POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Les expériences de mobilisation citoyenne en France, l’environnement accuse la logique actuelle.

Après la ZAD de NDDL, où peut se reproduire la mobilisation la plus juste ?

samedi 3 février 2018
par jaco


Est-ce l’effet de la cop-21, tenue à Paris en 2015, ou la présence de Nicolas Hulot au sein du 1er gouvernement Macron, l’annulation du projet d’aéroport dr Notre Dame Des Landes ? Pour la concession faite au "Zadistes", c’est un cas qui risque de faire école. Les questions environnementales vont-elles être plus prioritaires que jamais l’ont été pour la présidence Macron, d’autant qu’il ne cesse de vanter la convention parisienne de 2015 ?

A deux reprises la sauvegarde du patrimoine foncier agricole à eu, en France, ses victoires. Le premier cas fut moins opportunément le point de départ. Puis chose vraiment inattendue est la souplesse dont a fait montre l’inamovible Macron qui tient d’une main décidée les affaires du pays qu’il dirige. L’épilogue de la ZAD de Notre Dame Des Landes, cligne favorablement pour la gauche qui a été des plus insoumises...

Après le Larzac dont l’extension d’un camp militaire à été abonnée en 1981, la ZAD (Zone à Défendre) de Notre Dame des Landes, en 2018, n’a pas cédé au projet d’un nouvel aéroport. Ce qui fait de ces événements des défiances historiques pour les décideurs aveuglés par la volonté d’équipement, très souvent au gigantisme matériellement nuisible à aux territoires.

La dernière décision du gouvernement Macron à surpris plus d’un. Des centaines, voire des milliers d’hectares, de 24000 pour le premier et 1600 ha pour le second, ont été sauvés grâce à la mobilisation populaire. Il y a encore une bonne dizaine de cas où les citoyens s’opposent à des initiatives publiques, en les ralentissant ou en suspendant leur réalisation.

La veille de l’écartement de l’ouverture d’un chantier pour un aéroport à Notre Dame des Landes, en lui substituant l’extension de celui de Rennes, au niveau européen la pêche électrique, à laquelle les hollandais s’adonnaient, à été bannie. À la sauvegarde de terres agricoles s’est rajoutée l’arraisonnement de pratiques de prélèvement de richesses maritimes, d’une manière électrique nuisible à l’environnement.

L’un des autres projets où l’expérimentation, la nécessité et l’urgence s’apparentent à la solution économique et scientifique idoine, est celui l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (l’ANDRA). Elle crée une controversée "poubelle nucléaire", ou plus communément un « centre de stockage industriel géologique » (CIGEO), dite de Bure, située à la frontière de la Meuse et de la Haute Marne. Mais contestée devant les tribunaux ou par les pétitions et manifestations, entre autres actions, ce qui n’empêche pas sa réalisation.

Son cas explique qu’on ne peut guère arrêter des situations dont l’inéluctable avancée surmonte la demande des population, voire publique, en énergie ou en aliments. Les déchets dangereux qu’il faut cacher pour les protéger des incidents, sont, dans un stockage en lieu dont la fiabilité reste à démontrer. Alors que climat d’opposition ne cède pas. Datant des années 2000, "cigeo" est opérationnelle avec le statut de laboratoire d’enfouissement, à 500 mètres de profondeur, produits nucléaires.

La mobilisation et les actions en justice n’ont jamais cessé, à propos de divers programmes publics, bien des dizaines selon la presse hexagonale, où l’Etat prône du développement apportant du bienfait aux administrés. Ces autres projets sont scrutés non pas pour l’intérêt qu’ils suscitent, mais pour leur impact sur la nature ou bien leur déformation des régions qui ne prennent aucun bénéfice de ces actions vantant les résultats économiques...

Répondre à cet article