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L’Arabie Saoudite opte pour l’écartement des opérateurs économiques d’Allemagne

Des relations qui se sont brisés dès la compréhension du source du terrorisme

 

dimanche 27 mai 2018, par Hugo Mastréo

La crise de relations tendues entre l’Allemagne et l’Arabie Saoudite date de la crise libanaise. Quand Rafik Hariri a été retenu au royaume saoudien et a procédé, sans transparence que la pression éculée des jeunes princes, de désigner le Hizbollah comme un danger au pays du cèdre. Depuis, selon l’agence Reuters, l’exclusion des entreprises allemandes des juteux appels d’offres gouvernementaux a été mise en place.

Selon l’agence Reuters qui, dans une dépêche du vendredi, cite le magazine allemand comme principale source, cet écartement revient à un ordre direct #MBS (Mohammad Bin Selman), l’héritier le plus en vue pour succéder au vieillissant roi actuel, son père. Mais depuis bien des mois circulaient d’une manière informelle ces décisions qui congédient les opérateurs économique allemands des contrats saoudiens.

Selon des sources saoudiennes dont des personnalités questionnées via les réseaux sociaux du Web, en effet les contrôles sont plus regardants afin d’arrêter les échanges avec l’Allemagne. Déjà les prochaines soumissions allemandes pour la fourniture de produits pharmaceutiques et médicaux, seront rejetées. Les contrats de pour 600 autobus de Mercedes-Benz Citaro pou l’opérateur de bus saoudien SAPTCO, malgré sa signature est menacé de résiliation.

Dès le mois de mars, les agences gouvernementales saoudiennes avaient reçu l’ordre de ne pas renouveler certains contrats, non essentiels avec des entreprises allemandes, d’après Bloomberg News. Citait des sources précises qui ont affirmé que les opérations de Deutsche Bank, dans le royaume, n’étaient pas assurées. Le retrait de la mission d’introduire en bourse la « Saudi Aramco » considérée être la plus grande vente d’actions, était déjà bloquée.

Les sociétés allemandes restent dubitatives quant à leur élimination du marché saoudien. Elles ne croient au reportage de Der Spiegel. Les affaires de nombreuses d’entre elles continuent et très peu manifestent de l’inquiétude. Des journalistes ont vérifié auprès de Siemens, Bayer et Boehringer qui ont bien affirmé que leurs activités continuent normalement.

Comparativement à d’autres partenaires économiques occidentaux de l’Arabie Saoudite, c’est bien moins de 10 milliards de dollars par an que sont les achats saoudiens. Selon le bureau des statistiques allemand, le volume du commercial a été en 2017 pour les exportations de 6,6 milliards d’euros (7,7 milliards de dollars), alors qu’elles étaient à presque 12,5 milliards de dollars en 2013. Alors 418 millions de dollars sont les exportations saoudiennes, lors de la même année.

Ce qui reste certainement important, mais la régression était entamée depuis bien quelques années. C’est depuis les explications récentes sur le terrorisme islamiste et les agissements de l’Arabie Saoudite, dans les mosquées allemandes sur lesquelles nous avons publié un article en 2016, lire ICI, que les relations ont commencé à se raidir. Pas assez d’achats en Allemagne pour les capacités de ce royaume, même si la qualité des produits fournis ne fait aucun doute.

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