaient par des accointances avec les barbouzes qui, avec main néocoloniale, organisaient les coup-d’états. Le premier était même qualifié du président de la dépendance. Le second tenait ces propos : «  Le carré France, croyez-nous, nous ne voulons pas le quitter. Nous y avons grandi et il y fait bon vivre.  » Discours du 29 janvier 1957, alors ministre de la métropole, ce qui lui valait d’être qualifié de partisan du néocolonialisme français en Afrique par ses détracteurs.

Selon les deux médias, des témoignages détaillés sur le travail forcé et l’esclavage ont été recueillis par une organisation caritative internationale et une association locale à Agadez, principal centre de transit des migrants au Niger. Ils ont interrogé deux des victimes par téléphone, dont l’un a précisé : «  La première fois, ils m’ont vendu 100 000 francs CFA (170 dollars)  », a déclaré Ousmane Bah, un Guinéen de 21 ans qui a déclaré avoir été vendu deux fois en Algérie par des ravisseurs inconnus et avoir travaillé dans la construction.

Le second témoin est un certain Abdoulaye Maizoumbou un coordinateur de projet pour l’organisme charité mondiale Catholic Relief Services. Son récit est plus déroutant pour abus similaires à ceux vécus en Libye. Sur une trentaine de migrants qu’il a rencontrés et qui ont été expulsés d’Algérie, une vingtaine ont déclaré avoir été réduits en esclavage. Le nombre est invérifiable, voire gonflé pour des échappés et cherchant à faire valoir l’esprit de victime.

Dans la plupart des cas, dans le sud du pays et autour de la ville de Tamanrasset que les migrants ont déclaré avoir été vendus, peu après leur entrée dans le pays. Mais ils rajoutent la convaincante précision que souvent les passeurs de leur propre nationalité, qui les échangent sans avancer au bénéfice de qui ? Certains ont dit qu’ils avaient été torturés, afin de faire chantage à leurs parents pour qu’ils paient les ravisseurs. Mais même quand l’argent arrive, ils sont contraints de travailler sans salaire ou vendus.

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