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Levée de la limitation à 2 mandats présidentiels, en Chine, brocardée par la critique

Xi Jinping, fils de dignitaire du PC, traque de la corruption et captive l’orientation du parti

mercredi 7 mars 2018
par Rebel Kazimir


Où qu’ils peuvent être, les communistes conséquents avec leur projet de société se demandent, encore une fois, si la levée de la limitation des mandats présidentiels (et du vice-président) en Chine est opportune à l’adhésion populaire et sert-elle l’exemplarité dans le Monde ? Les membres de l’assemblée nationale demeurent soumis deux mandatures d’une durée de 10 années, selon l’article 60, d’où une incohérence. D’emblée Xi Jinping, à la tête du pays depuis 2013, semble être vénéré, comme ses prédécesseurs Mao Zedong et Deng Xiaoping qui gardent un prestige au sein de la population...

Hymne national chinois : La Marche des Volontaires.

En Chine, une révision partielle de la constitution, de non-moindre importance, a touché plusieurs rubriques ou normes de la 1ère législation. Le point qui semble intéresser les démocrates épris d’alternance, et en ricochets les espérances de rayonnement des pratiques politiques se revendiquant de gauche, est celui qui a instaure le retrait des deux mandats présidentiels, quasiment réservé au 1er secrétaire du parti. Lire ICI sur Xinhuanet les points essentiels des amendements...

«  La durée du mandat du président et du vice-président de la République populaire de Chine est identique à celle de l’Assemblée populaire nationale  », tel est l’énoncé fait de l’abolition de 2 mandats au Président. Originellement, il était ainsi : «  La durée du mandat du président et du vice-président de la République populaire de Chine est identique à celle de l’Assemblée populaire nationale (APN), et ils sont rééligibles, mais pour un second mandat seulement  ». Ce changement s’est grand remoud aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger.

En effet la critique est inévitable, tant à l’intérieur de la Chine que parmi les communistes du Monde. Souvent elle est, d’une manière expéditive, jugée malveillante. Mais chez les observateurs qui s’agacent, ou s’attristent avec virulence, d’une telle démarche improvisée par les décideurs chinois, on se résigne au dogme de vouloir "ne pas se conformer" aux démocraties occidentales. Comme si ces dernières dicteraient leurs règles.

La polémique existe et se refuse de considérer que le modèle des pays développés par le capitalisme et civilisés depuis la renaissance européenne, est le meilleur. Le multipartisme qui engendre les échéances de changements des responsables, selon les choix directs du peuple via des votes, ou bien le pluralisme médiatique, ne sont pas considérés comme moyens optimaux et synergiques de gestion politique des nations. Et le communisme refuse le système préétabli qui le précède et aspire à la démanteler.

Une évaluation judicieuse de la liberté d’expression que la population chinoise ne se trouve gênée en délégant la gestion des affaires du pays au parti communiste, n’a pas été clairement fournie par les tenants de la démocratie occidentale. Même les listes d’opposants semblent ne pas exister. Alors que ceux qui disent que la Chine est intouchable n’expliquent guère si c’est avec sa puissance ou bien l’inexistence de persécutions au sein de plus d’un milliard d’habitants.

Cependant cela ne justifie en rien qu’une présidence à vie advienne, telle une perturbation de la trajectoire du pays de la grande muraille, dont la conformité aux us idéologiques à été entamée et terminée avec l’essor économique libéral. Ce retrait d’une restriction significative de l’occupation de la haute autorité fait débat, sans agiter d’autres sphères contingentes, à l’origine de questionnements qui n’ont pas de réponses.

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